Étude de sol pour vendre un terrain : règles, prix et recours

L'étude de sol pour vendre un terrain est l'étude géotechnique préalable, appelée G1, que le vendeur d'un terrain à bâtir situé en zone argileuse moyenne ou forte doit joindre au compromis. Depuis le 1er juillet 2026, ces zones couvrent 55 % du territoire hexagonal, contre 48 % avec la carte de 2020.

Ce guide explique qui doit la fournir, combien elle coûte, à quel moment la remettre et quels recours garde l'acheteur d'un terrain vendu sans elle.

Vente d'un terrain constructible en zone argileuse avec étude de sol G1 obligatoire

Les points clés à retenir

  • Trois conditions cumulées : terrain non bâti, constructible, classé en exposition moyenne ou forte aux argiles.
  • 800 à 1 500 € pour une parcelle courante, payés par le vendeur sauf accord écrit contraire dans l'acte.
  • 30 ans de validité sans remaniement du sol, et le rapport suit le terrain à chaque revente.
  • 5 ans pour agir en principe pour l'acheteur d'un terrain vendu sans étude, point de départ apprécié par le juge.
Sommaire

Les 3 conditions qui obligent le vendeur

Le vendeur doit fournir l'étude de sol quand les trois conditions suivantes sont réunies en même temps :

  1. Le terrain est non bâti : aucune construction n'y est édifiée au moment de la vente.
  2. Le terrain est constructible : le plan local d'urbanisme y autorise la maison individuelle.
  3. Le terrain est en zone argileuse moyenne ou forte sur la carte officielle de Géorisques.

Si une seule condition manque, vous n'avez aucune étude à fournir au titre de cette règle. Le tableau ci-dessous applique ces trois conditions aux situations les plus courantes.

Votre situationÉtude obligatoireCe qui décide
Terrain nu, constructible, en zone moyenne ou forteOuiLes trois conditions sont réunies
Terrain nu, constructible, en zone faible ou hors zoneNonCondition 3 non remplie
Terrain déjà bâti, même en zone forteNonCondition 1 non remplie
Secteur où le plan local d'urbanisme interdit la maison individuelleNonCondition 2 non remplie, seule exclusion prévue par le texte
Parcelle constructible achetée par une commune pour un trottoirOuiLes trois conditions sont réunies, le projet de l'acheteur ne compte pas
Vente aux enchères d'un terrain nu en zone moyenne ou forteOuiLes trois conditions sont réunies, l'étude rejoint le cahier des charges

Cette étude de sol obligatoire pour la vente d'un terrain vient de l'article 68 de la loi ÉLAN du 23 novembre 2018, et s'applique depuis le 1er octobre 2020. Elle figure aujourd'hui à l'article L132-5 du Code de la construction et de l'habitation : en cas de vente d'un terrain non bâti constructible, une étude géotechnique préalable est fournie par le vendeur. Le même article précise que le rapport reste annexé au titre de propriété et suit toutes les reventes du terrain. Beaucoup de pages citent encore l'ancien article L112-21 : il a été renuméroté L132-5 le 1er juillet 2021.

La loi exige les deux phases de la mission G1

Le document attendu est une étude géotechnique préalable, la mission G1 dans le langage des bureaux d'études. Elle compte deux phases, et les deux sont exigées.

Les deux phases attendues dans le rapport

Phase étude de site (G1 ES). Recherche sur la géologie de la parcelle et sur les constructions voisines, visite du terrain et des alentours. Elle aboutit à un modèle géologique préliminaire.
Phase principes généraux de construction (G1 PGC). Couches de sol sur lesquelles poser les fondations, profondeur d'ancrage envisageable, précautions de terrassement.

L'arrêté du 22 juillet 2020 qui fixe le contenu de ces études ne rend pas les sondages systématiques : l'enquête documentaire et la visite sont complétées « si besoin » par des investigations. Mais la phase des principes de construction s'appuie sur des données de sol : dans les deux rapports de mairies présentés plus bas, le bureau d'études a réalisé des sondages au pénétromètre.

