
L'argile gonfle l'hiver, se rétracte l'été. Sous une maison, ce mouvement fissure les murs. C'est le retrait-gonflement des argiles (RGA), un phénomène qui concerne une maison sur deux en France. Voici les règles, les bons gestes et les outils pour construire, protéger et réparer.
Sommaire
- Comment l'argile fait bouger une maison
- La carte RGA 2026 et ce qu'elle change
- Construire en zone argileuse
- Protéger une maison déjà bâtie
- Reconnaître une fissure due à la sécheresse
- Réparer une maison fissurée
- L'indemnisation catastrophe naturelle
- Le fonds de prévention argile
- 3 cas pratiques
- Outils et guides officiels gratuits
- Questions fréquentes
Comment l'argile fait bouger une maison
L'argile est un sol vivant qui change de volume selon son humidité. Trois temps se succèdent.
- Été sec : l'eau s'évapore, les feuillets d'argile se rapprochent, le sol se rétracte de plusieurs centimètres.
- Pluies d'automne : l'eau revient, les feuillets s'écartent, le sol gonfle.
- Sous une maison : ce mouvement n'est jamais uniforme. Un côté bouge plus que l'autre, les fondations travaillent en torsion, les murs cassent.
Le portail Géorisques répertorie la France entière selon trois niveaux d'exposition : faible, moyen ou fort.
Les argiles qui posent problème
Toutes les argiles ne réagissent pas de la même façon. Trois familles principales se rencontrent dans le sous-sol français.
| Famille d'argile | Comportement au gonflement | Zones géographiques fréquentes |
|---|---|---|
| Smectites | Élevé (montmorillonite très active) | Bassin parisien, Sud-Ouest, plaine de Reims |
| Illites | Modéré | Vallée du Rhône, Centre, Bretagne intérieure |
| Kaolinites | Faible | Massif central, Vosges, certaines zones bretonnes |
Deux indicateurs clés sortent du rapport géotechnique pour classer le risque :
- Valeur de bleu de méthylène (VBS) : mesure la quantité d'argile active dans le sol.
- Limites d'Atterberg : indiquent la plasticité de l'argile et sa capacité de gonflement.
Pourquoi les fissures apparaissent surtout sur les maisons individuelles
Une maison individuelle posée sur fondations superficielles (semelles filantes à 0,40 ou 0,50 m de profondeur dans les constructions des années 70-90) est directement assise sur l'argile vivante. Trois facteurs aggravants se cumulent souvent.
- L'humidité varie d'un point à l'autre du bâtiment : un arbre à gauche, du soleil à droite, une terrasse imperméable devant, une pelouse derrière.
- Une fuite invisible sur une canalisation d'eau usagée lessive le sol localement et accélère le tassement.
- La maison est légère, donc le sol bouge plus que sous un immeuble dont les fondations sont plus profondes ou sur pieux.
Les bâtiments tertiaires ou collectifs subissent moins ce phénomène car ils reposent généralement sur des pieux ou des radiers ancrés sous la zone d'argile active.
La carte RGA 2026 et ce qu'elle change
Le BRGM, opérateur public, établit la carte nationale d'exposition au RGA à partir des données géologiques. La dernière évolution de la carte nationale a été actée par arrêté du 9 janvier 2026 publié au Journal officiel le 31 janvier 2026, et s'applique aux contrats signés à partir du 1er juillet 2026.
Trois niveaux d'aléa
| Niveau d'aléa | Ce que cela signifie | Obligations loi ÉLAN |
|---|---|---|
| Faible | Présence d'argile dispersée, faible probabilité de retrait | Aucune obligation spécifique |
| Moyen | Argile présente, retrait observé en période sèche | G1 PGC vendeur + G2 ou techniques forfaitaires |
| Fort | Argile dominante, retrait marqué, sinistres récurrents | G1 PGC + G2 ou techniques renforcées |
Ce que change l'arrêté du 9 janvier 2026
Le nouveau zonage étend la couverture des zones argileuses sensibles. Ce qui change concrètement.
| Indicateur | Carte 2020 | Carte 2026 |
|---|---|---|
| Territoire en aléa moyen ou fort | 48 % | 55 % |
| Maisons individuelles exposées | 10,4 millions | 12,1 millions |
| Date d'application | 1er janvier 2020 | 1er juillet 2026 |
Piège à éviter
Une parcelle classée en zone faible sur la carte 2020 peut basculer en zone moyenne avec la carte 2026. Avant toute promesse de vente ou contrat de construction signé à partir du 1er juillet 2026, vérifier le nouveau zonage sur Géorisques. Le notaire engage sa responsabilité sur l'information donnée à l'acquéreur.
