L'étude de sol est obligatoire pour vendre un terrain constructible en zone argileuse (G1, charge du vendeur) et pour construire une maison individuelle en CCMI (contrat de construction de maison individuelle) dans cette zone (G2). Hors zone RGA (retrait-gonflement des argiles), aucune obligation légale. Cas par cas, prix, exceptions, preuves légales et nouvelle carte RGA : tout est détaillé ci-dessous.
Sommaire
- Tous les cas : obligatoire, recommandé ou pas nécessaire
- Vendre un terrain : la G1 obligatoire pour le vendeur
- Construire une maison en CCMI : la G2 obligatoire
- Extension, véranda, surélévation : le seuil des 20 m²
- Piscine, garage, hors zone argileuse : pas d'obligation
- Savoir si votre terrain est en zone argileuse (RGA)
- Vendre ou construire sans étude : les conséquences
- Qui paie : vendeur, acheteur ou constructeur
- Les dates clés de la réglementation
- Questions fréquentes
Tous les cas : obligatoire, recommandé ou pas nécessaire
Le critère déclencheur, c'est la localisation du terrain sur la carte des zones d'exposition au retrait-gonflement des argiles (RGA) publiée sur Géorisques. Exposition moyenne ou forte = obligation légale. Exposition faible ou nulle = pas d'obligation.
Cas où l'étude de sol est obligatoire (loi ÉLAN)
| Situation | Étude | Article de loi | Qui paie |
|---|---|---|---|
| Vente terrain constructible en zone RGA moyenne/forte | G1-PGC | L132-5 CCH | Vendeur |
| Construction maison individuelle CCMI en zone RGA moyenne/forte | G2 ou techniques forfaitaires | L132-6 et L132-7 CCH | Maître d'ouvrage |
| Extension ≥ 20 m² en zone RGA moyenne/forte | G2 ou techniques forfaitaires | L132-6 CCH | Propriétaire |
| Surélévation touchant les fondations en zone RGA moyenne/forte | G2 ou techniques forfaitaires | L132-6 CCH | Propriétaire |
| Lotissement en zone RGA moyenne/forte (vente de lots) | G1-PGC (globale) | L132-5 CCH | Lotisseur |
CCH : Code de la construction et de l'habitation. Textes consultables sur Légifrance.
Cas où l'étude est vivement conseillée (pas d'obligation loi ÉLAN)
La loi ÉLAN ne couvre que le retrait-gonflement des argiles en CCMI. Mais d'autres configurations de terrain rendent l'étude géotechnique quasi incontournable. Le DTU 13.1 (document technique unifié sur les fondations superficielles) recommande une étude pour toute construction. Sans elle, le constructeur travaille à l'aveugle et l'assureur peut refuser de couvrir les désordres.
| Situation | Étude conseillée | Risque sans étude |
|---|---|---|
| Mur de soutènement | G2 (calcul de poussée des terres) | Basculement, glissement du mur, effondrement en aval. La poussée dépend de la nature du sol, de la pente et de l'eau |
| Terrain en pente (> 10 %) | G2 (stabilité de pente + fondations) | Glissement de terrain, fondations déchaussées, surcoût de terrassement non anticipé |
| Terrain remblayé ou ancien site industriel | G2 (portance du remblai) | Tassement sous le poids de la maison (le remblai se compacte de façon irrégulière), pollution des sols |
| Proximité d'arbres matures (< hauteur adulte) | G2 (dessiccation argileuse) | Les racines assèchent le sol argileux, ce qui provoque un retrait sous les fondations et des fissures sur la maison |
| Zone inondable ou nappe haute | G2 (niveau de nappe + sous-pression) | Sous-sol inondé, sous-pression qui soulève le radier, fondations dégradées par l'eau |
| Terrain rocheux | G2 (nature de la roche, fractures) | Surcoût de terrassement (+30 à 50 % si brise-roche nécessaire), fondations inadaptées si la roche est fracturée |
| Proximité de cavités souterraines (karst, carrières) | G2 (repérage des vides) | Effondrement localisé sous les fondations, fontis en surface |
| Construction hors CCMI (architecte, maître d'oeuvre) | G2 (DTU 13.1) | Le DTU 13.1 recommande une étude de sol pour dimensionner les fondations. Sans G2, l'assureur peut contester la décennale en cas de sinistre |
| Terrain hors zone RGA | G1 ou G2 selon le projet | L'argile n'est pas le seul danger. Nappe, remblai, cavités, glissement : ces risques n'apparaissent qu'avec une étude |
Pour les configurations de terrain les plus courantes (pente, remblai, roche, proximité d'arbre), des pages dédiées détaillent les enjeux géotechniques dans notre section sur les terrains difficiles et cas spécifiques.
