
Vous agrandissez votre maison. Le constructeur parle d'étude de sol G2, votre voisin dit « pas besoin sous 20 m² ». Qui a raison ?
La règle tient en une phrase : sous 20 m², l'étude n'est pas obligatoire à condition que l'extension soit désolidarisée de votre maison. Si elle est collée, la G2 redevient obligatoire en zone argileuse. On vous explique quand l'étude s'impose, ce qu'elle coûte en 2026, et comment éviter les fissures à la jonction.
Sommaire
Étude obligatoire ou non ? La règle des 20 m²
L'article L132-6 du Code de la construction et de l'habitation impose une étude G2 avant tout contrat de travaux en zone argileuse. Une exemption existe pour les petites extensions. Elle repose sur deux conditions qu'il faut remplir en même temps.
Le piège classique
Beaucoup pensent que « moins de 20 m² = pas d'étude ». Faux. Il faut aussi que l'extension soit désolidarisée de la maison existante. Si elle est collée, étude G2 obligatoire dès le premier mètre carré en zone RGA moyenne ou forte.
Les deux conditions à remplir pour être exempté
| Condition 1 : surface | Condition 2 : liaison à la maison | Résultat en zone argileuse |
|---|---|---|
| Inférieure à 20 m² | ET extension désolidarisée (joint de dilatation) | Pas d'obligation. Étude tout de même recommandée. |
| 20 m² ou plus | OU extension collée (mur commun, fondations contiguës) | Étude G2 obligatoire |
Pour situer votre projet dans la cartographie générale des études par typologie, voir le panorama des études de sol selon votre projet.
Votre projet en cinq cas concrets
Pour rendre la règle lisible, voici cinq configurations très fréquentes. Trouvez la vôtre.
| Votre projet | Étude G2 obligatoire ? |
|---|---|
| 15 m² désolidarisée, zone argileuse | Non. G2 recommandée pour sécuriser. |
| 15 m² collée, zone argileuse | Oui. La solidarisation déclenche l'obligation. |
| 25 m², quel que soit le raccord, zone argileuse | Oui. Le seuil 20 m² est dépassé. |
| 40 m², quel que soit le raccord, zone argileuse | Oui. Et architecte si maison + extension dépasse 150 m². |
| 30 m², hors zone argileuse | Non. G2 recommandée. |
Urbanisme : déclaration préalable ou permis de construire
Ne pas confondre l'obligation d'étude de sol avec l'autorisation d'urbanisme. Les deux régimes sont indépendants. L'article R.421-14 du Code de l'urbanisme fixe les seuils suivants.
- De 5 à 20 m² (40 m² en zone urbaine du PLU) : déclaration préalable de travaux.
- Plus de 20 m² (40 m² en zone urbaine) : permis de construire.
- Maison + extension dépasse 150 m² : recours obligatoire à un architecte.
Bon à savoir
Vous pouvez très bien être en déclaration préalable (donc une démarche allégée en mairie) et soumis à G2. L'urbanisme s'occupe du droit de construire, l'étude G2 s'occupe de la solidité du bâtiment.
La carte RGA 2026 : 55 % du territoire
L'arrêté du 9 janvier 2026 élargit les zones argileuses. À partir du 1er juillet 2026, 55 % du territoire métropolitain sont classés en exposition moyenne ou forte, contre 48 % auparavant. Le Grand Est est particulièrement touché. Plus de 12 millions de maisons sont concernées.
Première étape avant toute démarche
Saisissez votre adresse sur le portail Géorisques, filtre « argiles ». Si la zone affichée est moyenne ou forte, votre extension à partir de 20 m² déclenche la G2. Pour comprendre la cartographie en détail, voir les zones RGA en France.
Quelle étude pour mon extension
L'étude est presque toujours une G2, mission de conception normalisée par la NF P 94-500. Elle se déroule en deux phases : G2 AVP (avant-projet, principes de fondation) puis G2 PRO (projet, dimensionnement final).
Ce qui change par rapport à une G2 maison neuve
Le BET travaille sur un sol partiellement connu (votre maison est déjà là) et doit gérer la liaison avec un bâti existant. Trois différences concrètes :
- Moins de sondages : 1 à 3 sondages ciblés sur l'emprise de l'extension, au lieu de 2 à 4 pour une maison neuve.
- Vérification de continuité : le BET compare le sol sous l'extension avec celui sous la maison. Il cherche un remblai caché, une ancienne fosse comblée, un changement de couche.