Vérifier l'exposition d'une adresse
Deux outils gouvernementaux gratuits permettent la vérification.
- Géorisques donne le niveau d'aléa parcelle par parcelle après saisie de l'adresse. Il génère aussi l'État des Risques et Pollutions (ERP) à joindre à la promesse de vente.
- InfoTerre du BRGM permet de superposer la cartographie RGA avec les formations géologiques pour comprendre la nature de l'argile.
Construire en zone argileuse
La loi ÉLAN du 23 novembre 2018 (Évolution du Logement, de l'Aménagement et du Numérique) et ses textes d'application encadrent strictement la construction en zone d'aléa moyen ou fort. Les obligations sont définies aux articles L.132-4 à L.132-9 du Code de la construction et de l'habitation (CCH).
- Article L.132-5 : obligation du vendeur du terrain. Il doit fournir une étude géotechnique préalable de type G1 PGC (Principes Généraux de Construction), document de repérage de l'aléa et de préconisations générales.
- Article L.132-6 : obligation du maître d'ouvrage. Faire réaliser une étude géotechnique de conception de type G2 (qui dimensionne les fondations) ou suivre les techniques particulières forfaitaires de l'arrêté du 22 juillet 2020.
- Article L.132-7 : obligation du constructeur. Respecter les recommandations de l'étude géotechnique ou les techniques particulières.
Le maître d'ouvrage doit choisir entre deux options. Le détail de la mission G1 PGC donne le contenu précis de ce premier dossier.
Option A : faire la G2 sur mesure
L'étude géotechnique de conception, dite G2, dimensionne les fondations en fonction du sol réellement rencontré. Les missions sont définies par la norme NF P 94-500 de novembre 2013, qui établit une échelle G1 à G5 selon la phase du projet. La G2 inclut sondages, essais, dimensionnement et recommandations.
- Sondages géotechniques jusqu'à 5 ou 8 m de profondeur (selon le projet).
- Essais en laboratoire sur échantillons (limites d'Atterberg, VBS, granulométrie).
- Dimensionnement des semelles, du vide sanitaire, du drainage périphérique.
- Coût entre 1 500 et 3 600 € selon la complexité.
Option B : appliquer les techniques particulières forfaitaires
L'arrêté du 22 juillet 2020 définit un ensemble de règles constructives forfaitaires qui dispensent de la G2 sur mesure. Le maître d'ouvrage qui les applique respecte la loi sans étude personnalisée. Les principales règles sont les suivantes.
| Règle constructive | Aléa moyen | Aléa fort |
|---|---|---|
| Profondeur d'ancrage des fondations | 0,80 m mini | 1,20 m mini |
| Vide sanitaire ou plancher porté | Obligatoire | Obligatoire |
| Chaînage horizontal continu | Obligatoire | Renforcé |
| Trottoir périphérique imperméable | 1 à 1,50 m | 1 à 1,50 m |
| Drainage des eaux pluviales | Exutoire > 5 m | Exutoire > 5 m |
| Distance maison/arbre adulte | > hauteur adulte | > hauteur adulte |
Tarifs géotechniques observés sur le marché français 2026. Le rapport individuel dépend du sol, de l'accès et du nombre de sondages.
Astuce maître d'ouvrage
La G2 sur mesure coûte 1 500 à 3 600 € mais évite souvent les surdimensionnements forfaitaires. Sur un projet à 200 000 €, elle se rembourse dès qu'elle réduit de 1 % le coût des fondations. Le maître d'œuvre (architecte ou bureau d'études) aide à arbitrer entre les deux options.