Bon à savoir. Le statut de l'acheteur ne change rien. Dans sa réponse à la question écrite n° 11077, publiée au Journal officiel le 2 juin 2026, le ministère chargé du Logement confirme qu'une commune qui achète une parcelle constructible pour y aménager un trottoir reçoit quand même l'étude. Seule une règle d'urbanisme qui interdit la maison individuelle lève l'obligation, jamais le projet annoncé par l'acheteur. Vendeur particulier, promoteur, aménageur ou commune : tous sont soumis à la même règle.

Une étude documentaire seule ne suffit pas

Une étude documentaire vendue seule, sans phase de principes de construction, ne répond pas au texte. Certaines offres en ligne à quelques centaines d'euros se limitent à une compilation de cartes géologiques et d'arrêtés de catastrophe naturelle. Sur le devis, cherchez la mention des deux phases et la référence à la norme NF P 94-500 de novembre 2013. Sans ces deux éléments, vous risquez de payer deux fois.

Vérifier le classement de votre terrain

Avant même de demander un devis, consultez la carte officielle sur Géorisques, le portail des risques naturels de l'État. Vous saisissez l'adresse ou la parcelle cadastrale, et vous obtenez le niveau d'exposition aux argiles.

  • Zone faible ou hors zone : aucune obligation au titre de cette règle.
  • Zone moyenne ou forte : étude obligatoire si le terrain est aussi nu et constructible, et l'acheteur devra respecter des profondeurs de fondation minimales quand il construira.

L'arrêté du 22 juillet 2020 sur les techniques particulières de construction fixe un ancrage d'au moins 0,80 mètre en zone moyenne et 1,20 mètre en zone forte, sauf si un sol dur non argileux apparaît avant. Ces profondeurs s'imposent quand le constructeur de la maison applique ces techniques au lieu de suivre une étude de conception, dite G2. Le chiffre donne à l'acheteur un repère de surcoût connu à l'avance.

Important. La carte nationale du BRGM a changé le 1er juillet 2026. Les zones moyenne et forte couvrent 55 % du territoire hexagonal contre 48 % auparavant, soit 12,1 millions de maisons individuelles exposées au lieu de 10,3 millions. Un terrain classé en zone faible il y a deux ans a pu passer en zone moyenne. Si vous avez consulté Géorisques avant l'été 2026, refaites la recherche.

La carte est établie à partir des cartes géologiques au 1/50 000, une échelle trop large pour décrire une parcelle. Un terrain classé en zone moyenne repose parfois sur du calcaire sain, et un terrain hors zone cache parfois une poche d'argile non cartographiée. C'est l'étude à la parcelle qui tranche.

Ce que risque un vendeur sans étude

Aucune amende n'est prévue par la loi. Les conséquences sont ailleurs, et elles pèsent plus lourd : une signature reportée et une responsabilité qui dure après la vente.

La signature est retardée

Le notaire vérifie que l'étude est annexée à l'avant-contrat ou, à défaut, à l'acte authentique. En pratique, il la réclame avant de fixer un rendez-vous de signature. Vous perdez alors le temps de la commande et des sondages, avec un acheteur qui attend. Le détail de ce que l'office notarial contrôle dans un dossier de vente de terrain mérite un détour si vous préparez la signature.

La responsabilité du vendeur survit à la vente

Selon la Chambre des notaires de la Gironde, le vendeur qui ne fournit pas l'étude s'expose à trois fondements de recours : le manquement au devoir d'information, les vices du consentement et l'obligation de délivrance. Les suites possibles sont des dommages-intérêts et, sur décision de justice, l'annulation de la vente.

Deux précisions à garder en tête :

  • L'étude de l'acheteur ne vous dispense pas. Même s'il possède déjà une étude de conception pour son projet, l'article 1112-1 du Code civil interdit aux parties de limiter ou d'exclure le devoir d'information.
  • L'enjeu financier est réel. Le ministère de la Transition écologique retient un coût moyen de 16 500 euros par sinistre lié aux argiles sur une maison individuelle.

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Le prix de l'étude pour un vendeur

Comptez 800 à 1 500 euros pour un terrain courant. Une enquête du Pôle Habitat de la Fédération française du bâtiment, citée par la Chambre des notaires de la Gironde, relevait en 2020 un coût moyen de 1 010 euros toutes taxes comprises.

