Essais in-situ : reconnaître le sol sur le terrain

Mise en place d'un Essais In-Situ

Pressiomètre, pénétromètre, essai Porchet : un rapport de sol aligne des noms d'essais sans toujours dire ce qu'ils mesurent. Chacun répond à une question concrète : à quelle profondeur le sol devient porteur, comment il se déforme sous une charge, ou à quelle vitesse l'eau s'y infiltre. On passe en revue chaque essai de terrain, ce qu'il mesure et comment le repérer dans votre étude.

Sommaire

L'essai in-situ mesure le sol là où il se trouve

Un essai in-situ se fait directement sur le terrain, dans le sol en place. C'est sa différence avec un essai de laboratoire, qui demande de prélever un échantillon, de le transporter et de le tester sur une paillasse. Le terrain garde sa structure, son humidité et sa compacité réelles pendant la mesure.

Cette mesure sur place sert à trois choses concrètes :

  • Connaître la résistance du sol à chaque profondeur, pour savoir à quelle profondeur poser les fondations.
  • Repérer les couches traversées : une argile molle au-dessus d'un sable dur, un remblai en surface, une poche d'eau.
  • Mesurer la perméabilité, soit la vitesse à laquelle l'eau s'infiltre, pour un assainissement ou un drainage.

Avant même de sortir le matériel, le bureau d'études regarde ce que le sous-sol a déjà révélé ailleurs. La Banque du Sous-Sol du BRGM met en ligne plus de 700 000 ouvrages souterrains avec leurs coupes, consultables gratuitement sur le portail InfoTerre. Croisée avec la carte géologique du secteur, cette base oriente le choix des essais et le nombre de points à sonder. Tous ces essais s'insèrent dans la démarche complète d'une étude géotechnique, du repérage documentaire jusqu'au rapport remis au client.

Bon à savoir : terrain et laboratoire se complètent. Le pénétromètre dit à quelle profondeur le sol devient porteur. L'échantillon prélevé en parallèle part au laboratoire pour mesurer la teneur en argile ou le gonflement. Un bon rapport s'appuie sur les deux.

Le pressiomètre et le pénétromètre, les deux familles dominantes

Sur une maison ou un petit bâtiment, la quasi-totalité des sondages reposent sur deux principes. Le pressiomètre gonfle une sonde dans un forage pour mesurer comment le sol se déforme. Le pénétromètre enfonce une pointe et mesure la force qu'il faut pour avancer. Deux logiques, deux résultats, souvent combinés sur un même terrain.

Le pressiomètre Ménard dimensionne les fondations

C'est l'essai de référence en France. On place une sonde cylindrique au fond d'un forage soigneusement calibré, puis on la met sous pression par paliers successifs. Le terrain se déforme autour de la sonde, et l'appareil relève deux grandeurs : la pression limite Pl, qui traduit la résistance du sol, et le module pressiométrique EM, qui traduit sa souplesse. L'essai suit la norme NF P 94-110-1.

Ces deux paramètres alimentent directement le calcul des fondations dans les normes françaises d'application de l'Eurocode 7. C'est pour cette raison que le pressiomètre Ménard reste l'essai retenu pour dimensionner semelles et pieux. Sa contrainte : il demande deux passages, le forage d'abord, l'essai ensuite.

Le pénétromètre statique CPT lit le sol en continu

Le CPT enfonce un cône dans le sol à vitesse constante, autour de 20 mm par seconde, sans forage préalable. Pendant la descente, deux capteurs mesurent la résistance de pointe qc et le frottement latéral fs, avec un relevé tous les 2 centimètres. Le résultat est un profil détaillé, couche par couche. La norme applicable est la NF EN ISO 22476-1, qui a remplacé l'ancienne NF P 94-113.

Une variante, le piézocône (CPTu), ajoute la mesure de la pression de l'eau dans le sol. Le pénétromètre statique CPT excelle dans les sols fins et mous, sables lâches, limons, argiles. Il bute en revanche sur les graves et les bancs rocheux.