Attestation RGA à la fin du chantier
Depuis l'application des décrets de la loi ÉLAN, une attestation de prise en compte du risque RGA est requise pour la déclaration attestant l'achèvement et la conformité des travaux, dite DAACT, sur les maisons situées en zone moyenne ou forte. Elle est signée par le maître d'œuvre, l'architecte ou le bureau d'études.
Protéger une maison déjà bâtie
Pour une maison ancienne, l'enjeu n'est pas la conformité légale (la loi ÉLAN s'applique aux constructions neuves) mais la prévention de fissures futures. Trois leviers concrets réduisent le risque.
Vérifier les abords avant tout sinistre
Ce qu'il faut vérifier autour de la maison
Gestion de la végétation : un point critique
Les arbres sont la première cause de sinistre RGA sur maison existante. Leurs racines pompent l'eau du sol et accentuent le retrait en période sèche. Trois règles à retenir.
- Garder la distance > hauteur adulte de l'arbre. Un chêne adulte de 20 m doit être à plus de 20 m de la maison.
- Ne pas couper un arbre proche de la maison sur sol argileux : le sol va se réhydrater brutalement et le bâtiment peut subir un soulèvement. Demander conseil à un géotechnicien avant.
- Installer un écran anti-racines en géomembrane à 2 m de profondeur si la distance est insuffisante, parallèlement à la façade.
Piège classique
Couper un arbre adulte près d'une maison sur sol argileux est l'erreur la plus fréquente. Le sol se gorge d'eau d'un seul côté, gonfle inégalement, et fissure la maison. Le guide officiel du ministère de la Transition écologique recommande un avis géotechnique avant toute coupe (PDF disponible dans la section Outils plus bas).
Reconnaître une fissure due à la sécheresse
Toutes les fissures ne sont pas dues au RGA. Un sinistre sécheresse a un faisceau d'indices reconnaissable.
Les signes qui pointent vers un RGA
- Fissure en escalier le long des joints de parpaing, souvent en angle de façade.
- Ouverture supérieure à 2 mm qui évolue entre saisons (plus large en été, moins large après les pluies).
- Apparition après un été sec et long, parfois plusieurs mois après.
- Plus marqué du côté d'un arbre, d'une terrasse, d'une descente d'eau pluviale défectueuse.
- Désordres associés : portes ou fenêtres qui bloquent, carrelage qui sonne creux, plancher développé.
Mesurer l'ouverture pour graduer l'urgence
| Ouverture mesurée | Niveau d'urgence | Action recommandée |
|---|---|---|
| Moins de 0,2 mm | Microfissure de retrait d'enduit | Surveillance photo, pas d'inquiétude |
| 0,2 à 2 mm | Fissure superficielle | Témoin placé, mesure trimestrielle |
| 2 à 10 mm | Fissure structurelle, alerte | Mission G5, déclaration assurance |
| Plus de 10 mm | Désordre majeur, intervention rapide | G5 + reprise par micropieux ou résine |
Astuce : suivre une fissure dans le temps
- Photo datée avec une règle graduée en mm collée sur la fissure.
- Marque au crayon de chaque extrémité de la fissure, avec la date.
- Mesure répétée en fin d'été et en fin d'hiver pendant un an.
- Une fissure qui s'élargit entre saisons est un signal RGA, même sous 2 mm.
Quand passer au diagnostic géotechnique
Trois indices conjugués déclenchent le passage à un diagnostic professionnel : une fissure supérieure à 2 mm, une évolution rapide entre deux saisons, ou des désordres associés (portes qui bloquent, dallage qui sonne creux). Sans ces signes, une surveillance avec photos datées suffit pendant un an. Avec eux, la mission G5 (diagnostic géotechnique sur un ouvrage en service) devient nécessaire pour engager l'assurance.
Réparer une maison fissurée
Une fois la mission G5 réalisée et le sinistre qualifié, le bureau d'études recommande la technique de reprise la mieux adaptée au sol et aux désordres. Quatre techniques principales existent.
