Fissures en escalier sur la façade, porte d’entrée qui ne ferme plus, carrelage qui se soulève, chaussée qui ondule, mur de soutènement qui penche. Quand un bâtiment ou un ouvrage bouge, la cause se trouve presque toujours dans le sol. L’étude G5 est le diagnostic géotechnique qui descend sous les fondations pour identifier cette cause et proposer une réparation adaptée. On vous explique dans quels cas la demander, comment elle se déroule, combien elle coûte, et ce qu’elle change pour votre dossier d’assurance.
Sommaire
À quoi sert la G5 et dans quels cas la demander
La mission G5, définie par la norme NF P 94-500, est un diagnostic géotechnique ponctuel. Elle intervient à tout moment de la vie d’un ouvrage, indépendamment des missions G1, G2, G3 ou G4. Son objectif : étudier un élément géotechnique précis (un tassement, une fissuration, un affaissement) pour en trouver la cause dans le sol. La G5 concerne tous les types d’ouvrages : maison individuelle, immeuble collectif, mur de soutènement, route, parking, ouvrage d’art.
Parmi les différentes missions géotechniques normalisées, la G5 est la seule à ne pas s’inscrire dans l’enchaînement classique des études de conception. Et c’est la plus courante après un sinistre lié à la sécheresse.
Les situations qui déclenchent une G5 sont variées. En voici les principales :
- Fissures après sécheresse. L’argile se rétracte en été sous les fondations, puis regonfle avec les pluies. Le mouvement crée des fissures en escalier sur les murs porteurs, des décollements entre l’extension et le bâti principal, ou des déformations de dalle.
- Tassement différentiel. Un côté du bâtiment s’enfonce plus que l’autre, parce que le sol porteur n’est pas à la même profondeur partout. Sur une maison, les portes frottent et les fissures suivent une diagonale nette. Sur un immeuble ou un ouvrage d’art, les joints de dilatation se déforment.
- Affaissement localisé. Un ancien puits comblé, un remblai mal compacté ou une canalisation qui fuit depuis des années : le sol cède sous un point précis du bâtiment ou de la voirie.
- Carrière souterraine ou cavité. Dans le Nord, en Picardie ou en Île-de-France, d’anciennes carrières de gypse ou de calcaire peuvent s’effondrer sous une construction.
- Dissolution de gypse. En Provence ou dans le Bassin parisien, l’eau dissout lentement le gypse dans le sous-sol, créant des vides qui provoquent des affaissements de surface.
- Fondations sous-dimensionnées sur bâtiment ancien. La construction a été réalisée sans étude de sol. Les fondations ne descendent pas assez profond, ou ne correspondent pas à la nature du terrain. C’est fréquent sur les maisons d’avant les années 1990, mais aussi sur des murs de soutènement ou des extensions construites sans dimensionnement.
Bon à savoir La G5 ne porte pas sur la totalité du bâtiment. Elle se concentre sur un élément géotechnique précis : la cause des fissures, la tenue des fondations, le comportement d’une couche d’argile sous la dalle. Si le diagnostic révèle un problème qui nécessite des travaux de reprise, une étude de conception (G2) et un suivi d’exécution (G3/G4) seront commandés ensuite.
Comment se déroule une G5 sur votre terrain
Enquête documentaire et visite sur site
Le géotechnicien commence par rassembler les documents existants : plan de masse, rapport G1 ou G2 s’il y en a un, photos des fissures, relevés de géomètre, historique du bâtiment. Il consulte les cartes géologiques du BRGM et vérifie l’exposition au retrait-gonflement des argiles sur Géorisques.
Sur place, il inspecte chaque fissure : position, orientation, largeur (mesurée au fissuromètre), évolution récente. Il observe aussi l’environnement du bâtiment : arbres proches (un chêne à moins de 5 mètres d’une fondation peut assécher l’argile sur plusieurs mètres de profondeur), pente du terrain, état des goûttières et canalisations, présence d’un vide sanitaire ou d’un dallage sur terre-plein.
Investigations géotechniques ciblées
La G5 ne couvre pas tout le terrain. Le géotechnicien concentre ses sondages autour de la zone dégradée. Le programme d’investigations dépend du problème constaté et du type d’ouvrage (maison, immeuble, route, ouvrage d’art).
