L'étude de sol G2, ou étude géotechnique de conception, est la mission qui fixe les fondations d'une maison précise à partir de sondages réalisés sur la parcelle. Elle coûte 1 500 à 3 500 € selon la phase commandée.
Ce guide détaille ses trois phases, ce que la loi impose en zone argileuse, le bon moment pour la commander après l'achat d'un terrain et la façon dont le rapport choisit vos fondations.
Les points clés à retenir
- 1 500 à 3 500 € : prix courant d'une G2 pour une maison individuelle, selon la phase avant-projet ou projet commandée.
- Article L132-7 : en zone argileuse moyenne ou forte, le constructeur suit une étude de conception ou applique les techniques forfaitaires fixées par arrêté.
- 0,80 m ou 1,20 m : profondeur minimale des fondations imposée par ce forfait, en exposition moyenne ou forte, quand aucune étude de conception n'est suivie.
- 55 % de l'Hexagone : part du territoire classée en exposition moyenne ou forte depuis le 1er juillet 2026, contre 48 % avec la carte de 2020.
Sommaire
- Ce que couvre une étude de sol G2
- Les trois phases : AVP, PRO et DCE/ACT
- Déroulement concret d'une mission G2
- Ce que contient le rapport G2
- Ce que la loi impose en zone argileuse
- Terrain à bâtir : quand commander la G2
- Prix d'une étude G2 en 2026
- Qui paie la G2 selon votre contrat
- Comment la G2 choisit vos fondations
- Différence entre G1 et G2
- Pièges à éviter
- Questions fréquentes
Ce que couvre une étude de sol G2
La mission G2, ou étude géotechnique de conception, est définie par la norme NF P 94-500 (révision de novembre 2013). Elle fournit les données techniques pour concevoir les fondations d'un bâtiment précis. Là où la mission G1 identifie les risques du terrain de manière générale, la G2 intègre les plans du projet (emprise au sol, descente de charges, nombre de niveaux) pour adapter la conception au sol rencontré. Pour situer cette mission parmi les cinq missions géotechniques normalisées, notre panorama pose le cadre.
Le géotechnicien réalise des sondages, des essais pressiométriques ou pénétrométriques, puis traduit ces résultats en préconisations. Cinq réponses sortent du rapport, et ce sont celles dont le constructeur a besoin pour chiffrer le gros œuvre.
- Le type de fondation adapté au sol rencontré : semelles filantes, radier, micropieux.
- La profondeur d'assise et la largeur des semelles.
- La contrainte admissible du sol, exprimée en kilopascals.
- Les tassements prévisibles sous le poids du bâtiment.
- Les dispositions contre le retrait-gonflement : encastrement, drainage, éloignement des plantations.
Un cas concret. Un couple achète un terrain de 600 m² près de Bordeaux, en zone argileuse forte. La G1 du vendeur signale des argiles plastiques jusqu'à 4 mètres. Mais la G1 ne dit pas si des semelles superficielles suffisent ou s'il faut descendre des micropieux. C'est la G2 qui justifie la solution retenue, en croisant les résultats de sondage avec le poids de leur maison R+1 de 120 m².
Bon à savoir : la G2 est une étude liée à un projet précis. Si vous modifiez les plans (ajout d'un étage, déplacement de l'emprise), le rapport perd sa portée. Il faut alors actualiser l'étude ou en commander une nouvelle. L'article R132-6 du Code de la construction le dit noir sur blanc : cette étude n'est valable que pour le projet en vue duquel elle a été réalisée.
Les trois phases de la G2 : AVP, PRO et DCE/ACT
La norme NF P 94-500 découpe la mission G2 en trois phases successives. Chacune répond à un stade d'avancement du projet. Pour une maison individuelle, seules les deux premières sont couramment réalisées. Nos guides détaillés couvrent chaque phase : la phase avant-projet, la phase projet et la phase de consultation des entreprises.