Configuration du terrainEffet sur le devisRaison de l'écart
Parcelle courante, accès facile pour la machine800 à 1 500 €Cas le plus fréquent
Grande parcelleHaut de la fourchettePoints de sondage plus nombreux
Terrain en pente, accès étroit, argile plastiqueAu-dessus de la fourchetteMachine sur chenilles, essais en laboratoire
Plusieurs lots vendus par le même propriétairePrix par lot négociableUn seul déplacement pour toute la zone
Ordres de grandeur pour un terrain de maison individuelle. La surface, l'accès et la géologie locale font le prix final.

Bon à savoir. Demandez plusieurs devis établis sur les mêmes informations, car les écarts entre bureaux d'études sont fréquents pour une prestation comparable. Vérifiez aussi l'assurance professionnelle du bureau d'études. Une qualification OPQIBI ou l'adhésion à un syndicat professionnel sont des indices de sérieux, sans être des obligations réglementaires.

La charge du coût se négocie. L'obligation de fournir l'étude reste au vendeur, mais la Chambre des notaires de la Gironde rappelle, en s'appuyant sur l'article 1608 du Code civil, que les parties peuvent prévoir dans l'acte un coût supporté par l'acquéreur ou partagé.

Commander l'étude et contrôler le rapport

Comptez trois à cinq semaines entre la commande et la réception du rapport, selon le planning du bureau d'études et les analyses à mener.

  1. Rassembler les pièces

    Plan cadastral, référence de la parcelle, largeur et hauteur du passage disponible pour la machine de sondage.

  2. Demander plusieurs devis

    Précisez la surface, la commune, la pente et les contraintes d'accès. Un devis établi sur des informations vagues se transforme souvent en supplément après l'intervention.

  3. Laisser l'accès libre le jour des sondages

    Votre présence n'est pas requise, mais un portail fermé ou une clôture imprévue fait repartir l'équipe.

  4. Relire le rapport à la réception

    Ne le transmettez pas au notaire sans l'avoir lu. Les points à contrôler figurent juste en dessous.

À contrôler avant de transmettre le rapport

La référence cadastrale exacte de la parcelle vendue figure en page de garde.
La norme NF P 94-500 de novembre 2013 et les deux phases sont citées.
Le niveau d'exposition aux argiles de la parcelle est indiqué.
Les coupes de sondage sont jointes, avec la profondeur atteinte et les niveaux d'eau relevés.
Une conclusion donne les fondations envisageables et leur profondeur d'ancrage.

Le format du document remis et les mentions qu'il doit porter font l'objet d'une fiche à part, consacrée à l'attestation qui accompagne une vente de terrain.

Lancez la commande dès la mise en vente, pas à la réception de l'offre d'achat. Trois semaines d'attente au moment où l'acheteur veut signer, c'est le moyen le plus sûr de le voir partir sur un autre terrain.

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Compromis, acte ou enchères : quand remettre l'étude

L'étude se remet au plus tard à la première signature.

  1. Mise en venteVérification du terrain sur Géorisques
  2. Commande de l'étudeTrois à cinq semaines jusqu'au rapport
  3. CompromisL'étude est annexée
  4. Acte authentiqueAnnexe directe s'il n'y a pas eu de compromis
  5. ReventesLe rapport suit le terrain, valable 30 ans

Le document auquel l'étude est annexée dépend du déroulé de la vente :

  • Vous signez un compromis. L'étude y est annexée. C'est le cas courant, et le notaire ou l'agent immobilier la réclame en général avant même la rédaction du document.
  • Vous vendez sans avant-contrat. L'étude est annexée directement à l'acte authentique.
  • Vente publique ou adjudication. L'étude rejoint le cahier des charges, pour que l'enchérisseur en dispose avant de s'engager.

Quand le compromis arrive avant le rapport, certains notaires acceptent une condition suspensive portant sur la remise de l'étude. C'est une tolérance de rédaction, pas une règle. Mieux vaut disposer du document avant de faire signer quoi que ce soit.

Lotissement, succession, indivision : les ventes à part

Vous vendez plusieurs lots

Une seule étude couvre plusieurs parcelles quand elles forment un ensemble géologique homogène et que les sondages sont répartis sur toute la zone. Le rapport délimite alors des secteurs et précise les lots rattachés à chacun. Si vos parcelles sont éloignées ou séparées par une rupture de terrain, le bureau d'études refusera de les traiter ensemble.