Sur une maison fissurée après une sécheresse, par exemple, il réalise généralement 2 à 4 sondages au pénétromètre dynamique ou au pressiomètre à proximité des fondations, à des profondeurs de 5 à 10 mètres. Il prélève des échantillons d’argile pour les envoyer au laboratoire : limites d’Atterberg (qui mesurent la plasticité de l’argile), profil hydrique (teneur en eau à différentes profondeurs), retrait linéaire. Ces analyses confirment si le sol a la propension au retrait-gonflement.
Car c’est la première question à trancher : le sol sous vos fondations contient-il de l’argile sensible, et cette argile a-t-elle bougé lors des épisodes de sécheresse récents.
Attention Une reconnaissance de fondations fait partie du programme de la G5. Le géotechnicien creuse au pied d’un mur porteur (fouille manuelle d’environ 1 mètre) pour mesurer la profondeur réelle de la semelle et observer le sol en contact direct avec le béton. Si la fondation ne descend qu’à 40 cm dans de l’argile gonflante, le diagnostic est posé.
Ce que contient le rapport G5
Le rapport G5 est le document technique que vous transmettrez à votre assureur, à l’expert ou au tribunal. Il contient des données précises et vérifiables, pas des généralités.
En moyenne, un rapport G5 complet fait entre 30 et 60 pages, annexes comprises. Voici ce qu’il contient.
| Document | Ce qu’il décrit | À qui il sert |
|---|---|---|
| Coupe géologique du site | Nature et épaisseur de chaque couche de sol sous l’ouvrage (argile, sable, marne, remblai), avec la profondeur de la nappe phréatique | Géotechnicien, expert d’assurance |
| Reconnaissance de fondations | Profondeur réelle de la semelle (mesurée en fouille), type de fondation (semelle filante, plots, radier), état du béton | Bureau d’études structure, entreprise de reprise |
| Résultats d’essais in situ | Pression limite et module pressiométrique (en kPa), résistance de pointe au pénétromètre, profondeur du refus | Ingénieur géotechnicien pour dimensionner la reprise |
| Analyses de laboratoire | Limites d’Atterberg (limite de liquidité, de plasticité, indice de plasticité), teneur en eau naturelle, retrait linéaire, granulométrie | Expert d’assurance (prouve la sensibilité du sol au retrait-gonflement) |
| Identification de la cause | Diagnostic argumenté : l’argile gonflante sous les fondations à 50 cm de profondeur a séché lors des étés 2022-2023, provoquant un retrait différentiel | Assureur, expert judiciaire, propriétaire |
| Préconisations de réparation | Solutions de confortement adaptées au cas (micropieux, résine expansive, drainage périphérique), avec estimation de faisabilité | Entreprise de travaux, maître d’ouvrage |
À noter Le rapport G5 ne remplace pas une étude de conception. Il identifie la cause et propose des pistes de réparation. Si les travaux nécessitent des micropieux ou une reprise en sous-œuvre, un bureau d’études devra ensuite réaliser une étude G2 pour dimensionner les fondations et un suivi G3/G4 pour contrôler le chantier.
Exemples de rapports G5 réels (sources publiques)
Pour visualiser à quoi ressemble un rapport G5 en pratique, voici six missions réalisées par le Cerema et des bureaux d’études publics. Ces exemples couvrent des infrastructures (routes, ponts, voirie), mais la méthodologie (sondages, analyses, identification des causes, préconisations) est la même que pour un bâtiment fissuré ou un mur de soutènement déformé.
Ce diagnostic G5 étudie un vaste glissement de terrain naturel affectant la RN85 dans les Alpes. La surface de glissement se situe dans les argiles grises litées, alimentée par des circulations d’eau permanentes. Le rapport identifie deux facteurs déclenchants : l’élévation des niveaux d’eau dans les sables et l’érosion torrentielle en pied de versant. Les drainages existants (galerie de 1910, tranchée des années 1980) se révèlent insuffisants pour stabiliser l’ensemble.
Ce que vous apprendrez : identification des couches instables par sondages profonds, analyse des circulations d’eau, évaluation de l’efficacité des drainages existants.
Consulter le rapportMission G5 commandée par la Région Hauts-de-France pour analyser l’origine des dégradations sur la plateforme technique du perré Risban, dans le port de Calais. Le rapport combine enquête documentaire, inspections visuelles et sondages géotechniques. C’est un bon exemple de la démarche complète d’un diagnostic G5 : identification du problème, investigations ciblées, conclusions et préconisations.
Ce que vous apprendrez : structure d’un rapport G5 type, méthodologie d’enquête documentaire, présentation des résultats de sondages.