Quatre techniques de reprise selon le diagnostic
| Technique | Principe | Coût observé |
|---|---|---|
| Micropieux | Pieux métalliques de 8 à 15 m de profondeur, ancrés sous l'argile active. Reprise la plus solide. | 15 000 à 40 000 € |
| Résine expansive | Injection de résine polyuréthane sous les fondations pour les soulever et combler les vides. | 5 000 à 15 000 € |
| Puits maçonnés | Puits creusés sous les semelles existantes jusqu'à une couche stable, puis remplis de béton. | 25 000 à 60 000 € |
| Longrines de redressement | Poutres béton ajoutées sous les semelles existantes pour homogénéiser la répartition des charges. | 12 000 à 30 000 € |
Micropieux ou résine, comment choisir
La différence se joue sur la profondeur de l'argile active et l'ampleur du tassement.
- Résine expansive : tassement modéré, argile active superficielle. Chantier 1 à 3 jours, sans gros œuvre.
- Micropieux : argile active sur plusieurs mètres, charge à transmettre à une couche stable plus profonde. Chantier 1 à 2 semaines, plus onéreux mais durable.
Piège à éviter
Choisir la résine pour son prix bas alors que le rapport G5 décrit une argile active à 3 m de profondeur. Résultat : les fissures réapparaissent dans 2 à 5 ans, l'assurance peut refuser une seconde indemnisation et les frais doublent. Le choix doit suivre le rapport géotechnique, jamais le devis le plus bas.
L'indemnisation catastrophe naturelle
Pour qu'un sinistre RGA soit pris en charge, deux conditions doivent être réunies. La commune doit être reconnue en état de catastrophe naturelle (Cat Nat) par arrêté interministériel publié au Journal officiel (JO), et la sécheresse doit être la cause déterminante du désordre. Le service-public.fr détaille la procédure.
La procédure étape par étape
Déclarer en mairie
Dès les premières fissures, signaler en mairie. La commune déclenche une demande de reconnaissance Cat Nat auprès de la préfecture. Plusieurs maîtres affectés renforcent le dossier.
Attendre l'arrêté Cat Nat
L'arrêté interministériel est publié au JO après instruction par Météo France et la commission Cat Nat. Délai moyen 2 à 3 mois depuis la loi Baudu.
Déclarer le sinistre à l'assureur
Dès connaissance et au plus tard 30 jours après la publication de l'arrêté au JO (article A.125-1 du code des assurances). Lettre recommandée avec accusé de réception conseillée.
Expertise assurance
L'assureur mandate un expert qui visite le bien et caractérise le lien entre la sécheresse reconnue et les désordres. Il peut demander une mission G5 pour conforter le diagnostic.
Indemnisation
Après validation du sinistre, l'assureur indemnise les travaux de reprise (micropieux, résine, longrines) déduction faite de la franchise. Le sinistre moyen indemnisé tourne autour de 16 500 € selon la Cour des Comptes.
Franchise et plafonds
| Élément | Cat Nat sécheresse | Cat Nat inondation |
|---|---|---|
| Franchise légale | 1 520 € | 380 € |
| Rachat possible | Non, fixée par l'État | Non |
| Modulation 2× à 4× | Supprimée pour les particuliers (1er janvier 2023) | Supprimée pour les particuliers |
| Modulation maintenue | Collectivités sans plan de prévention des risques naturels (PPRN) | Idem |
| Frais annexes | Relogement et architecte couverts | Idem |
Loi Baudu, le tournant de 2021
La loi du 28 décembre 2021, dite loi Baudu (du nom du député rapporteur Stéphane Baudu), a réformé le régime Cat Nat. Trois apports majeurs pour les particuliers : délai de déclaration porté de 10 à 30 jours, prescription portée à 5 ans, prise en charge des frais de relogement d'urgence et d'architecte. Le portail adaptation au changement climatique en présente la portée.
Prescription : 5 ans depuis la loi Baudu
- Avant 2021 : 2 ans pour agir à partir de la connaissance du sinistre.
- Depuis le 28 décembre 2021 : 5 ans (loi Baudu).
- Point de départ : la connaissance du sinistre par l'assuré, pas la publication de l'arrêté Cat Nat. La Cour de cassation l'a confirmé le 11 juillet 2024 (2e chambre civile).
Le fonds de prévention argile
Le décret n° 2025-920 du 6 septembre 2025 et l'arrêté du même jour ont mis en place une aide expérimentale pour les propriétaires occupants d'une maison en zone d'aléa fort. L'arrêté modificatif du 23 avril 2026 a assoupli les critères d'éligibilité.