Cas où l'étude n'est pas nécessaire
| Situation | Statut | Pourquoi |
|---|---|---|
| Piscine enterrée | Non obligatoire (sauf PLU) | La loi ÉLAN ne mentionne pas les piscines. Vérifiez le PLU de votre commune |
| Garage, cabanon, abri < 20 m² | Non obligatoire | Ampleur limitée du projet (L132-9 CCH). N'affecte pas les fondations |
| Extension < 20 m² désolidarisée (garage, véranda, abri séparé) | Non obligatoire | Les deux conditions d'exemption sont remplies : surface < 20 m² et construction désolidarisée du bâtiment existant |
| Vente maison existante (terrain bâti) | Non obligatoire | La G1 vente ne concerne que les terrains non bâtis constructibles |
| Terrain non constructible | Non obligatoire | Pas de construction autorisée = pas d'obligation géotechnique |
| Permis de construire (pièce du dossier) | Non obligatoire sauf PPR | L'obligation porte sur le contrat de construction, pas sur le permis. Mais le PPR (plan de prévention des risques) local ou le PLU peuvent l'exiger |
| Terrain viabilisé en lotissement hors zone RGA | Non obligatoire | Viabilisation ne déclenche pas l'obligation. Seul le zonage RGA compte |
| Changement de destination sans toucher aux fondations | Non obligatoire | Pas de travaux affectant les fondations ou la structure (décret 2019-495, ancien R112-9 CCH) |
Pour comprendre la différence entre une G1 et une G2, retenez que la G1 identifie les risques du terrain tandis que la G2 dimensionne les fondations pour un projet précis.
Mon étude de sol est-elle obligatoire
Version bêta
Cliquez sur la situation qui correspond à votre projet pour obtenir la réponse.
Je vends un terrain constructible en zone argileuse
Je construis une maison individuelle en CCMI en zone argileuse
Je fais une extension de 20 m² ou plus en zone argileuse
Je fais une extension de moins de 20 m², désolidarisée
Je construis une piscine enterrée
Je construis un garage, un abri ou un cabanon
Je construis avec un architecte (pas de CCMI)
Mon terrain est hors zone argileuse
Je vends une maison déjà construite
Ce simulateur est fourni à titre indicatif. Chaque projet a ses spécificités. Consultez un bureau d'études géotechnique ou votre notaire pour confirmer votre situation. Vérifiez le zonage RGA de votre parcelle sur Géorisques.gouv.fr.
Vendre un terrain : la G1 obligatoire pour le vendeur
L'article L132-5 du Code de la construction impose au vendeur d'un terrain non bâti constructible, situé en zone d'exposition RGA moyenne ou forte, de fournir une étude géotechnique préalable, appelée G1-PGC (principes généraux de construction). Cette étude est annexée à la promesse de vente ou, à défaut, à l'acte authentique.
Le coût moyen d'une G1-PGC se situe entre 800 et 1 300 € pour une parcelle de maison individuelle. Le bureau d'études réalise des sondages à la tarière, analyse la nature du sol (argile, limon, sable, remblai), repère la présence éventuelle d'eau et évalue l'exposition au retrait-gonflement. Le rapport livre les premiers principes de construction adaptés au terrain.