Consulter le rapportDiagnostic G5 réalisé pour le Conseil Départemental de l’Essonne sur un ouvrage d’art présentant des désordres récurrents dans le remblai d’accès. Malgré plusieurs réparations antérieures, les difficultés revenaient à chaque fois. Le géotechnicien a défini un programme de sondages pour identifier la profondeur exacte du désordre et son origine. Un exemple concret de G5 lancée après l’échec de réparations successives.
Ce que vous apprendrez : programme d’investigations après échec de réparations, identification de désordres profonds, 36 pages d’analyses détaillées.
Consulter le rapportLa Métropole Européenne de Lille a commandé cette G5 après l’effondrement d’une fouille qui a détérioré une canalisation d’eaux usées. Le rapport associe un diagnostic géotechnique G5 et une G1-PGC, avec une proposition de méthodologie de reprise de la canalisation. Un cas intéressant où la G5 ne porte pas sur des fissures mais sur un effondrement de sol ayant endommagé un réseau enterré.
Ce que vous apprendrez : diagnostic d’effondrement de sol, interaction sol-réseau, proposition de reprise technique.
Consulter le rapportDiagnostic G5 sur un pont présentant des tassements très élevés depuis sa construction. Le rapport identifie la cause : des remblais de préchargement insuffisants n’ont pas permis de consolider le sol compressible avant la mise en charge. Les frottements négatifs sur les pieux n’ont pas été pris en compte lors de la conception initiale. Un cas pédagogique sur les conséquences d’une insuffisance de fondations.
Ce que vous apprendrez : diagnostic de tassements de fondations, analyse des frottements négatifs, pistes de reprise en sous-œuvre.
Consulter le rapportDiagnostic G5 de 119 pages commandé par la Métropole Européenne de Lille pour le réaménagement de la rue Georges Danton à Hellemmes. Le rapport reprend des investigations antérieures et les complète par de nouveaux sondages. Un exemple très complet de rapport G5 conforme à la norme NF P 94-500, avec coupes géologiques, résultats d’essais et recommandations détaillées.
Ce que vous apprendrez : structure complète d’un rapport G5 de 119 pages, méthodologie de reprise d’investigations, synthèse géotechnique pour un projet de voirie.
Télécharger le PDFG5 et assurance : le parcours du sinistré
La G5 dans le cadre Cat Nat sécheresse
Quand votre commune est reconnue en état de catastrophe naturelle pour sécheresse (par arrêté interministériel publié au Journal Officiel), vous disposez de 30 jours pour déclarer le sinistre à votre assureur multirisque habitation.
L’assureur missionne alors un expert d’assurance. Cet expert inspecte le bâtiment, photographie les fissures et rédige un rapport. Mais il n’est pas géotechnicien : il ne fore pas, ne prélève pas d’argile, et ne mesure pas la profondeur des fondations. C’est là que la G5 entre en jeu.
L’étude G5 fournit les données techniques que l’expert d’assurance ne possède pas : les limites d’Atterberg, le profil hydrique, la profondeur des fondations, la nature exacte du sol. Ces mesures permettent de prouver (ou d’infirmer) que l’argile sous votre bâtiment est sensible au retrait-gonflement et qu’elle a effectivement bougé pendant la sécheresse.
Depuis le 1er janvier 2024, la loi renforce la prise en charge : les indemnisations doivent couvrir les travaux permettant un arrêt durable des désordres, lorsque l’expertise constate une atteinte à la solidité du bâtiment. Et le propriétaire est tenu d’affecter l’indemnité à la réalisation effective des réparations (ordonnance du 8 février 2023, articles L125-1 et suivants du Code des assurances).
Important Environ 240 000 sinistres liés au retrait-gonflement des argiles ont été recensés entre 2018 et 2022, soit 58 % de la totalité des sinistres RGA depuis 1989 (source : Géorisques). La sécheresse géotechnique représente aujourd’hui 56 % de la sinistralité Cat Nat totale sur les cinq dernières années (CCR, bilan 2024).
Le périmètre des zones concernées s’élargit. L’arrêté du 9 janvier 2026 fait passer les zones d’exposition moyenne ou forte de 48 % à 55 % du territoire métropolitain dès le 1er juillet 2026, soit 12,1 millions de maisons individuelles exposées (source : Service-public.gouv.fr).
La G5 pour expertise judiciaire et contre-expertise
Si votre assureur refuse l’indemnisation ou sous-évalue les dégâts, la G5 devient une pièce maîtresse.