- Choix de la liaison : extension désolidarisée (joint de dilatation) ou solidarisée (fondations harmonisées). C'est l'arbitrage central du rapport.
G2 maison neuve vs G2 extension en un coup d'œil
| Élément | G2 maison neuve | G2 extension |
|---|---|---|
| Sondages | 2 à 4 sondages | 1 à 3 sondages ciblés |
| Périmètre | Empreinte totale du bâtiment | Empreinte extension + abords du bâti existant |
| Vérification existant | Sans objet | Souvent couplée à une mission G5 |
| Arbitrage clé | Type de fondation | Désolidariser ou solidariser |
| Délai moyen | 4 à 8 semaines | 3 à 6 semaines |
Pour le détail technique des phases G2 AVP et G2 PRO, voir la mission G2 dans le détail.
Si la véranda ou la surélévation vous tente plus qu'une extension classique
Les règles changent selon le type d'extension :
- Véranda vitrée légère : régime particulier détaillé sur la page véranda et étude de sol.
- Surélévation à l'étage : charges concentrées sur les fondations existantes, problématique très différente. Voir la surélévation et l'étude de sol.
- Maison neuve sur terrain vide : c'est un autre régime, voir la construction d'une maison neuve.
Une fois l'étude lancée, l'arbitrage technique principal porte sur la liaison entre l'ancien et le neuf. C'est le rôle du joint de dilatation.
Le joint de dilatation entre l'ancien et le neuf
Le joint de dilatation est un vide vertical entre votre maison et l'extension. Il évite la fissure qui sinon apparaît à la jonction dans les mois qui suivent le chantier.
Pourquoi le sol bouge différemment sous deux structures
Votre maison a déjà tassé. Le sol sous ses fondations s'est compacté pendant des années. L'extension neuve, elle, va tasser progressivement. En zone argileuse, ce tassement peut atteindre 5 à 15 mm sur 18 mois.
Sans précaution, le résultat est prévisible :
- L'extension descend de quelques millimètres.
- La maison ne bouge presque pas.
- Une fissure oblique apparaît à la jonction, souvent depuis l'angle haut.
Le joint de dilatation supprime cette interaction. Chaque structure peut se déformer à son rythme.
Schéma simple du principe
Le joint de dilatation en coupe
Le joint monte de la fondation jusqu'au toit. Les deux structures restent indépendantes face aux mouvements du sol.
Mise en œuvre standard du joint
| Paramètre | Valeur courante |
|---|---|
| Largeur | 2 à 5 cm selon longueur d'extension |
| Hauteur | Continue, du dessus de fondation au faîtage |
| Remplissage | Polystyrène expansé ou polyuréthane |
| Étanchéité | Couvre-joint extérieur en PVC ou en métal |
| Norme | DTU 20.1 pour la maçonnerie |
| Surcoût chantier | 500 à 1 500 € |
Quand le BET impose un joint
Six situations où le joint est presque toujours préconisé
Sol fortement argileux, RGA moyen ou fort confirmé au pénétromètre.
Extension de plus de 6 m de long, où la dilatation thermique s'ajoute aux mouvements de sol.
Sol différent entre la zone de la maison et celle de l'extension.
Fondations existantes peu profondes par rapport à celles prévues pour l'extension.
Maison ancienne sans étude de sol historique, dont la portance réelle est inconnue.
Arbres adultes proches de la maison ou de l'extension, qui pompent l'humidité du sol.
Ce que vous gagnez et ce que vous perdez
- Avantage majeur : chaque structure vit indépendamment. Plus de fissure à la jonction.
- Avantage secondaire : en cas de sinistre futur sur l'une, la réparation reste localisée.
- Limite esthétique : un trait vertical visible sur la façade, souvent intégré au calepinage.
- Limite d'entretien : contrôle visuel du joint tous les 2 à 3 ans, resserrage tous les 5 à 10 ans.
Vérifier les fondations de votre maison
Avant d'ajouter une extension, le BET veut connaître la profondeur réelle, la largeur et l'état des fondations existantes. Ces informations conditionnent l'arbitrage entre désolidarisation, harmonisation et reprise en sous-œuvre. C'est l'objet d'une mission G5 souvent associée à la G2.