Les 11 départements concernés
L'expérimentation couvre actuellement 11 départements pilotes.
- Bassin Sud-Ouest : Dordogne, Gers, Lot-et-Garonne, Tarn, Tarn-et-Garonne.
- Massif central et bordures : Allier, Indre, Puy-de-Dôme.
- Sud-Est : Alpes-de-Haute-Provence.
- Grand-Est et Nord : Meurthe-et-Moselle, Nord.
Conditions d'éligibilité
Qui peut demander l'aide
Ce qui est financé
L'aide couvre deux volets, dans la limite des plafonds fixés par l'arrêté.
- Diagnostic de vulnérabilité réalisé par un professionnel agréé, financé jusqu'à 80 %.
- Travaux de prévention identifiés par le diagnostic (drainage, écran anti-racines, étanchéité des canalisations), financés jusqu'à 80 % d'un plafond.
Le simulateur en ligne du dispositif vérifie l'éligibilité en quelques minutes. Il est disponible sur le portail officiel beta.gouv.fr du fonds de prévention argile.
3 cas pratiques
Pour rendre les obligations concrètes, voici trois situations courantes avec la démarche à suivre.
Vendre un terrain à bâtir en zone moyenne
Terrain non bâti, parcelle de 800 m² en Indre, aléa moyen
Question : faut-il fournir une étude géotechnique au compromis de vente ?
Réponse : oui. L'article L.132-5 du Code de la construction et de l'habitation impose au vendeur la G1 PGC. Coût 800 à 1 500 € pour ce type de terrain. Le document est annexé à la promesse de vente. Validité 30 ans.
Piège : sans G1, le notaire refusera généralement de procéder et l'acquéreur a un motif valable de renonciation ou de demande de baisse de prix.
Construire une maison individuelle en zone forte
Maison de 120 m² en Gironde, aléa fort
Question : G2 sur mesure ou techniques particulières forfaitaires ?
Réponse : le maître d'ouvrage choisit. Options forfaitaires : vide sanitaire, fondations à 1,20 m, chaînages renforcés, trottoir imperméable 1 à 1,50 m, drainage. Pas d'étude personnalisée. Option G2 sur mesure (2 500 à 3 600 €) si le maître d'ouvrage cherche à optimiser les fondations selon le sol réel.
Astuce : la G2 se rembourse souvent dès qu'elle réduit de 1 % le coût des fondations sur un budget à 200 000 €.
Fissures après une sécheresse, maison ancienne
Maison de 1985 en Tarn-et-Garonne, aléa fort, fissures en escalier > 3 mm
Question : que faire en priorité ?
Réponse en 4 étapes :
- Photos datées avec règle graduée, semaine après semaine.
- Signalement en mairie pour déclencher une demande de reconnaissance Cat Nat.
- Déclaration à l'assureur dès connaissance, et au plus tard 30 jours après l'arrêté au JO.
- Mission G5 (2 000 à 5 000 €) qui qualifie le lien sécheresse-désordre. Si commune reconnue Cat Nat, indemnisation des travaux après franchise de 1 520 €.
Outil spécifique : le fonds de prévention argile s'applique en Tarn-et-Garonne pour les maisons en bon état ou avec fissures < 1 mm. Au-delà, c'est la voie Cat Nat.
Outils et guides officiels gratuits
Trois ressources publiques permettent de comprendre, diagnostiquer et anticiper le risque RGA. Toutes sont accessibles librement sur les sites du ministère de la Transition écologique et de Géorisques.
Plaquette éditée par le ministère de la Transition écologique en septembre 2025. Format synthétique avec schémas en couleur. Couvre les 4 étapes pour protéger une maison existante (s'informer, diagnostiquer, sélectionner les travaux, faire réaliser), les saisons où intervenir (drainage en fin d'été, écran anti-racines en fin d'hiver), et deux exemples de solutions illustrés (drainage déporté et écran anti-racines à 2 m de profondeur).
Ce que vous y trouverez : les quatre étapes du diagnostic d'une maison, les trois catégories de travaux (gestion des eaux, végétation, imperméabilisation), le bon timing pour chaque intervention.