G2-AVP : la phase avant-projet
C'est la première phase de la G2. Le géotechnicien réalise les investigations de terrain (sondages pressiométriques, essais au pénétromètre dynamique, prélèvements pour analyse en laboratoire) et propose un modèle géotechnique du site. Il définit les hypothèses de calcul, identifie les solutions de fondations envisageables et donne un pré-dimensionnement.
Le livrable est un rapport qui contient quatre blocs.
- Le modèle géologique du site, couche par couche.
- Les coupes de sondage et les résultats d'essais.
- Les principes de fondation retenus, avec un pré-dimensionnement.
- Les aléas résiduels, c'est-à-dire ce que l'étude n'a pas pu lever.
La G2-AVP intervient au stade de l'esquisse ou de l'avant-projet sommaire, souvent en parallèle du dépôt de permis de construire.
G2-PRO : la phase projet
Cette phase affine les résultats de l'avant-projet. Le géotechnicien justifie les solutions géotechniques retenues et fournit les notes de calcul du stade projet, selon l'Eurocode 7 et le NF DTU 13.1 : contrainte admissible, profondeur d'assise, tassements prévisionnels, dispositions contre le retrait-gonflement des argiles.
Attention à une confusion fréquente. La G2-PRO dimensionne les ouvrages géotechniques, pas le béton armé. Le ferraillage des semelles et les plans d'exécution relèvent du bureau d'études structure, à partir des données que le géotechnicien lui transmet.
La G2-PRO est celle que l'entreprise de gros œuvre utilise pour exécuter les travaux. Un constructeur en contrat de construction de maison individuelle (CCMI) s'appuie dessus pour chiffrer les fondations et engager sa responsabilité décennale.
G2-DCE/ACT : le dossier de consultation des entreprises
Moins connue, la phase DCE/ACT, pour dossier de consultation des entreprises et assistance aux contrats de travaux, prépare les documents techniques destinés à consulter les entreprises de terrassement et de fondation. Le géotechnicien rédige le cahier des charges géotechniques et assiste le maître d'ouvrage dans l'analyse des offres.
En maison individuelle, cette phase est rarement demandée car le constructeur ou le maître d'œuvre gère la consultation. Elle sert surtout sur les projets plus lourds : immeubles collectifs, bâtiments industriels, ouvrages en zone à risque fort.
| Phase | Stade du projet | Livrable principal | Prix indicatif |
|---|---|---|---|
| G2-AVP | Esquisse, avant-projet | Hypothèses géotechniques, pré-dimensionnement des fondations | 1 500 à 2 500 € |
| G2-PRO | Projet définitif | Notes de calcul, plans de principe des fondations | 2 500 à 3 500 € |
| G2-DCE/ACT | Consultation des entreprises | Cahier des charges géotechniques, aide au choix | Chiffré au cas par cas |
Fourchettes constatées pour une maison individuelle sur terrain courant. Le nombre de sondages et l'accès au terrain font bouger la facture dans les deux sens.
Déroulement concret d'une mission G2
Une G2 (avant-projet et projet) demande en général 3 à 6 semaines entre la commande et la remise du rapport. Quatre étapes se succèdent.
-
1
Analyse documentaire
Le bureau d'études collecte la G1 si elle existe, la carte géologique sur Infoterre du BRGM, la carte des zones argileuses sur Géorisques, les plans de prévention des risques de la commune et les plans du projet avec les charges prévisionnelles.
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2
Investigations sur le terrain (une demi-journée à une journée)
L'équipe intervient avec une foreuse ou un pénétromètre. Pour une maison de plain-pied ou R+1, les points de sondage se répartissent sur l'emprise du bâtiment et ses abords, à une profondeur qui dépend de la géologie locale et des charges.
-
3
Essais en laboratoire et modélisation
Les échantillons partent au laboratoire pour classer les sols (argile, limon, sable, marne) et mesurer leur sensibilité au retrait-gonflement. Le géotechnicien établit ensuite un modèle du terrain, couche par couche.