Trois conditions cumulées
L'obligation ne se déclenche que si les trois critères suivants sont réunis :
- Le terrain est non bâti et constructible. Un terrain déjà bâti ou classé non constructible par le PLU (plan local d'urbanisme) n'est pas concerné.
- Il se situe en zone d'exposition RGA moyenne ou forte. L'alea faible ou nul ne déclenche aucune obligation.
- Les règles d'urbanisme autorisent la construction de maisons individuelles sur la parcelle. Un terrain destiné exclusivement à de l'habitat collectif ou à des activités économiques échappe au dispositif.
Validité et transmission
La G1 reste valable 30 ans, à condition qu'aucun remaniement du sol (terrassement, remblaiement) n'ait modifié le terrain. L'étude suit le titre de propriété à chaque revente. Le vendeur n'a donc pas à la refaire s'il revend dans les 30 ans et que le sol est resté intact.
Pour un terrain en lotissement, une seule G1 couvrant l'ensemble du périmètre du lotissement suffit. Le lotisseur la finance et la transmet à chaque acquéreur de lot. C'est confirmé par une communication officielle du ministère du Logement au CSCEE (Conseil supérieur de la construction).
Bon à savoir : pour en savoir plus sur le contenu et le prix d'une étude de sol G1 complète (G1-ES, étude de site + G1-PGC, principes généraux de construction), consultez notre page dédiée à la mission G1.
Construire une maison en CCMI : la G2 obligatoire
L'article L132-6 du Code de la construction concerne le maître d'ouvrage qui signe un contrat de construction de maison individuelle (CCMI) en zone RGA moyenne ou forte. Avant la signature, il doit transmettre au constructeur l'étude géotechnique préalable (la G1 du vendeur). Et le constructeur a deux options (article L132-7) :
- Option 1 : suivre les recommandations d'une étude G2 (conception) qui prend en compte l'implantation et les caractéristiques du bâtiment. La G2 dimensionne les fondations au plus juste : profondeur, type (semelles, micropieux, radier), drainage, distance par rapport à la végétation.
- Option 2 : appliquer les techniques particulières de construction définies par l'arrêté du 22 juillet 2020. Ce sont des mesures forfaitaires plus contraignantes et plus coûteuses : fondations en béton armé à 0,80 m minimum de profondeur en zone moyenne (1,20 m en zone forte), ancrage homogène sur tout le pourtour, vide sanitaire, chaînages horizontaux et verticaux, sol imperméabilisé en périphérie de la maison.
En pratique, la G2 coûte entre 1 800 et 2 500 € en phase AVP (avant-projet) pour une maison individuelle. Et elle permet d'adapter les fondations au terrain réel plutôt que d'appliquer des règles forfaitaires. Résultat : la G2 revient souvent moins cher que les techniques particulières, parce qu'elle évite le surdimensionnement systématique.
Attention : depuis le 1er janvier 2024, une attestation de prise en compte du risque RGA doit être jointe à la déclaration d'achèvement des travaux (DAACT) pour tout permis de construire déposé après cette date en zone RGA moyenne ou forte. Cette attestation certifie que les règles de construction liées au retrait-gonflement ont bien été respectées (arrêté du 21 décembre 2023, article R122-38 du CCH).
Pour aller plus loin sur les cas où la G2 est imposée, consultez notre page sur le caractère obligatoire de l'étude G2.
Extension, véranda, surélévation : le seuil des 20 m²
L'obligation de la loi ÉLAN ne concerne pas que la construction neuve. Si vous agrandissez votre maison en zone RGA moyenne ou forte, la règle dépend de la surface du projet et de la liaison avec le bâtiment existant.
