Essai Matsuo : la perméabilité du sol à niveau variable

Essai Matsuo protocole et calcul du coefficient de perméabilité K

Sur un chantier qui doit infiltrer ses eaux de pluie, un seul chiffre compte : la perméabilité du sol, en mètres par seconde. L'essai Matsuo donne cette valeur en creusant une fosse à la pelle, remplie d'eau, dont on chronomètre la descente du niveau.

Sa grande fosse teste une surface entière là où le Porchet ne sonde qu'un point. Voici comment il fonctionne, en quoi il diffère du Porchet, et quand il s'impose.

Sommaire

Ce que mesure l'essai Matsuo

L'essai Matsuo, aussi nommé essai à la fosse, sert à connaître la vitesse à laquelle l'eau s'enfonce dans le terrain. Cette vitesse porte un nom, le coefficient de perméabilité, noté K et donné ici en mètres par seconde. Plus l'eau file vite vers le bas, plus K est grand, plus le sol absorbe.

La méthode tient en une image. On creuse une grande fosse à la pelle mécanique, on la remplit d'eau, puis on laisse le niveau redescendre sans rien rajouter. La hauteur d'eau baisse au fil des minutes, et c'est cette baisse qui livre la perméabilité. Le terme niveau variable vient de là, l'eau descend librement au lieu d'être maintenue à hauteur fixe.

Ce test cible avant tout les projets qui doivent gérer l'eau de pluie sur place : noue, bassin, tranchée drainante, puits d'infiltration. Il situe le sol parmi les reconnaissances conduites directement sur le terrain, sans passer par le laboratoire. La valeur de K oriente ensuite la taille des ouvrages à poser.

Ce que la fosse apporte concrètement :

  • Une perméabilité K exprimée en mètres par seconde, sur les premiers mètres de sol.
  • Une lecture du terrain, puisque les parois de la fosse montrent la succession des couches, leur couleur et leur texture.
  • Une mesure proche du réel, car la grande surface mouillée se rapproche du fonctionnement d'un futur ouvrage d'infiltration.

Matsuo et Porchet, ce qui les distingue

Matsuo et Porchet mesurent la même chose, la capacité du sol à boire l'eau. Mais ils ne se ressemblent pas sur le terrain, et ils ne visent pas les mêmes projets. Le tableau ci-dessous met les deux essais côte à côte.

Ce qu'on compare Essai Porchet Essai Matsuo
Outil pour creuser Tarière ou bêche, petit trou Pelle mécanique, grande fosse
Taille de l'excavation Petit trou de quelques décimètres, faible profondeur Fosse rectangulaire d'environ 0,5 m de large sur 1 à 1,5 m de long, creusée à la profondeur du futur ouvrage
Niveau d'eau pendant la mesure Maintenu fixe, ou suivi en baisse Laissé descendre librement, charge variable
Saturation avant la mesure Longue, plusieurs heures Courte, 15 à 30 minutes
Surface de sol sollicitée Réduite, mesure ponctuelle Large, lecture plus représentative
Moyens à mobiliser Légers, quelques bidons d'eau Lourds, mini-pelle et apport d'eau important
Usage le plus courant Assainissement des eaux usées d'une maison Gestion des eaux de pluie et ouvrages d'infiltration
Unité fréquente du résultat K Souvent en mm/h pour l'assainissement Souvent en m/s pour les eaux pluviales

Le message du tableau tient en une phrase. Le Porchet est rapide et léger, taillé pour l'assainissement d'une maison. Le Matsuo est plus lourd à monter, mais sa grande fosse colle mieux à un futur bassin ou à une noue. Les deux se complètent souvent dans une même étude.

Le déroulement de l'essai, étape par étape

Le principe du niveau variable est simple. On noie la fosse, puis on regarde l'eau descendre toute seule. Au début elle baisse vite, puis de plus en plus lentement à mesure que le sol se charge. La pente de cette descente donne le coefficient K.