-
4
Rédaction du rapport
Un ingénieur géotechnicien synthétise les résultats d'investigation, les hypothèses de calcul, les solutions de fondation retenues, les notes de dimensionnement en phase projet et les risques résiduels.
Sur le terrain, trois familles d'essais reviennent presque toujours.
- Pressiomètre Ménard (norme NF EN ISO 22476-4) : mesure la pression limite et le module pressiométrique, base du calcul de portance.
- Pénétromètre dynamique (norme NF EN ISO 22476-2) : mesure la résistance du sol à l'enfoncement et repère les couches molles.
- Essais de laboratoire : limites d'Atterberg, teneur en eau, granulométrie, valeur de bleu. L'essai œdométrique estime le tassement de la maison sous son propre poids, l'essai de cisaillement donne la cohésion et l'angle de frottement du sol.
À noter : avant toute intervention, le bureau d'études déclare ses travaux aux exploitants de réseaux. Signalez-lui aussi les réseaux privés que vous connaissez sur la parcelle : arrivée d'eau, câble électrique, fosse septique, drain. Un sondage qui perce une canalisation coûte cher et décale l'intervention de plusieurs semaines.
Ce que contient le rapport G2
Un rapport G2 conforme à la norme NF P 94-500 suit une structure précise. Le contenu varie selon la phase, mais le socle reste le même.
Le tableau ci-dessous montre ce qui change d'une phase à l'autre. Il sert au moment de comparer deux devis : un bureau qui annonce une G2-PRO doit livrer les deux dernières lignes.
| Contenu du rapport | Phase avant-projet | Phase projet |
|---|---|---|
| Contexte géologique et hydrogéologique | Oui | Repris |
| Coupes de sondage et résultats d'essais | Oui | Complétés si besoin |
| Modèle du terrain, couche par couche | Oui | Affiné |
| Analyse des risques : argile, nappe, cavités, remblais | Oui | Reprise |
| Solution de fondation | Principes et pré-dimensionnement | Solution justifiée |
| Notes de calcul : contrainte admissible, tassements | Non | Oui |
| Plans de principe des fondations | Non | Oui |
C'est ce dernier document que l'entreprise de gros œuvre suit pour exécuter les fondations.
Les mentions à vérifier sur la page de garde
- Le nom de l'ingénieur responsable de la mission, en plus du nom du bureau d'études.
- La référence à la norme NF P 94-500 et la phase exacte de la mission (G2-AVP ou G2-PRO).
- Le numéro d'affaire et la date de remise, qui rattachent le rapport à votre projet.
- L'adresse et la référence cadastrale de la parcelle étudiée.
- Le nombre et la profondeur des sondages réellement réalisés, avec les coupes en annexe.
Un rapport qui ne permet pas d'identifier le prestataire, le projet, la phase de mission et le référentiel utilisé sera difficile à opposer à un constructeur ou à un assureur. Un rapport sans coupe de sondage, en particulier, signale une étude faite sur dossier.
La G2 s'arrête à la conception. Deux autres missions prennent le relais sur le chantier : la G3, étude et suivi géotechniques d'exécution, portée par l'entreprise de travaux, et la G4, supervision géotechnique d'exécution, commandée par le maître d'ouvrage pour contrôler la G3.
Ce que la loi impose en zone argileuse
La loi ÉLAN (loi n° 2018-1021 du 23 novembre 2018) a posé ce dispositif, en vigueur depuis le 1er octobre 2020 et aujourd'hui codifié aux articles L132-4 à L132-9 du Code de la construction et de l'habitation. D'après le dossier Géorisques sur le retrait-gonflement des argiles, environ 240 000 sinistres ont été enregistrés entre 2018 et 2022, soit 58 % de la totalité des sinistres de ce type depuis 1989.