Pourquoi cette vérification compte
Les propriétaires connaissent rarement la profondeur exacte de leurs fondations. Or l'écart entre une maison de 1970 et une maison de 2010 est important. Voici les repères historiques typiques.
| Période de construction | Profondeur fondation typique | Compatibilité avec extension en zone RGA |
|---|---|---|
| Avant 1960 | 30 à 50 cm, parfois pierres sèches | Désolidarisation ou reprise en sous-œuvre |
| 1960 à 1980 | 40 à 60 cm | Désolidarisation souvent préconisée |
| 1980 à 2000 | 50 à 80 cm | À confirmer par fouille d'observation |
| Après 2000 | 60 à 120 cm | Compatibilité fréquente, harmonisation possible |
Ce que contient la mission G5
Le contenu d'une G5 fondations existantes
Une ou deux fouilles d'observation au pied de la maison pour mesurer profondeur, largeur et état des semelles.
Un sondage sous fondation pour vérifier le sol porteur réel et détecter d'éventuelles couches molles.
Une expertise des fissures si la maison en présente, avec note de calcul de portance résiduelle.
Des préconisations de raccord : joint de dilatation, harmonisation ou reprise en sous-œuvre.
Prix de la mission G5
Mission isolée : 1 500 à 3 000 € HT. Bundle G2 + G5 sur maison ancienne : 2 500 à 5 000 € HT. Pour le détail complet de la G5, voir la mission G5 expliquée.
Ce que vous pouvez observer vous-même
Avant de commander une G5, vous pouvez préparer le dossier et faire baisser le devis. Ces informations factuelles, seul un propriétaire les connaît.
Signaux d'alerte sur votre maison existante
Fissures obliques, surtout au-dessus des fenêtres ou en angle de maison.
Portes ou fenêtres qui frottent, signe de déformation du gros œuvre.
Carrelage qui sonne creux ou décollement local d'un dallage.
Arbres adultes proches : chêne, peuplier, saule à moins de 15 m de la maison.
Arrêté cat nat sécheresse sur votre commune, consultable en mairie ou sur Géorisques.
Permis de construire d'origine archivé en mairie, qui mentionne souvent la profondeur de fondation.
Si les fondations existantes ne suffisent pas
La reprise en sous-œuvre devient nécessaire quand les fondations actuelles sont trop peu profondes, dégradées, ou que le sol est mouvant. C'est le poste qui peut faire grimper le budget de 15 000 à 40 000 €, parfois plus. Mieux vaut l'anticiper dès la phase G2.
Dans quels cas la reprise s'impose
- Fondations existantes trop peu profondes : 40 cm contre 80 cm requis en zone argileuse.
- Fondations dégradées : béton fissuré, armatures rouillées, semelles affouillées.
- Sol mouvant sous la maison, avec fissures préexistantes en zone RGA forte.
- Extension solidarisée qui exige une harmonisation d'épaisseur de fondation.
À l'inverse, une maison construite après 2000, sans fissure, en zone faible : un joint de dilatation suffit, pas besoin de toucher aux fondations.
Cinq techniques et leurs coûts en 2026
| Technique | Coût HT 2026 | Délai | Quand l'utiliser |
|---|---|---|---|
| Joint de dilatation seul | 500 à 1 500 € | Intégré au chantier | Sol stable, fondations correctes |
| Résine expansive | 5 000 à 15 000 € | 1 à 2 jours | Sol mou, pas de défaut de profondeur |
| Reprise par puits blindés | 5 000 à 20 000 € | 2 à 4 semaines | Défaut de profondeur, sol homogène |
| Longrines | 5 000 à 15 000 € | 1 à 2 semaines | Extension solidarisée, redistribution des charges |
| Micropieux (8 à 12 unités) | 15 000 à 40 000 € | 1 à 2 semaines | Sol mou ou hétérogène, RGA fort |
Les micropieux sont la solution la plus sûre. Ce sont des tubes métalliques de 100 à 250 mm forés à travers les fondations existantes, jusqu'à 5 à 15 m de profondeur. Ils sont scellés au coulis de ciment et reliés aux fondations par des chevêtres en béton armé.
Éviter la mauvaise surprise budgétaire
Trois précautions évitent la mauvaise surprise de 25 000 € de reprise en sous-œuvre annoncés une fois le chantier d'extension lancé.
- Commander la G5 en même temps que la G2, dès la phase de conception. Le bundle coûte 2 500 à 5 000 € HT mais évite d'engager un permis sans connaître l'état réel des fondations.
- Exiger un devis détaillé du constructeur avec une ligne par poste : fondations extension, joint de dilatation, reprise en sous-œuvre éventuelle. Pas de ligne fourre-tout.