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On ouvre une fosse à la pelle

Une mini-pelle creuse une fosse rectangulaire, de l'ordre de 0,5 m de large sur 1 à 1,5 m de long, à la profondeur du futur ouvrage d'infiltration. Le fond est laissé plat, sans tasser le terrain, et les parois nettes pour que l'eau passe partout. Le moteur de la pelle est arrêté pendant la mesure, ses vibrations fausseraient le résultat.

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On mouille brièvement le sol

La fosse reçoit une première eau pour humidifier le fond et les parois, 15 à 30 minutes. Cette courte étape rapproche la mesure d'un sol déjà sollicité par la pluie, sans demander les longues heures d'imbibition d'un essai d'assainissement.

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On laisse le niveau descendre

On remplit la fosse, puis on relève la hauteur d'eau à intervalles réguliers, serrés au début puis plus espacés, sans jamais rajouter d'eau. La vitesse de descente du niveau se transforme ensuite en coefficient de perméabilité.

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On répète sur au moins trois fosses

Un sol change d'un point à l'autre de la parcelle. Trois fosses au minimum, réparties sur l'emprise des futurs ouvrages, cadrent l'écart entre les zones qui boivent l'eau et celles qui la retiennent.

La descente du niveau se traduit en coefficient K, en mètres par seconde. Un sol sableux affiche un K élevé et autorise un ouvrage compact. Une argile laisse passer l'eau lentement et impose un ouvrage plus large, parfois un stockage avant rejet. Même sur des sols peu perméables, des guides techniques de l'État montrent que les petites pluies s'infiltrent encore par des dispositifs de surface. La valeur du coefficient de perméabilité et ses repères par type de sol sont détaillés dans la fiche du lexique qui lui est consacrée.

La fosse offre un atout que les petits trous n'ont pas. Ses parois exposent les couches du sous-sol, comme une tranche de gâteau. Le technicien lit la terre végétale, le limon, l'argile ou le sable, et repère une éventuelle trace d'eau ancienne. Cette lecture du terrain accompagne le chiffre de perméabilité.

À noter : l'essai Matsuo ne se fait pas dans l'eau. Si une nappe apparaît au fond de la fosse, la descente du niveau ne mesure plus l'infiltration. Le technicien rouvre alors une fosse à côté, moins profonde, dont le fond s'arrête environ 20 cm au-dessus du niveau de nappe repéré.

Les cas où le Matsuo s'impose

L'essai Matsuo prend l'avantage dès que le projet vise à infiltrer de gros volumes d'eau de pluie. Sa grande fosse sollicite une surface proche de celle du futur ouvrage, ce qui rend la mesure plus fiable pour le dimensionnement.

Les cas où il se justifie :

  • Ouvrages d'infiltration étendus : noue, bassin, tranchée drainante, puits d'infiltration. La fosse colle à la surface réellement mise en jeu.
  • Sols hétérogènes ou peu perméables, où une mesure ponctuelle tromperait. La fosse moyenne le terrain sur une plus grande surface.
  • Dossier de gestion des eaux pluviales au titre de la rubrique 2.1.5.0 de la nomenclature de l'article R.214-1 du code de l'environnement, qui encadre le rejet et l'infiltration des eaux de pluie d'un aménagement.

Bon à savoir : pour l'assainissement des eaux usées d'une maison, ou pour un premier repérage rapide, le test Porchet plus léger reste suffisant. Les deux essais ne s'opposent pas, ils répondent à des projets différents et se croisent dans une même étude quand le terrain le demande.

Le bon réflexe avant de trancher reste d'identifier l'ouvrage prévu et la surface à drainer, puis de laisser le bureau d'études choisir l'essai adapté.

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Les limites et les précautions à connaître

L'essai Matsuo donne un ordre de grandeur solide, pas une valeur au millimètre près. Quelques points méritent l'attention avant de s'appuyer sur le résultat.