Le pénétromètre dynamique repère vite les couches dures

Ici, pas de gonflage ni de capteur fin. Une masse calibrée, le mouton, tombe d'une hauteur fixe et enfonce une pointe par battage. Pour chaque tranche de terrain franchie, on relève combien de chocs ont été nécessaires. Plus le sol résiste, plus le nombre grimpe. Rapide et économique, l'essai sert surtout à la reconnaissance et au repérage du bon sol. Il suit la norme NF EN ISO 22476-2.

Il existe en plusieurs poids, du léger (DPL) à l'ultra-lourd (DPSH). Le pénétromètre dynamique s'arrête au refus, c'est-à-dire dès qu'il ne progresse plus. Il ne ramène aucun échantillon : il dit où est le sol dur, pas de quoi il est fait.

Critère Pressiomètre Ménard Pénétromètre statique CPT Pénétromètre dynamique
Principe Sonde gonflée dans un forage Cône foncé en continu, sans forage Pointe battue par un mouton
Ce qu'il mesure Pression limite Pl et module EM Résistance de pointe qc et frottement fs Résistance au battage (coups par tranche)
Forage préalable Oui, double passage Non Non
Profondeur courante Plusieurs dizaines de mètres Jusqu'à 20 à 30 m en sols mous Quelques mètres, davantage en version lourde
Usage principal Dimensionner les fondations Profil de sol détaillé en sols fins Reconnaissance rapide, repérer le bon sol
Norme NF P 94-110-1 NF EN ISO 22476-1 NF EN ISO 22476-2

Le choix dépend du sol et de l'objectif. Un terrain argileux pour une maison appelle souvent un pénétromètre pour la reconnaissance, puis un pressiomètre pour le calcul. Pour confronter plusieurs programmes d'investigation chiffrés, comparez des bureaux d'études.

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Le SPT et le scissomètre complètent la panoplie

À côté des deux familles dominantes, deux essais répondent à des besoins précis. L'un mesure une résistance par battage et ramène un échantillon, l'autre cible la tenue des argiles molles.

L'essai SPT donne la valeur N par battage

Le SPT enfonce un carottier normalisé dans le sol par battage et compte le nombre de coups pour descendre de 30 centimètres : c'est la valeur N. L'opération remonte au passage un échantillon remanié, utile pour identifier la nature du sol. La norme applicable est la NF EN ISO 22476-3.

L'essai est largement répandu dans le monde anglo-saxon. En France, le pressiomètre lui est préféré pour le dimensionnement, et la valeur N du SPT sert surtout de repère comparatif ou pour les projets à l'international.

Le scissomètre mesure la cohésion des argiles molles

Le scissomètre descend un moulinet à pales dans le sol, puis le fait tourner. La force nécessaire pour cisailler le terrain donne la cohésion non drainée, notée Cu. L'essai suit la norme NF EN ISO 22476-9.

Son terrain de prédilection : les argiles et les vases molles saturées, là où une pointe pénétrométrique donne peu d'informations fiables. Sur un sol portant d'un lotissement classique, le scissomètre se justifie rarement. Il devient utile en bord de marais, en zone alluviale ou sur des remblais hydrauliques.

L'essai de plaque contrôle la portance d'une plateforme

Cet essai ne sert pas à étudier le sol avant construction, mais à contrôler une surface déjà préparée : une plateforme de voirie, un fond de forme avant dallage, un remblai compacté. Une plaque rigide de 60 centimètres est chargée en deux cycles, et l'appareil mesure son enfoncement. On en tire le module sous chargement statique EV2, exprimé en mégapascals. La norme applicable est la NF P 94-117-1, et la valeur maximale mesurable est de 250 MPa.

Une version dynamique, la dynaplaque, mesure un module sous choc et suit la norme NF P 94-117-2. L'essai de plaque EV2 vérifie qu'une plateforme tiendra la charge d'une route ou d'un bâtiment avant la suite des travaux.

Attention : le module EV2 mesure la déformabilité de la plateforme, pas son taux de compactage. La norme NF P 94-117-1 ne retient d'ailleurs plus le module EV1 ni le rapport EV2 sur EV1 pour juger la qualité d'un compactage. Le contrôle du compactage relève d'autres mesures, réalisées séparément sur le chantier.

Avant d'engager des travaux de terrassement ou de fondation, faites établir un programme adapté à votre sol par des professionnels.