Vous avez une ancienne étude

L'article R132-6 du Code de la construction fixe la validité à trente ans, à condition qu'aucun remaniement du sol n'ait eu lieu depuis.

  • Terrassement ou remblai : le sol est remanié, la validité tombe.
  • Drainage profond ou dessouchage : le bureau d'études dit si le sol a été remanié.
  • Rapport antérieur à novembre 2013 : il ne mentionne pas les deux phases attendues, et le notaire peut demander une mise à jour.

Vente après succession

Une succession ou une donation ne sont pas des ventes et n'entraînent donc pas cette obligation. Mais l'héritier qui revend le terrain devient vendeur au sens du texte. Si une étude avait été réalisée du vivant du défunt, elle est restée annexée au titre de propriété et reste utilisable dans la limite des trente ans.

Terrain en indivision

La vente suppose l'accord des indivisaires, et la commande de l'étude suit la même logique. Le coût se répartit selon les quotes-parts. En pratique, l'un des indivisaires commande seul avec l'accord écrit des autres, ce qui évite de multiplier les signatures sur un devis.

Terrain en zone d'exposition faible

Pas d'obligation. Mais ce classement ne dit rien des autres aléas : cavité souterraine, ancienne carrière, remblai non déclaré, nappe proche de la surface. Si la parcelle montre une zone humide, un affaissement local ou des joncs, une étude reste un bon moyen d'informer l'acheteur et de vous couvrir.

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Terrain vendu sans étude : les recours de l'acheteur

L'acheteur à qui l'étude n'a pas été remise alors qu'elle était due peut agir contre le vendeur devant le tribunal judiciaire, en principe dans un délai de cinq ans. La loi ne prévoit aucune amende : tout passe par le droit civil de la vente.

Solutions pour l'acheteur d'un terrain vendu sans étude de sol G1
Fondement du recoursCe que l'acheteur doit établirIssue possible
Devoir d'information (article 1112-1 du Code civil)Le terrain était en zone moyenne ou forte et l'étude n'a pas été remiseDommages-intérêts, annulation si l'information était déterminante
Vice du consentement (erreur ou dol)Il n'aurait pas acheté, ou pas aux mêmes conditions, avec l'étude en mainAnnulation de la vente, dommages-intérêts en cas de dol
Obligation de délivranceLe document exigé par la loi manque au dossier de venteDommages-intérêts couvrant l'étude refaite et le surcoût prouvé

Ces trois fondements ne sont pas interchangeables. Chacun a ses propres conditions de preuve, et l'absence d'annexe n'entraîne ni annulation ni indemnisation automatique : le juge tranche selon le préjudice démontré. Un avocat ou un notaire choisit le fondement le plus solide avant toute action.

Le délai suit l'article 2224 du Code civil : cinq ans à partir du jour où l'acheteur a connu, ou aurait dû connaître, le manque. Le point de départ se discute au cas par cas. L'absence d'annexe se lit dans l'acte de vente, et le juge peut retenir la date de signature plutôt que celle où l'acheteur s'en est rendu compte. Mieux vaut agir dès que le manque est connu.

Les démarches à suivre, dans l'ordre :

  1. Vérifier la date de la vente. L'obligation s'applique depuis le 1er octobre 2020. Une vente antérieure ne relève pas de ce recours.
  2. Imprimer la fiche Géorisques de la parcelle, datée, avec son niveau d'exposition.
  3. Faire réaliser l'étude que le vendeur aurait dû fournir. Le rapport chiffre le risque réel, et son coût entre dans la demande d'indemnisation.
  4. Envoyer une mise en demeure au vendeur par lettre recommandée avec accusé de réception.
  5. Consulter un avocat en droit immobilier si le vendeur ne répond pas, avant toute saisine du tribunal judiciaire.

Attention. Si le compromis est signé mais pas encore l'acte authentique, demandez au notaire de reporter la signature tant que l'étude n'est pas remise. Le problème se règle alors avant la vente, sans procédure. Le notaire qui reçoit un acte sans l'annexe obligatoire peut aussi voir sa responsabilité professionnelle recherchée, le vendeur restant le premier visé.