  • Pas de norme dédiée : l'essai n'est pas normalisé, et ses formules de calcul restent simplifiées, un rapport du BRGM le rappelle. Le chiffre reste une estimation.
  • Inutilisable sous l'eau : une nappe au fond de la fosse fausse la mesure, la descente du niveau ne veut alors plus rien dire.
  • Le piège du remblai : mesurer le sol en place alors que le projet prévoit de décaisser puis de remblayer au même endroit donne un chiffre sans rapport avec l'ouvrage final. Il faut tester la configuration définitive.
  • Une seule fosse ne suffit pas : trois fosses au minimum pour une valeur fiable, davantage si le terrain change vite.
  • La sécurité autour de la pelle : casque obligatoire, personne sous le bras de l'engin, et une fosse profonde à baliser pendant les mesures.

Attention : un coefficient K mesuré sur une fosse isolée ne dimensionne pas un ouvrage à lui seul. Le bureau d'études croise plusieurs fosses, applique une marge de sécurité et tient compte de la pente, du niveau de la nappe et du risque de colmatage de l'ouvrage dans le temps.

Le prix d'un essai Matsuo

Un essai Matsuo n'est presque jamais facturé seul. Il fait partie d'une étude de perméabilité ou d'une étude d'infiltration confiée à un bureau d'études. Son coût dépasse celui d'un simple Porchet, parce qu'il mobilise une mini-pelle et un apport d'eau conséquent, souvent une citerne, donc plus de temps et plus de monde sur place.

Type de prestation Ce qu'elle comprend Ordre de grandeur
Étude de perméabilité Une à trois fosses Matsuo, terrain plat et accessible, mesure de K et préconisation d'infiltration 500 à 1 200 €
Étude avec contraintes Accès difficile, plusieurs fosses, apport d'eau important, sol hétérogène 1 200 à 2 000 €
Étude pour un dossier eaux pluviales Dimensionnement complet des ouvrages, pièces pour un dossier de gestion des eaux pluviales à partir de 2 000 €

Ordres de grandeur indicatifs. Le montant dépend surtout de l'accès au terrain, du nombre de fosses et de l'eau à apporter. Un devis précise le prix pour votre projet.

Le poste qui pèse le plus, c'est la logistique de terrassement et l'apport d'eau. Une parcelle isolée, un sol qui oblige à multiplier les fosses, un dossier réglementaire à monter font monter la facture. Demander plusieurs devis en décrivant l'ouvrage prévu permet de comparer des prestations comparables.

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Des documents et protocoles à consulter

Plusieurs documents publics détaillent la méthode, ses formules et la façon dont le résultat sert au dimensionnement. Ils montrent concrètement à quoi ressemble l'essai, de la fosse creusée jusqu'au choix de l'ouvrage.

01 / Bruxelles Environnement Fiche protocole de l'essai Matsuo à la fosse fiche technique
Source : Bruxelles Environnement  ·  Type : fiche technique  ·  Contenu : protocole pas à pas

La fiche qui décrit l'essai Matsuo de bout en bout : matériel, dimensions de la fosse, durée de saturation, relevés du niveau toutes les 5 puis 15 minutes, et la formule de calcul du coefficient K. Elle fournit une feuille d'essai à remplir directement sur le terrain.

Ce que vous y trouverez : le déroulé exact d'un essai sur le terrain, du creusement de la fosse au calcul de la perméabilité.

Télécharger la fiche (PDF)
02 / DRIEAT Guide technique francilien sur les eaux pluviales guide complet
Source : Services de l'État en Île-de-France (DRIEAT)  ·  Type : guide technique  ·  Sujet : gestion des eaux de pluie

Le guide francilien d'instruction des dossiers eaux pluviales. Il pose le cadre réglementaire de l'infiltration au titre de la rubrique 2.1.5.0, la gestion des petites pluies et le dimensionnement des ouvrages, là où la mesure de perméabilité du sol prend tout son sens.

Ce que vous y trouverez : le cadre officiel de l'infiltration des eaux pluviales et la place de la mesure de perméabilité.