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Mesurer la perméabilité avant un assainissement ou un drainage

Quand le projet touche aux eaux, usées ou pluviales, la question change. On ne mesure plus la résistance du sol, mais sa capacité à laisser passer l'eau. C'est le coefficient de perméabilité, noté K, exprimé en millimètres par heure ou en mètres par seconde. Trois essais répondent à ce besoin selon la profondeur visée et l'homogénéité du terrain.

L'essai Porchet pour l'infiltration de surface

L'essai Porchet se réalise dans une fouille peu profonde, entre 30 centimètres et 1,5 mètre, souvent autour de 70 centimètres pour un assainissement. On remplit le trou d'eau et on chronomètre la vitesse à laquelle le niveau baisse, ce qui donne le coefficient K. C'est l'essai recommandé par la norme NF DTU 64.1 pour choisir une filière d'assainissement non collectif.

Le service public d'assainissement non collectif, le SPANC, exige ce rapport avant de valider une installation. Le portail interministériel détaille le rôle de l'étude de sol dans le choix de la filière. En pratique, l'essai Porchet se réalise en au moins deux ou trois points sur la parcelle, car la perméabilité varie d'un endroit à l'autre.

Lefranc et Matsuo pour aller plus profond ou sur sol hétérogène

Quand l'eau doit être mesurée en profondeur, sous la nappe, on passe à l'essai Lefranc. Il se fait dans un forage, en injectant ou en extrayant de l'eau, dans les sols meubles saturés comme les sables, les limons ou les alluvions. L'essai Lefranc donne une perméabilité ponctuelle au niveau de la cavité testée.

Sur un terrain irrégulier, où la couche d'infiltration change d'un mètre à l'autre, l'essai Matsuo mobilise une surface d'infiltration plus large et travaille à niveau variable. Il complète le Porchet quand un seul point ne suffit pas à juger le sol. Pour le détail de chaque méthode, voyez comment se mesure la perméabilité d'un sol sur le terrain. Ces mesures alimentent ensuite l'étude de sol pour un assainissement autonome.

À noter : un même terrain peut combiner plusieurs essais d'eau. Porchet en surface pour la filière d'épandage, Lefranc en forage si une nappe se trouve sous le projet. Le choix dépend de la profondeur où l'eau doit s'infiltrer et de la position de la nappe.

L'essai de pompage caractérise la nappe sous le terrain

Pour les projets plus lourds, sous-sol enterré dans la nappe, rabattement d'eau pendant un chantier, parking en infrastructure, le bureau d'études passe à l'essai de pompage. On pompe l'eau d'un puits à débit constant et on suit la baisse du niveau d'eau, le rabattement, dans des piézomètres placés autour.

L'analyse de ce rabattement donne la transmissivité de l'aquifère, sa perméabilité horizontale et le rayon d'action du pompage. Cet essai a longtemps suivi la norme NF P 94-130, remplacée par la NF EN ISO 22282-4. L'essai de pompage renseigne sur le comportement de la nappe face à un prélèvement, donnée utile avant de creuser sous le niveau de l'eau.

Pour situer votre terrain, le niveau des nappes est suivi en continu par un réseau national de piézomètres, dont les chroniques sont publiées sur la plateforme Hub'Eau de l'État.

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Repérer chaque essai dans votre rapport de sol

Une fois le rapport entre les mains, chaque essai apparaît sous son nom, avec ses valeurs et sa profondeur. Le tableau ci-dessous récapitule ce que chacun mesure, jusqu'où il descend et la norme qui l'encadre. De quoi relire votre étude sans buter sur le vocabulaire.

Essai Ce qu'il mesure Profondeur indicative Norme
Pressiomètre Ménard Pression limite Pl, module EM Plusieurs dizaines de mètres NF P 94-110-1
Pénétromètre statique CPT Résistance de pointe qc, frottement fs Jusqu'à 20 à 30 m en sols mous NF EN ISO 22476-1
Pénétromètre dynamique Résistance au battage Quelques mètres jusqu'au refus NF EN ISO 22476-2
Essai SPT Valeur N, échantillon remanié Selon le forage NF EN ISO 22476-3
Scissomètre Cohésion non drainée Cu Argiles molles, faible profondeur NF EN ISO 22476-9
Essai de plaque EV2 Module statique EV2 d'une plateforme Surface (plateforme) NF P 94-117-1
Essai Porchet Perméabilité K en surface 30 cm à 1,5 m NF DTU 64.1
Essai Lefranc Perméabilité K en forage Sous la nappe Eurocode 7 (NF EN 1997-2)
Essai Matsuo Perméabilité à niveau variable Moins de 1,5 m Référentiel perméabilité
Essai de pompage Transmissivité, perméabilité de la nappe Niveau de l'aquifère NF EN ISO 22282-4