Le seuil des 20 m²
En dessous de 20 m², l'exemption ne s'applique que si deux conditions sont réunies : la surface est inférieure à 20 m² et la construction est désolidarisée du bâtiment existant (ancien article R112-9, recodifié sous L132-9 du CCH). Si l'une de ces deux conditions manque, l'obligation s'applique. Concrètement :
- Extension ≥ 20 m², accolée ou non : G2 ou techniques forfaitaires obligatoires en zone RGA. Pas d'exemption possible au-delà de 20 m².
- Surélévation qui modifie les charges sur les fondations : obligation en zone RGA. Ajouter un étage augmente le poids sur des fondations qui n'étaient pas dimensionnées pour cela.
- Extension < 20 m² mais accolée à la maison (fondations liées) : l'exemption ne s'applique pas. L'extension n'est pas désolidarisée, donc l'obligation reste.
- Extension < 20 m² et désolidarisée (garage indépendant, abri séparé) : pas d'obligation. Les deux conditions de l'exemption sont remplies.
Quel budget prévoir
Pour un projet d'agrandissement, prévoyez un budget de 1 500 à 2 200 € pour la G2-AVP. Le géotechnicien vérifiera notamment la compatibilité entre les fondations existantes et celles de l'extension. Si la maison d'origine repose sur des semelles filantes à 50 cm de profondeur et que l'extension nécessite des micropieux à 3 m, les deux parties du bâtiment ne bougeront pas de la même façon. La G2 anticipe ce problème.
Piscine, garage, hors zone argileuse : pas d'obligation
Beaucoup de propriétaires pensent que l'étude de sol est obligatoire dans tous les cas. C'est faux. Les tableaux ci-dessus détaillent chaque situation. Voici les cas les plus fréquents où la loi ÉLAN ne l'impose pas.
Piscine, garage, abri de jardin
La loi ÉLAN ne mentionne pas les piscines. Aucune obligation légale pour une étude de sol avant de creuser une piscine. En revanche, certaines communes imposent une étude via le PLU ou le permis de construire, notamment en zone argileuse ou en terrain en pente. Vérifiez auprès de votre mairie.
Les constructions légères de moins de 20 m² qui n'affectent pas les fondations de la maison ne sont pas soumises à l'obligation. Un garage désolidarisé de la maison entre dans cette catégorie. Car un garage accolé dont les fondations sont liées à celles de la maison change la donne : le sol supporte une charge supplémentaire et les deux ouvrages ne bougent pas de la même façon.
Vente d'une maison existante et autres exemptions
La G1 obligatoire concerne uniquement la vente de terrain non bâti constructible. Si vous vendez une maison déjà construite, aucune étude de sol n'est exigée par la loi ÉLAN. Exception : si une partie du terrain restant est non bâtie et constructible, la G1 peut être exigée pour cette portion.
Un changement de destination (transformer un local commercial en habitation) n'entre pas dans le dispositif si les travaux ne touchent pas aux fondations. Un terrain non constructible n'est pas concerné non plus.
Bon à savoir : même quand l'étude n'est pas obligatoire, elle reste le meilleur moyen d'éviter des fondations inadaptées. Le coût d'une G2 (1 800 à 2 500 €) représente moins de 2 % du budget d'une maison. Une reprise en sous-oeuvre après fissures coûte entre 15 000 et 40 000 €.
Savoir si votre terrain est en zone argileuse (RGA)
La carte des zones d'exposition RGA détermine à elle seule si l'étude de sol est obligatoire ou non. Trois niveaux d'exposition : faible (pas d'obligation), moyen (obligation G1 vente + G2 CCMI) et fort (même obligation, avec fondations renforcées).
Vérifier l'exposition de votre terrain
Rendez-vous sur Géorisques.gouv.fr, renseignez l'adresse ou la référence cadastrale de votre parcelle, et sélectionnez le calque « Argiles ». La carte affiche le niveau d'exposition en trois couleurs : jaune (faible), orange (moyen), rouge (fort). C'est le seul outil officiel. Les cartes sur d'autres sites ne font pas foi.