Deux rapports de mairies aux conclusions opposées

Ces deux études ont été commandées par des mairies pour vendre des terrains communaux, et sont publiées sur leurs sites. Les deux parcelles sont classées en exposition moyenne sur la carte nationale. Les rapports aboutissent pourtant à des fondations opposées : des semelles posées sur le calcaire à Saint-Vincent-Rive-d'Olt, des pieux ou micropieux à Cenon.

01 / Lot (46)Cinq parcelles communales, Saint-Vincent-Rive-d'Olt30 pages

Commande : mairie, vente de 5 lots · Surface : environ 7 500 m² · Sondages : 10 essais au pénétromètre dynamique lourd · Carte : exposition moyenne

Les dix sondages se sont tous arrêtés sur refus entre 15 et 75 centimètres de profondeur, sur du calcaire posé sur des marno-calcaires. Aucun prélèvement pour essais de gonflement n'a été jugé utile, le calcaire étant trop proche de la surface. Pour des fondations ancrées dans le calcaire, le rapport retient un aléa faible à nul. Il recommande des semelles ancrées d'au moins 20 centimètres dans le calcaire, à 0,80 mètre minimum sous le terrain fini.

Ce que ce rapport montre : une zone moyenne sur la carte ne veut pas dire une parcelle argileuse, et une seule étude couvre ici cinq lots vendus par le même propriétaire.

Télécharger le rapport (PDF)
02 / Gironde (33)Parcelle communale rue de la Justice, Cenon29 pages

Commande : mairie, vente d'un terrain · Sondages : 2 puits à la pelle à 3 m, 2 pénétromètres à 10 m · Laboratoire : oui · Carte : exposition moyenne

Sous 15 centimètres de terre végétale, les puits ont traversé 1,30 à 1,50 mètre de remblais, puis des alluvions argileuses molles à très molles jusqu'à 4 mètres environ. L'eau est apparue vers 2,10 mètres. Le rapport écarte à ce stade le risque lié aux argiles, mais juge les fondations superficielles non envisageables et oriente vers des pieux ou des micropieux, à dimensionner dans une étude de conception. Pour l'acheteur, le budget de fondations n'a plus rien à voir avec celui d'une maison sur semelles.

Ce que ce rapport montre : l'étude de vente révèle parfois un problème plus lourd que les argiles, et c'est justement l'information que la loi veut porter à la connaissance de l'acheteur.

Télécharger le rapport (PDF)

Les erreurs qui bloquent ou fragilisent une vente

Erreurs relevées chez les vendeurs

  • Acheter une étude documentaire seule. Elle ne contient pas la phase des principes de construction. Exigez les deux phases sur le devis.
  • Commander une fois l'acheteur trouvé. Trois à cinq semaines d'attente au moment de signer, c'est le moment où un acheteur regarde ailleurs.
  • Choisir sur le seul prix. Une offre bien sous la fourchette livre rarement un rapport avec des sondages réalisés sur votre parcelle.
  • Se fier à une ancienne consultation de la carte. Le zonage a été élargi le 1er juillet 2026. Refaites la vérification.
  • Croire que l'étude de l'acheteur vous dispense. Les deux démarches sont indépendantes, et le devoir d'information ne se transfère pas.
  • Envoyer le rapport par courriel sans l'annexer. Le document doit être joint au compromis ou à l'acte. Une transmission informelle ne remplace pas l'annexe.