Au-delà de ces essais de terrain, un rapport solide s'appuie aussi sur des mesures faites sur échantillon, qui relèvent des essais de laboratoire pour caractériser les sols. Avant de valider le programme avec votre bureau d'études, vérifiez quelques points simples.

Avant de valider le programme d'essais

Le nombre de points couvre la surface du projet, pas un seul sondage au centre de la parcelle.
La profondeur dépasse le niveau prévu des fondations, surtout en sol argileux sujet au gonflement.
Le type d'essai correspond au sol attendu : pressiomètre pour le calcul, perméabilité pour un assainissement.
Le niveau d'eau rencontré pendant les sondages est noté dans le rapport.
Les essais d'eau sont prévus si votre projet comporte un assainissement autonome ou un drainage.

Voir ces essais dans de vrais rapports de sol

Rien ne vaut un rapport réel pour comprendre à quoi ressemblent ces essais une fois mis bout à bout. Voici trois études géotechniques publiques, déposées sur des portails de l'État lors d'enquêtes ou d'autorisations. Elles montrent les sondages, les courbes et les valeurs Pl, EM ou qc telles qu'elles apparaissent dans un vrai document.

01 / Côte-d'Or (21) Cinq bâtiments de logements à Dijon 27 pages
Mission : G2 avant-projet  ·  Essais : pénétromètre statique lourd 20 T, pressiomètre, pelle mécanique, piézomètres  ·  Sol : remblais sur substratum

La campagne combine 6 sondages au pénétromètre statique lourd, 3 sondages destructifs avec essais pressiométriques et 2 piézomètres. Bon exemple pour voir comment les deux familles d'essais se complètent sur un même terrain, et comment les valeurs alimentent un prédimensionnement de fondations sur pieux. Le rapport détaille aussi les remarques hydrogéologiques et le niveau bas des bâtiments.

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02 / Var (83) Deux bâtiments à Fréjus 18 pages
Mission : G2 avant-projet  ·  Essais : pénétromètre dynamique, pressiomètre, essai Porchet, rabattement de nappe  ·  Sol : sables limoneux

Ce rapport ajoute la dimension eau. En plus des pénétrogrammes dynamiques et des sondages pressiométriques, il contient un essai Porchet qui mesure la perméabilité des sables limoneux, et une analyse du rabattement de nappe pour les niveaux enterrés. Pratique pour relier un essai de perméabilité à un débit d'exhaure réel sur un chantier.

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03 / Alpes-Maritimes (06) Projet hôtelier à Cap-d'Ail 54 pages
Mission : G2 avant-projet  ·  Essais : sondages carottés, essais Lefranc, essais Lugeon, Cross-Hole, piézométrie  ·  Profondeur : jusqu'à 30 m

Étude plus lourde, sur un terrain en pente près de la mer. Elle montre des essais Lefranc de perméabilité réalisés en forage, sous la nappe, au sein de sondages carottés descendus à 20 et 30 mètres. On y trouve aussi des essais Lugeon en rocher et un essai Cross-Hole de mesure des vitesses sismiques. Un bon panorama des essais d'eau en profondeur, au-delà du simple Porchet de surface.