La nouvelle carte du 9 janvier 2026
L'arrêté du 9 janvier 2026 actualise la carte de 2020 pour intégrer les effets du changement climatique et la sinistralité récente. Environ 240 000 sinistres RGA ont été enregistrés entre 2018 et 2022, soit 58 % du total depuis 1989 (source : Géorisques / PNACC-3, plan national d'adaptation au changement climatique). Le nombre de maisons individuelles exposées passe de 10,4 millions à 12,1 millions.
| Critère | Carte 2020 | Carte 2026 |
|---|---|---|
| Part du territoire en zone moyenne/forte | 48 % | 55 % |
| Maisons individuelles exposées | 10,4 millions | 12,1 millions |
| Date d'entrée en vigueur | 1er octobre 2020 | 1er juillet 2026 |
| Régions les plus impactées | Centre, Sud-Ouest | + Auvergne-Rhône-Alpes, Grand Est, Bourgogne-Franche-Comté |
Le nouveau zonage est applicable aux compromis de vente et aux contrats de construction signés à compter du 1er juillet 2026. Si votre commune passe d'exposition faible à moyenne, l'étude de sol deviendra obligatoire pour toute vente de terrain ou construction en CCMI à partir de cette date.
Important : les actes signés avant le 1er juillet 2026 restent soumis à la carte de 2020. Vérifiez dès maintenant le classement de votre parcelle sur la nouvelle carte, déjà consultable sur Géorisques (version 2026).
Vendre ou construire sans étude de sol : les conséquences
La loi ÉLAN ne prévoit pas de sanction pénale spécifique pour l'absence d'étude de sol. Mais les conséquences civiles et financières sont lourdes.
Pour le vendeur de terrain (G1 manquante)
Le notaire vérifie la présence de la G1 avant de rédiger le compromis. Sans étude, la vente est bloquée en pratique. Si malgré tout l'acte est signé sans G1, l'acquéreur dispose de recours :
- Annulation de la vente pour vice du consentement (l'acheteur n'a pas été informé des risques du sol).
- Dommages-intérêts si des désordres apparaissent et que l'absence de G1 a privé l'acheteur d'une information sur les risques.
- Manquement au devoir d'information du vendeur, obligation d'ordre public à laquelle les parties ne peuvent pas déroger (article 1112-1 du Code civil).
Pour le constructeur (G2 absente en zone RGA)
Sans G2, le constructeur doit appliquer les techniques particulières définies par l'arrêté du 22 juillet 2020 (fondations béton armé à 0,80 m minimum en zone moyenne, 1,20 m en zone forte, vide sanitaire, chaînages). Ces mesures forfaitaires coûtent systématiquement plus cher que des fondations calculées sur mesure à partir d'une G2.
En cas de sinistre, la garantie décennale peut être remise en cause si les fondations ne respectent ni les préconisations d'une G2 ni les techniques particulières. Et l'assurance dommages-ouvrage peut refuser de couvrir les désordres ou majorer fortement la prime.
À noter : un terrain vendu sans étude de sol en zone RGA expose le vendeur à des poursuites même si l'acquéreur était en possession d'une G2 de conception. La G1 est une obligation d'information distincte et autonome.
Qui paie : vendeur, acheteur ou constructeur
La répartition des coûts est fixée par la loi. Pour les détails, consultez notre page complète qui paie l'étude de sol.
| Étude | Qui paie | Coût moyen | Précisions |
|---|---|---|---|
| G1-PGC (vente terrain) | Vendeur | 800 - 1 300 € | Lotisseur si lotissement. Négociable dans le compromis (rare) |
| G2-AVP (construction CCMI) | Maître d'ouvrage | 1 800 - 2 500 € | Souvent intégrée au prix du CCMI par le constructeur |
| G2-PRO (dimensionnement détaillé) | Maître d'ouvrage | 2 800 - 3 500 € | Phase complémentaire, souvent commandée avec la G2-AVP |
| G2 (extension) | Propriétaire | 1 500 - 2 200 € | Inclut la vérification des fondations existantes |
En CCMI, l'article R231-5 du Code de la construction inclut les frais d'études du terrain dans le prix convenu. Le constructeur ne devrait pas facturer la G2 en supplément. En pratique, certains constructeurs demandent au maître d'ouvrage de fournir l'étude avant la signature, pour pouvoir adapter le devis aux réalités du sol.