Télécharger le guide (PDF)
03 / BRGM Mesure de la perméabilité d'un sol non saturé rapport technique
Source : BRGM, service géologique national  ·  Type : rapport  ·  Contenu : méthodes d'essai

Un rapport qui décrit l'essai Matsuo parmi les méthodes de mesure de perméabilité d'un sol non saturé : principe, mise en œuvre, calcul et limites. Il rappelle que les formules de Matsuo restent simplifiées, ce qui explique pourquoi le résultat se lit comme un ordre de grandeur.

Ce que vous y trouverez : le fonctionnement de l'essai et ses limites de précision, sources à l'appui.

Télécharger le rapport (PDF)
04 / Cerema Commander une étude d'infiltrabilité des sols publication
Source : Cerema  ·  Type : recommandations  ·  Pour : maîtres d'ouvrage et aménageurs

Un guide qui aide à rédiger une bonne commande d'étude d'infiltrabilité : notions de perméabilité, contexte réglementaire, étapes d'un projet et fiche d'aide à la rédaction d'un cahier des charges. Utile pour cadrer ce qu'on attend d'un bureau d'études avant des essais Matsuo.

Ce que vous y trouverez : comment demander la bonne étude et quoi exiger dans le rapport de perméabilité.

Consulter la publication

L'essai Matsuo en bref

Les repères à retenir, rassemblés sur une vue.

En bref L'essai Matsuo
Type d'essai À la fosse, à niveau variable, l'eau descend librement
Ce qu'il donne La perméabilité K du sol, en mètres par seconde
Pour quoi faire Dimensionner l'infiltration des eaux de pluie et les ouvrages associés
Comment Fosse à la pelle, courte saturation, suivi de la descente du niveau, trois fosses au moins
Sol favorable Sableux à limoneux, infiltration franche, ouvrage compact
Sol défavorable Argile ou nappe haute, infiltration lente, stockage ou autre solution
Cadre Essai non normalisé, dossier eaux pluviales pour l'infiltration, DTU 64.1 et arrêté du 7 septembre 2009 pour l'assainissement

Avant de lancer l'étude, quelques réflexes évitent les déconvenues.

Avant de commander une étude d'infiltration

Vérifier le zonage pluvial et le règlement de votre commune, qui fixent ce qui est permis sur la parcelle.
Demander des fosses au bon endroit, là où les futurs ouvrages d'infiltration seront posés, pas ailleurs.
Exiger plusieurs essais et une valeur de K argumentée, pas un chiffre unique sorti d'une seule fosse.
Tester la configuration finale du terrain si des terrassements sont prévus au même endroit.