Questions fréquentes

L'étude de sol est-elle obligatoire pour la vente d'un terrain ?
Oui, si trois conditions sont réunies : le terrain est non bâti, il est constructible, et il se situe en zone d'exposition moyenne ou forte au retrait-gonflement des argiles. L'article L132-5 du Code de la construction impose alors au vendeur de fournir une étude géotechnique préalable. En zone faible ou hors zone, aucune obligation ne s'applique à ce titre.
Qui paie l'étude de sol lors de la vente d'un terrain ?
Le vendeur la commande et la fournit, particulier comme professionnel. Cette obligation ne se transfère pas, mais les parties peuvent prévoir dans l'acte que le coût soit supporté par l'acquéreur ou partagé. L'acheteur fera ensuite réaliser à ses frais une étude de conception pour dimensionner les fondations de sa maison.
Combien coûte l'étude pour un vendeur en 2026 ?
Entre 800 et 1 500 euros pour une parcelle courante. Le montant grimpe avec la surface, la pente et les difficultés d'accès. Une enquête du Pôle Habitat de la Fédération française du bâtiment, citée par la Chambre des notaires de la Gironde, relevait en 2020 un coût moyen de 1 010 euros toutes taxes comprises.
Le notaire peut-il refuser de signer sans étude de sol ?
En pratique, il reporte la signature. Le notaire vérifie que l'étude obligatoire est annexée à l'avant-contrat ou à l'acte authentique, et il en demande la remise dès la réception du dossier de vente. Tant que le rapport manque, le rendez-vous de signature n'est pas fixé.
Quelles conséquences si le vendeur ne fournit pas l'étude ?
Aucune amende n'est prévue, mais la responsabilité du vendeur reste engagée. L'acheteur peut invoquer le manquement au devoir d'information, les vices du consentement et l'obligation de délivrance. Les suites possibles sont des dommages-intérêts et, sur décision de justice, l'annulation de la vente.
J'ai acheté un terrain sans étude : quel délai pour agir ?
En principe cinq ans à compter du jour où vous avez connu, ou auriez dû connaître, l'absence d'étude, selon l'article 2224 du Code civil. L'absence d'annexe se lit dans l'acte, et le juge peut retenir la date de signature comme point de départ. Le recours suppose une vente conclue depuis le 1er octobre 2020 et une parcelle classée en zone moyenne ou forte.
Une étude documentaire seule suffit-elle pour vendre ?
Non. Le texte exige une étude géotechnique préalable comprenant la phase étude de site et la phase principes généraux de construction. Une compilation de cartes et d'arrêtés, sans conclusion sur les fondations, ne répond pas à cette exigence. Vérifiez que le devis mentionne les deux phases et la norme NF P 94-500 de novembre 2013.
Combien de temps faut-il pour obtenir le rapport ?
Comptez trois à cinq semaines entre la commande et la réception. Le délai couvre la planification de l'intervention, la journée de sondages, les éventuelles analyses en laboratoire, puis la rédaction. En été et dans les secteurs où les bureaux d'études sont saturés, il s'allonge.
La vente à une commune dispense-t-elle de l'étude ?
Non. Dans sa réponse à la question écrite n° 11077, publiée au Journal officiel le 2 juin 2026, le ministère chargé du Logement confirme que l'étude reste due quand une commune achète une parcelle constructible pour un usage public, un trottoir par exemple. Seule une règle d'urbanisme qui interdit la maison individuelle lève l'obligation.
L'étude suit-elle le terrain lors des reventes suivantes ?
Oui. L'article L132-5 prévoit que l'étude reste annexée au titre de propriété et suit les ventes successives. Si vous revendez un terrain acheté avec son étude, vous transmettez le même rapport, à condition qu'il ait moins de trente ans et que le sol n'ait pas été remanié entre-temps.
Faut-il une étude pour vendre un terrain hors zone argileuse ?
Non, si la parcelle est classée en exposition faible ou hors zone sur la carte officielle. Ce classement ne garantit pas l'absence de contrainte : cavité souterraine, remblai ancien, nappe proche de la surface ou pente instable restent possibles. La carte, établie à partir de cartes géologiques au 1/50 000, ne décrit pas une parcelle précise.
Peut-on vendre plusieurs lots avec une seule étude ?
Oui, quand les parcelles forment un ensemble géologique homogène et que les sondages sont répartis sur toute la zone. Le rapport délimite alors des secteurs et précise les lots rattachés à chacun. Si les parcelles sont éloignées ou séparées par une rupture de terrain, le bureau d'études imposera des rapports distincts.

À retenir

  • Le vendeur fournit l'étude préalable pour un terrain nu et constructible en zone moyenne ou forte aux argiles.
  • Les deux phases sont exigées : étude de site et principes généraux de construction.
  • L'étude est annexée au compromis ou, à défaut, à l'acte authentique.
  • Le statut de l'acheteur, commune ou particulier, ne change rien : seule une règle d'urbanisme interdisant la maison individuelle dispense.
  • L'acheteur qui n'a pas reçu l'étude dispose en principe de cinq ans pour agir, avec un point de départ apprécié par le juge.
  • Le zonage à 55 % du territoire s'applique aux ventes signées depuis le 1er juillet 2026.

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Rédigé par

La rédaction ExpertGeoTechnique.com

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