- Mettre trois entreprises spécialisées en concurrence sur la reprise en sous-œuvre. Les écarts atteignent 40 % entre une entreprise généraliste et un spécialiste micropieux.
Avec les arbitrages techniques posés, reste la question du budget de l'étude et du planning. On rassemble dans cette partie les prix, la procédure et les configurations les plus courantes.
Prix, procédure et cas pratiques
Combien coûte la G2 extension en 2026
| Type d'extension | Prix G2 HT 2026 | Cas typique |
|---|---|---|
| Extension simple | 800 à 1 500 € | Hors zone RGA, sol stable, terrain accessible |
| Extension standard zone argileuse | 1 500 à 2 500 € | RGA modérée, surface 20 à 40 m², bâti récent |
| Extension complexe | 2 500 à 3 500 € | Zone argileuse forte, accès restreint |
| G2 + mission G5 groupée | 2 500 à 5 000 € | Maison ancienne, fissures existantes |
Fourchettes 2026 indicatives pour une extension de maison individuelle de 20 à 60 m² en zone d'exposition moyenne au RGA. Le prix varie selon la complexité du sol, le nombre de sondages et la nécessité d'une mission G5 associée. En Île-de-France et en Provence argileuse, les prix se situent dans la fourchette haute.
Sept étapes pour boucler votre étude
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1
Vérifier la zone RGA et la surface
Sur georisques.gouv.fr, adresse exacte. Surface de l'extension à mesurer en surface de plancher ou emprise au sol, selon le plus grand des deux.
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2
Consulter le PLU en mairie
Pour savoir si vous êtes en zone urbaine (seuil à 40 m² en déclaration préalable) ou ailleurs (seuil à 20 m²). Vérifier aussi les règles de hauteur, d'implantation et de toiture.
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3
Récupérer toute étude antérieure
Étude G1 du vendeur initialement annexée à votre titre de propriété. G2 maison neuve si elle existe. Pour comprendre l'utilité d'une G1 dans un projet d'extension, voir l'étude G1 expliquée.
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4
Observer les fondations existantes
Ouvrir une fouille d'un mètre au pied du mur extérieur pour mesurer profondeur et largeur. Ou commander une mission G5 si la maison est antérieure à 1980 ou présente des fissures.
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5
Mettre en concurrence trois bureaux d'études
Vérifier la qualification OPQIBI 1001 et l'assurance décennale. Préciser sur la demande : surface, type de raccord envisagé, fissures éventuelles.
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6
Laisser le BET travailler
Entre 3 et 6 semaines : 9 jours ouvrés de DT/DICT, une demi-journée de sondages, 5 à 10 jours d'analyses laboratoire, 2 à 3 semaines de rédaction du rapport.
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7
Intégrer le rapport aux plans
Joindre la G2 au dossier de permis ou de déclaration préalable. L'architecte ou le maître d'œuvre intègre les préconisations aux plans d'exécution. Le constructeur s'engage à les respecter (article L132-7 du CCH).
Cinq cas pratiques de A à Z
Cas 1 : extension 25 m² zone RGA moyenne, maison de 2010
G2 obligatoire (surface dépasse 20 m²). Joint de dilatation préconisé. Fondations extension à 80 cm. Budget étude : 1 500 à 2 500 €. Surcoût chantier (joint, drainage) intégré au devis constructeur.
Cas 2 : extension 15 m² désolidarisée zone RGA moyenne
Les deux conditions sont remplies. Pas d'obligation. G2 tout de même recommandée pour valider la désolidarisation et la profondeur. Budget étude : 800 à 1 500 €.
Cas 3 : extension 30 m² maison de 1962 zone RGA forte
G2 obligatoire et G5 indispensable. Probable reprise en sous-œuvre par micropieux. Budget étude : 3 000 à 5 000 € (G2 + G5). Budget chantier supplémentaire : 15 000 à 40 000 € pour les micropieux. Total à provisionner : 18 000 à 45 000 € en plus du coût brut de l'extension.
Cas 4 : extension 40 m² en zone U du PLU
Déclaration préalable suffit en mairie. En zone RGA, G2 obligatoire (au-delà de 20 m²). Architecte obligatoire si la surface totale après travaux dépasse 150 m². Budget étude : 1 500 à 3 000 €.