Questions fréquentes

Qu'est-ce que l'essai Matsuo
L'essai Matsuo, aussi nommé essai à la fosse, mesure la perméabilité d'un sol sur le terrain. On creuse une fosse à la pelle mécanique, on la remplit d'eau, puis on suit la descente du niveau au fil du temps. Cette baisse donne le coefficient de perméabilité K, en mètres par seconde, qui sert à dimensionner l'infiltration des eaux de pluie.
Comment se déroule un essai Matsuo
Une mini-pelle creuse une fosse rectangulaire, de l'ordre de 0,5 m de large sur 1 à 1,5 m de long, à la profondeur du futur ouvrage. On laisse saturer 15 à 30 minutes, puis on remplit la fosse et on relève la hauteur d'eau à intervalles réguliers, sans rien rajouter. La vitesse de descente donne la perméabilité. L'essai se répète sur au moins trois fosses.
Qu'est-ce que la mesure à niveau variable
À niveau variable veut dire que l'eau descend librement dans la fosse, au lieu d'être maintenue à hauteur fixe. On remplit, puis on observe la baisse du niveau au fil des minutes. Plus le niveau chute vite, plus le sol absorbe. Cette descente, mesurée dans le temps, se transforme en coefficient de perméabilité.
Quelle différence entre l'essai Matsuo et l'essai Porchet
Le Porchet se fait dans un petit trou à la tarière ou à la bêche, avec des moyens légers, surtout pour l'assainissement des eaux usées. Le Matsuo se fait dans une grande fosse à la pelle mécanique, à niveau variable, et sollicite une plus grande surface de sol. Il vise surtout la gestion des eaux de pluie et les ouvrages d'infiltration.
Quand préférer l'essai Matsuo à l'essai Porchet
On choisit le Matsuo dès qu'il faut infiltrer de gros volumes d'eau de pluie, pour une noue, un bassin, une tranchée drainante ou un puits d'infiltration. Sa grande fosse colle à la surface du futur ouvrage et donne une mesure plus représentative. Le Porchet, plus léger, suffit pour un assainissement de maison ou un repérage rapide.
Comment obtient-on le coefficient K avec l'essai Matsuo
On relève la hauteur d'eau dans la fosse à intervalles réguliers, puis on étudie la courbe de descente du niveau en fonction du temps. Le calcul tient compte de la géométrie de la fosse pour en déduire le coefficient de perméabilité K, en mètres par seconde. Les formules restent simplifiées, le résultat se lit donc comme un ordre de grandeur.
À quoi sert l'essai Matsuo pour les eaux pluviales
Il indique si le sol peut absorber l'eau de pluie et à quelle vitesse. Ce résultat sert à dimensionner les ouvrages d'infiltration et à monter un dossier de gestion des eaux pluviales. Un sol perméable autorise un ouvrage compact, un sol fermé impose un ouvrage plus grand ou un stockage avant rejet.
Quels sont les avantages de l'essai Matsuo
Sa grande fosse sollicite une large surface de sol, ce qui rapproche la mesure du fonctionnement réel d'un ouvrage d'infiltration. Les parois exposent les couches du terrain, une lecture utile en complément du chiffre. La méthode reste directe et donne une perméabilité fiable pour le dimensionnement des dispositifs d'eaux pluviales.
Quelles sont les limites de l'essai Matsuo
L'essai n'est pas normalisé et ses formules de calcul restent simplifiées, le résultat est un ordre de grandeur. Il ne se fait pas en présence d'une nappe au fond de la fosse. Il demande une mini-pelle et beaucoup d'eau, donc plus de moyens. Mesurer le sol en place alors qu'un remblai est prévu fausse la valeur.
À quelle profondeur réalise-t-on un essai Matsuo
La fosse est creusée à la profondeur du futur ouvrage d'infiltration, souvent autour d'un demi-mètre, parfois plus selon le dispositif prévu. La règle est de mesurer là où l'eau s'infiltrera réellement. Si une nappe apparaît, on ouvre une fosse moins profonde à côté, dont le fond s'arrête environ 20 cm au-dessus du niveau de nappe repéré.
Quel est le prix d'un essai Matsuo
L'essai n'est presque jamais vendu seul. Il fait partie d'une étude de perméabilité ou d'infiltration, dont l'ordre de grandeur va d'environ 500 à plus de 2 000 € selon l'accès, le nombre de fosses et l'eau à apporter. Il coûte plus qu'un Porchet, car il mobilise une mini-pelle et une citerne. Plusieurs devis permettent de comparer.
Quelle norme encadre l'essai Matsuo
L'essai Matsuo n'a pas de norme propre, il est non normalisé. Pour l'assainissement, il s'inscrit dans le cadre du DTU 64.1 et de l'arrêté du 7 septembre 2009. Pour les eaux pluviales, l'infiltration relève d'un dossier de gestion des eaux de pluie au titre de la nomenclature de l'article R.214-1 du code de l'environnement.

À retenir

  • L'essai Matsuo mesure la perméabilité K du sol en mètres par seconde, dans une grande fosse à niveau variable.
  • Il vise surtout l'infiltration des eaux de pluie et le dimensionnement des noues, bassins et tranchées drainantes.
  • Face au Porchet, il sollicite une plus grande surface mais demande une mini-pelle et un apport d'eau important.
  • Protocole : fosse à la pelle, courte saturation de 15 à 30 minutes, suivi de la descente du niveau, trois fosses au minimum.
  • Essai non normalisé, à éviter en présence de nappe, et à réaliser sur la configuration finale du terrain.
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Rédigé par

Marc Cordeval

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