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Questions fréquentes

Qu'est-ce qu'un essai in-situ en géotechnique
C'est une mesure réalisée directement sur le terrain, dans le sol en place, sans le rapporter au laboratoire. Le sol garde sa structure, son humidité et sa compacité réelles. Ces essais mesurent la résistance, la déformation ou la perméabilité du terrain à chaque profondeur.
Quelle différence entre pressiomètre et pénétromètre
Le pressiomètre gonfle une sonde dans un forage et mesure comment le sol se déforme sous pression. Le pénétromètre enfonce une pointe et mesure la force nécessaire pour avancer. Le pressiomètre sert à dimensionner les fondations, le pénétromètre à reconnaître rapidement les couches du sol.
À quoi sert le pressiomètre Ménard
Il mesure la pression limite et le module de déformation du sol à chaque profondeur. Ces valeurs entrent dans le calcul des semelles et des pieux selon les normes françaises d'application de l'Eurocode 7. C'est l'essai de référence en France pour dimensionner des fondations.
Comment se déroule un essai au pénétromètre dynamique
Une masse calibrée tombe d'une hauteur fixe et enfonce une pointe dans le sol par battage. Le technicien compte le nombre de coups pour chaque tranche de terrain. Plus le sol résiste, plus il faut de coups. L'essai s'arrête au refus, quand la pointe ne progresse plus.
Que mesure le pénétromètre statique CPT
Il mesure la résistance de pointe et le frottement latéral du sol, en continu, tous les 2 centimètres, pendant que le cône descend à vitesse constante. La version piézocône ajoute la pression de l'eau dans le sol. Il convient aux sols fins et mous, moins aux graves et aux roches.
À quoi sert l'essai de plaque EV2
Il contrôle la portance d'une plateforme déjà préparée, comme un fond de forme de route ou un remblai. Une plaque rigide est chargée en deux cycles, et on en tire le module EV2 en mégapascals. Cet essai mesure la déformabilité de la plateforme, pas son taux de compactage.
Comment mesure-t-on la perméabilité d'un sol sur le terrain
On verse de l'eau dans une fouille ou un forage et on mesure la vitesse à laquelle elle s'infiltre. On en déduit le coefficient de perméabilité K. L'essai Porchet teste la surface, l'essai Lefranc teste en profondeur sous la nappe, l'essai Matsuo travaille sur une surface plus large.
Quelle différence entre essai Porchet, Matsuo et Lefranc
Le Porchet mesure l'infiltration dans une fouille peu profonde, jusqu'à 1,5 mètre. Le Matsuo utilise une surface d'infiltration plus large, utile sur terrain hétérogène. Le Lefranc se réalise dans un forage, sous la nappe, dans les sols meubles saturés comme les sables et les limons.
À quoi sert le scissomètre dans les argiles
Il mesure la cohésion non drainée des argiles et des vases molles. Un moulinet à pales descend dans le sol puis tourne, et la force nécessaire pour cisailler le terrain donne le paramètre Cu. Il est utile là où une pointe pénétrométrique donne peu d'informations fiables, comme en bord de marais.
Qu'est-ce qu'un essai de pompage et que révèle-t-il
On pompe l'eau d'un puits à débit constant et on suit la baisse du niveau d'eau dans des piézomètres placés autour. L'analyse donne la transmissivité de la nappe, sa perméabilité et le rayon d'action du pompage. Cette donnée sert avant de creuser sous le niveau de l'eau souterraine.
Quelle profondeur atteignent les essais in-situ
Cela dépend de l'essai et du matériel. Le pénétromètre dynamique descend de quelques mètres jusqu'au refus. Le pressiomètre et le CPT atteignent plusieurs dizaines de mètres. Les essais de perméabilité de surface restent au-dessus de 1,5 mètre. La profondeur doit toujours dépasser le niveau des fondations.
Quel essai de perméabilité pour un assainissement non collectif
L'essai Porchet est la méthode recommandée par la norme NF DTU 64.1. Il se réalise dans une fouille peu profonde, en plusieurs points de la parcelle, et donne le coefficient K qui sert à choisir la filière. Le SPANC demande ce rapport avant de valider l'installation.

À retenir

  • Un essai in-situ mesure le sol directement sur le terrain, sans le rapporter au laboratoire.
  • Pressiomètre et pénétromètre couvrent la majorité des sondages : l'un dimensionne les fondations, l'autre reconnaît les couches.
  • L'essai de plaque EV2 contrôle la portance d'une plateforme, pas le compactage du sol.
  • Pour les eaux, le Porchet teste la surface, le Lefranc la profondeur, l'essai de pompage caractérise la nappe.
  • La plupart des essais suivent désormais les normes NF EN ISO 22476, le pressiomètre gardant la norme française NF P 94-110-1.
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Rédigé par

Marc Cordeval

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