Cas 5 : sous-sol aménagé en pièce habitable
Un sous-sol chauffé et isolé compte comme une extension habitable. G2 en zone RGA. Souvent une étude de stabilité de talus en complément, car la maison repose sur les murs périphériques de la cave. Budget étude : 2 000 à 3 500 €.
Documents à préparer pour la consultation du BET
Plan cadastral et plan de masse avec emplacement précis de l'extension.
Plans de la maison existante : permis de construire d'origine, plans de fondations si conservés.
Année de construction et historique : extensions antérieures, sinistres déclarés, arrêté cat nat sur la commune.
Étude G1 du vendeur si elle existait à l'achat du terrain.
Photos des fissures éventuelles, avec une règle ou une pièce pour l'échelle.
Esquisse de l'extension projetée : surface, hauteur, structure (maçonnerie, ossature bois), nombre de niveaux.
Si votre extension comporte des sanitaires et que vous êtes en zone d'assainissement non collectif, ajoutez une étude d'assainissement. Voir le prix d'une étude d'assainissement non collectif. Et si vous envisagez plutôt une piscine, voir le régime étude de sol piscine, traité dans une page dédiée du même silo.
Exemples de rapports d'extension
Pour vous donner une idée du contenu réel d'un rapport G2 extension, voici quatre documents publics téléchargeables. Ce sont des rapports anonymisés, publiés par des préfectures dans le cadre de permis de construire ou d'enquêtes publiques.
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Classification des missions géotechniques NF P 94-500
Fiche officielle qui détaille le contenu de chaque mission G1 à G5 selon la norme. Document de référence pour comprendre ce que vous achetez quand vous commandez une G2.
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Rapport G2 AVP — Extension d'un bâtiment existant (45)
Étude réalisée pour une extension de bâtiment commercial dans le Loiret. Le rapport décrit la campagne de sondages, la lithologie, le modèle géotechnique et les principes de fondation à appliquer pour adapter l'extension au sol.
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Rapport G2 AVP — Extension d'un centre logistique (37)
Rapport complet de 87 pages : présentation du projet, sondages, modèle géotechnique, dimensionnement des fondations, terrassements et voiries. Donne une vision exhaustive du livrable G2 AVP.
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Rapport G2 PRO — Extension à Villemereuil (10)
Exemple de phase G2 PRO faisant suite à une G1 et G2 AVP préalables. Le rapport détaille la note de calcul des fondations, les essais pressiométriques, les coupes de sondage et la justification finale du projet.
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À noter sur ces exemples
Ces rapports concernent des bâtiments commerciaux ou logistiques, plus volumineux qu'une extension de maison individuelle. Mais la structure du document, le déroulement des missions et le vocabulaire technique restent identiques. C'est la matière la plus représentative en accès libre aujourd'hui.
Questions fréquentes
Mon extension fait 18 m² accolée à la maison. Faut-il une étude ?
Combien coûte une étude G2 pour une extension en 2026 ?
Une extension désolidarisée, c'est quoi exactement ?
Que risque-t-on à construire une extension sans étude en zone argileuse ?
Quelle profondeur ont les fondations de ma maison ?
Faut-il toujours une mission G5 en plus de la G2 ?
Pourquoi le joint de dilatation est-il aussi important ?
Combien coûte une reprise en sous-œuvre par micropieux ?
Mon extension fait 40 m² en zone urbaine du PLU. Quelle démarche ?
Combien de temps prend une étude G2 extension ?
Mon constructeur me dit que l'étude n'est pas nécessaire. Que faire ?
Quelle est la durée de validité d'une étude de sol pour extension ?
- L'exemption d'étude G2 nécessite deux conditions cumulatives : surface inférieure à 20 m² ET extension désolidarisée du bâti existant.
- L'article L132-6 du CCH impose la G2 dès qu'une des deux conditions manque, en zone argileuse moyenne ou forte.
- Le risque principal est le tassement différentiel à la jonction entre maison existante et extension neuve.
- Deux solutions : joint de dilatation (2 à 5 cm, polystyrène ou polyuréthane, DTU 20.1) ou reprise en sous-œuvre pour harmoniser les fondations.
- Prix G2 extension 2026 : 800 à 3 500 € HT, jusqu'à 5 000 € avec mission G5 sur maison ancienne.
- Reprise en sous-œuvre par micropieux : 15 000 à 40 000 € HT. Résine expansive : 5 000 à 15 000 € HT.
- Carte RGA actualisée par l'arrêté du 9 janvier 2026 : 55 % du territoire en zone moyenne ou forte au 1er juillet 2026.