Télécharger le PDFGuide officiel du ministère élaboré dans le cadre du Plan national d'adaptation au changement climatique 3 (PNACC-3). S'adresse aux propriétaires de maisons en zone d'exposition moyenne et forte, non sinistrées ou avec quelques microfissures inférieures à 1 mm. Détaille pas à pas la démarche : s'informer sur l'exposition de sa parcelle, faire diagnostiquer, choisir les travaux pertinents, faire réaliser. Distingue solutions horizontales (gestion des eaux et végétation) et verticales (reprise en sous-œuvre).
Ce que vous y trouverez : la démarche complète pas à pas, les critères pour choisir entre solutions horizontales et verticales, les documents à rassembler avant d'appeler un professionnel.
Télécharger le PDFPlaquette de novembre 2021 du ministère de la Transition écologique destinée aux maîtres d'ouvrage, constructeurs et professionnels. Récapitule les obligations de la loi ÉLAN par acteur (vendeur, maître d'ouvrage, constructeur). Détaille les techniques particulières forfaitaires : profondeur d'ancrage 0,80 m en aléa moyen et 1,20 m en fort, vide sanitaire, chaînages horizontaux et verticaux, trottoir périphérique, gestion de la végétation. Schémas constructifs reproduits dans toutes les préfectures et DDT.
Ce que vous y trouverez : qui doit faire quoi selon les articles L.132-4 à L.132-9 du CCH, les schémas constructifs des fondations en zone argileuse, les bonnes pratiques de gestion des eaux pluviales.
Télécharger le PDFQuestions fréquentes
Qu'est-ce que le retrait-gonflement des argiles et pourquoi provoque-t-il des fissures ?
Comment savoir si ma maison est en zone d'exposition moyenne ou forte au RGA ?
Que change la nouvelle carte RGA du 1er juillet 2026 par rapport à celle de 2020 ?
Quelles fondations sont imposées pour construire en zone RGA ?
Faut-il une étude G1 PGC pour vendre un terrain en zone argileuse ?
Comment reconnaître une fissure due à la sécheresse ?
Que faire quand des fissures apparaissent après un été sec ?
- Photos datées avec règle graduée.
- Signalement en mairie pour déclencher la reconnaissance Cat Nat.
- Déclaration assureur dès connaissance, au plus tard 30 jours après l'arrêté au JO.
- Mission G5 par un bureau d'études pour qualifier le sinistre.
Combien coûte une reprise de fondations par micropieux pour une maison ?
La résine expansive remplace-t-elle des micropieux ?
Comment être indemnisé après un sinistre sécheresse reconnu catastrophe naturelle ?
- Arrêté interministériel publié au JO.
- Déclaration à l'assureur dans les 30 jours.
- Expertise mandatée par l'assureur, qui valide le lien sécheresse-désordre.
- Indemnisation des travaux, déduction faite de la franchise de 1 520 €.
Quelle est la franchise pour un sinistre sécheresse en 2026 ?
Le fonds de prévention argile concerne-t-il ma maison ?
À retenir
- Le RGA touche 55 % du territoire en aléa moyen ou fort à partir du 1er juillet 2026, soit 12,1 millions de maisons individuelles exposées.
- En zone moyenne ou forte, le vendeur d'un terrain doit fournir une G1 PGC valable 30 ans, et le maître d'ouvrage une G2 ou les techniques constructives forfaitaires (vide sanitaire, fondations 0,80 m / 1,20 m, chaînages, trottoir imperméable).
- La distance entre un arbre adulte et la maison doit être supérieure à la hauteur adulte de l'arbre. À défaut, un écran anti-racines à 2 m de profondeur.
- Après un sinistre, une mission G5 (2 000 à 5 000 €) caractérise le sol et conditionne la prise en charge. La reprise coûte 5 000 à 15 000 € en résine et 15 000 à 40 000 € en micropieux.
- La franchise Cat Nat sécheresse est de 1 520 €. Le délai de déclaration est de 30 jours après l'arrêté au JO. La prescription est de 5 ans depuis la loi du 28 décembre 2021.
- Le fonds de prévention argile finance diagnostic et travaux dans 11 départements pilotes pour les propriétaires occupants sous plafond de ressources.