Première option : la contre-expertise amiable. Vous faites réaliser une G5 par un bureau d’études géotechnique indépendant. Le rapport, avec ses sondages, ses analyses de laboratoire et ses conclusions argumentées, vient contredire ou compléter le rapport de l’expert d’assurance. La plupart des contrats multirisque habitation incluent une garantie protection juridique qui prend en charge ce type d’expertise.
Deuxième option : l’expertise judiciaire. Un juge nomme un expert judiciaire qui, dans la grande majorité des cas, demande une G5 pour statuer. Le rapport G5 devient alors la base technique du jugement. Il établit la composition du sol, la cause du sinistre, et le lien entre la sécheresse et les désordres constatés.
Pour en savoir plus sur le parcours complet en cas de sinistre sécheresse (déclaration, délais, arrêté Cat Nat, recours), consultez notre page dédiée : la G5 en cas de sinistre sécheresse.
Les solutions de réparation après une G5
Le rapport G5 ne se contente pas de nommer la cause. Il préconise des solutions de confortement adaptées à votre cas. Voici les principales techniques utilisées, avec leurs cas d’usage et leurs fourchettes de coût.
| Technique | Cas d’usage | Coût indicatif |
|---|---|---|
| Micropieux | Fondations trop peu profondes sur argile gonflante. Les micropieux (8 à 15 m de profondeur) traversent la couche d’argile instable pour s’ancrer dans le sol dur en dessous. | 15 000 à 40 000 € |
| Résine expansive | Tassement modéré sous dalle ou semelle. On injecte de la résine polyuréthane sous pression pour combler les vides, stabiliser le sol et relever légèrement la structure (quelques millimètres). | 5 000 à 15 000 € |
| Injection de coulis | Sol meuble ou cavité sous la fondation. Le coulis de ciment ou de bentonite remplit les vides et renforce la portance du sol. | 8 000 à 25 000 € |
| Longrines de reprise | Semelles fragmentées ou insuffisantes. On coule une poutre en béton armé (longrine) sous le mur porteur pour redistribuer les charges sur une surface plus large. | 10 000 à 30 000 € |
| Drainage périphérique | Eau stagnante au pied des fondations, nappe haute, terrain imperméable. Le drain évacue l’eau loin des fondations et réduit les variations d’humidité de l’argile. | 3 000 à 8 000 € |
Prix indicatifs d’après nos recherches. Les tarifs varient selon le projet et la région. Pour un chiffrage adapté, demandez un devis auprès d’un bureau d’études géotechnique.
Le choix entre ces techniques dépend de trois facteurs : la cause identifiée par la G5, la profondeur du sol porteur, et l’accessibilité du chantier. Un géotechnicien de la vallée du Rhône orientera vers des micropieux si l’argile gonflante descend à 4 m et que le calcaire est à 12 m. Un terrain plat en Beauce avec un léger tassement sous dalle se prêtera davantage à l’injection de résine.
Pour détailler les différents types de désordres et leur prise en charge, notre page sur l’expertise G5 des fissures de maison détaille chaque scénario.
Combien coûte une étude G5
Le coût moyen d’une étude G5 se situe entre 2 500 et 3 500 € pour une maison individuelle avec des fissures classiques. La fourchette complète va de 2 000 à 5 000 € pour un bâtiment résidentiel, et au-delà pour des ouvrages plus complexes (immeuble collectif, ouvrage d’art, infrastructure).
| Scénario | Investigations | Fourchette de prix |
|---|---|---|
| Fissures légères, maison de plain-pied | 2 sondages pénétrométriques, 1 reconnaissance de fondation, analyses labo (Atterberg) | 2 000 à 2 800 € |
| Fissures sévères, maison à étage | 3-4 sondages pressiométriques, 2 reconnaissances de fondations, profil hydrique complet | 2 800 à 4 000 € |
| Affaissement localisé, suspicion de cavité | Sondages profonds (10-15 m), carottage, éventuellement géoradar | 3 500 à 5 000 € |
| Lotissement ou copropriété (plusieurs bâtiments) | Programme étendu, sondages multiples, synthèse commune | 4 000 à 8 000 €+ |
| Ouvrage d’art, voirie ou mur de soutènement | Sondages profonds, carottage béton, essais spécifiques, étude de stabilité | 5 000 à 15 000 €+ |
Les coûts de réparation après diagnostic sont bien plus élevés que la G5 elle-même. Selon France Assureurs, le coût moyen d’un sinistre sécheresse par logement atteint environ 16 000 €. Mais quand une reprise en sous-œuvre par micropieux s’impose, la facture grimpe à 15 000-40 000 €. La G5 représente donc entre 5 % et 15 % du budget total de remise en état.