Les dates clés de la réglementation
Depuis 2018, la réglementation a évolué en plusieurs étapes. Voici les dates à retenir.
| Date | Texte | Ce qui change |
|---|---|---|
| 23 novembre 2018 | Loi ÉLAN n° 2018-1021, article 68 | Création des articles L112-20 à L112-25 du CCH (obligation G1 vente + G2 CCMI en zone RGA) |
| 22 mai 2019 | Décret n° 2019-495 | Précise les zones, le contenu des études et les conditions d'application |
| 22 juillet 2020 | Trois arrêtés (zones RGA, contenu études, techniques particulières) | Publication de la carte RGA, contenu de la G1 et de la G2, règles forfaitaires |
| 1er octobre 2020 | Entrée en vigueur | L'obligation s'applique à tous les actes de vente et contrats de construction signés à partir de cette date |
| 1er juillet 2021 | Ordonnance n° 2020-71 (recodification) | L112-20 à L112-25 deviennent L132-4 à L132-9. Ancienne numérotation abrogée |
| 1er janvier 2024 | Arrêté du 21 décembre 2023 | Attestation DAACT RGA obligatoire pour les permis déposés après cette date en zone RGA |
| 9 janvier 2026 | Arrêté modifiant l'arrêté du 22 juillet 2020 | Nouvelle carte RGA : 55 % du territoire en zone moyenne/forte. 12,1 millions de maisons exposées |
| 1er juillet 2026 | Entrée en vigueur nouvelle carte | Le nouveau zonage s'applique aux compromis et contrats signés à partir de cette date |
Pour les références législatives complètes, la page du ministère de l'Écologie centralise les informations sur le dispositif RGA et les textes en vigueur.
La numérotation L112-20 à L112-25 que l'on trouve encore sur certains sites est abrogée depuis le 1er juillet 2021. La numérotation en vigueur est L132-4 à L132-9 du Code de la construction et de l'habitation.
Questions fréquentes
L'étude de sol est-elle obligatoire pour vendre un terrain constructible
La G2 est-elle obligatoire pour construire une maison en CCMI
L'étude de sol est-elle obligatoire hors zone argileuse
Qui paie l'étude de sol, le vendeur ou l'acheteur
L'étude de sol est-elle obligatoire pour une piscine
L'étude de sol est-elle obligatoire pour une extension
Comment savoir si mon terrain est en zone RGA
Depuis quand l'étude de sol est-elle obligatoire
La nouvelle carte RGA 2026 change-t-elle les obligations
Combien de temps l'étude de sol reste-t-elle valable
L'étude de sol est-elle obligatoire pour un permis de construire
Que se passe-t-il si le vendeur ne fournit pas la G1
À retenir
- L'étude de sol est obligatoire dans trois cas précis : vente terrain en zone RGA (G1 vendeur), construction CCMI en zone RGA (G2 ou techniques forfaitaires), extension ≥ 20 m² en zone RGA (G2). En dessous de 20 m², l'exemption n'existe que si la construction est désolidarisée du bâtiment existant.
- Hors zone RGA, aucune obligation légale, mais le DTU 13.1 rend la G2 incontournable pour toute construction.
- Piscine, garage, cabanon, construction hors CCMI : pas d'obligation loi ÉLAN.
- La carte 2026 (arrêté du 9 janvier 2026) élargit les zones à 55 % du territoire dès le 1er juillet 2026.
- Comptez 800 à 1 300 € pour une G1, 1 800 à 2 500 € pour une G2-AVP.
- Sans G1 à la vente : risque d'annulation et de dommages-intérêts. Sans G2 en CCMI : techniques particulières plus coûteuses.