Pour un détail complet des prix par type de sinistre, facteurs de variation et prise en charge par l’assurance, consultez notre page tarif détaillé de l’étude G5.
Bon à savoir La G5 est à la charge du demandeur : propriétaire, maître d’ouvrage, gestionnaire d’infrastructure ou assureur. Pour les particuliers en sinistre Cat Nat, certains contrats de protection juridique prennent en charge une partie des frais de contre-expertise géotechnique. Vérifiez les conditions de votre contrat.
Ce qui distingue la G5 des missions G1 à G4
Le système des missions géotechniques se divise en deux logiques. Les missions G1, G2, G3 et G4 s’enchaînent avant et pendant la construction. La G5 intervient à tout moment, y compris 30 ans après la livraison.
| Critère | G1/G2 (avant construction) | G3/G4 (pendant chantier) | G5 (diagnostic) |
|---|---|---|---|
| Moment | Avant le dépôt de permis (G1) ou avant les travaux (G2) | Pendant le chantier de fondation | À tout moment de la vie du bâtiment |
| Objectif | Prévenir : connaître le sol pour dimensionner les fondations | Vérifier : s’assurer que le sol correspond au rapport G2 | Comprendre : trouver la cause d’un désordre dans le sol |
| Portée | Tout le terrain et tout le projet | Zones de fondation | Un élément géotechnique précis |
| Qui commande | Vendeur (G1) ou maître d’ouvrage (G2) | Entreprise de fondation (G3) ou maître d’ouvrage (G4) | Propriétaire, assureur, expert judiciaire |
| Obligation légale | G1 obligatoire en zone RGA (vendeur), G2 obligatoire en CCMI | Non obligatoire par la loi | Non obligatoire par la loi |
| Coût moyen | 800 à 1 500 € (G1), 1 800 à 3 500 € (G2) | 1 000 à 2 200 € | 2 000 à 5 000 € |
La G5 n’est pas obligatoire au sens de la loi ÉLAN. Aucun texte ne vous impose de la réaliser. Mais en pratique, elle est la seule manière de démontrer la cause géotechnique d’un sinistre et d’obtenir une indemnisation adaptée de votre assureur. Et si la situation finit au tribunal, le juge nomme un expert qui demande le plus souvent une G5.
Questions fréquentes
La G5 est-elle obligatoire après des fissures sur une maison ?
Qui paie la G5 : le propriétaire ou l’assureur ?
Combien de temps dure une étude G5 du début à la remise du rapport ?
La G5 remplace-t-elle une G1 ou une G2 sur une maison ancienne ?
La G5 couvre-t-elle aussi les fissures non liées à la sécheresse ?
Comment choisir entre micropieux et résine expansive après le diagnostic ?
L’assureur refuse l’indemnisation après la sécheresse. La G5 change-t-elle quelque chose ?
La G5 est-elle utilisable devant un tribunal ?
La G5 est-elle différente d’une expertise bâtiment classique ?
La G5 inclut-elle des prélèvements de sol envoyés en laboratoire ?
La G5 analyse-t-elle aussi les réseaux (canalisations, assainissement) ?
La zone RGA de ma commune a-t-elle un impact sur la G5 ?
À retenir
- La G5 est un diagnostic géotechnique ponctuel, réalisé après l’apparition de fissures, d’un affaissement ou d’un tassement sur tout type d’ouvrage (maison, immeuble, mur, voirie, ouvrage d’art)
- Elle identifie la cause dans le sol (argile gonflante, cavité, remblai, fondations trop peu profondes) et préconise une réparation
- Le coût moyen se situe entre 2 500 et 3 500 € pour un bâtiment résidentiel, et monte jusqu’à 5 000 € ou plus pour des sinistres complexes ou des ouvrages de génie civil
- Le rapport G5 est la pièce technique qui fait la différence dans un dossier d’assurance Cat Nat ou devant un tribunal
- La G5 ne dimensionne pas les réparations : si des micropieux ou une reprise en sous-œuvre sont nécessaires, une G2 puis une G3 suivront
- 55 % du territoire métropolitain sera classé en zone RGA moyenne ou forte dès le 1er juillet 2026 (arrêté du 9 janvier 2026)