La G2 n'est pas obligatoire au sens strict
Le raccourci circule partout, y compris chez des professionnels : zone d'exposition moyenne ou forte, donc G2 obligatoire. Le Code de la construction est plus nuancé. Pour une maison individuelle ou un bâtiment de deux logements au maximum, l'article L132-7 laisse deux voies au constructeur. Le Cerema détaille ce dispositif obligation par obligation.
- Voie 1 : suivre les recommandations d'une étude géotechnique de conception qui prend en compte l'implantation et les caractéristiques du bâtiment.
- Voie 2 : respecter les techniques particulières de construction fixées par l'arrêté du 22 juillet 2020.
Le tableau compare ce que chaque voie impose sur le chantier. La colonne de droite reprend les règles de l'arrêté.
| Point du chantier | Voie 1 : étude de conception G2 | Voie 2 : techniques de l'arrêté |
|---|---|---|
| Profondeur des fondations | Calculée à partir des sondages et des charges de la maison | 0,80 m minimum en exposition moyenne, 1,20 m en exposition forte, sauf sol dur non argileux rencontré plus haut |
| Type de fondation | Semelles, radier ou micropieux selon le sol rencontré | Béton armé coulé en continu, sans dissymétrie autour de la maison |
| Structure | Dispositions fixées par le rapport | Chaînages horizontaux et verticaux, linteaux |
| Eaux autour de la maison | Drainage dimensionné si le rapport l'exige | Gouttières rejetées loin de la maison, abords imperméabilisés |
| Arbres et haies | Distance ou écran justifiés par l'étude | Hors zone d'influence (1 fois la hauteur adulte d'un arbre) ou écran anti-racines de 2 m de profondeur |
| Nappe, remblai, cavité, pente | Traités s'ils sont rencontrés | Non traités |
Deux précisions changent tout en pratique. D'abord, une mission G2 menée selon la norme NF P 94-500 en phases avant-projet et projet vaut présomption de conformité à l'étude de conception attendue par le Code, d'après l'arrêté du 22 juillet 2020 sur le contenu des études géotechniques. C'est la voie la plus simple à justifier. Ensuite, le forfait ne traite que le risque argile, et il fait descendre toutes les fondations à la cote maximale, même là où le sol porterait plus haut. C'est la raison pour laquelle la plupart des constructeurs retiennent la G2, et pourquoi les assureurs dommages-ouvrage la réclament souvent au dossier.
Qui doit fournir quoi, et à quel moment
Trois obligations se succèdent dans le temps, et elles ne pèsent pas sur les mêmes personnes.
| Étape | Qui | Ce que le Code exige |
|---|---|---|
| Vente d'un terrain à bâtir non bâti | Le vendeur | Annexer une étude géotechnique préalable à la promesse ou à l'acte (article L132-5). Validité 30 ans si le sol n'est pas remanié. |
| Avant la signature du contrat de construction | Le maître d'ouvrage | Transmettre cette étude aux constructeurs. Si elle n'est pas annexée au titre de propriété, en fournir une équivalente ou une étude de conception (article L132-6). |
| Exécution des travaux | Le constructeur | Suivre les recommandations de l'étude de conception, ou appliquer les techniques réglementaires (article L132-7). |
Le contrat lui-même doit préciser que les constructeurs ont bien reçu un exemplaire de l'étude et que les travaux intègrent les mesures liées au risque de retrait-gonflement.
Extension, véranda ou garage : deux conditions cumulatives
Une idée reçue circule : l'exemption s'appliquerait à toutes les extensions de moins de 20 m². C'est inexact. L'article R132-7 du Code de la construction écarte les extensions, vérandas et garages du dispositif à deux conditions qui se cumulent : une surface inférieure à 20 m² et une construction désolidarisée du bâtiment existant.
- Véranda de 15 m² accolée, fondée sur les mêmes semelles que la maison : reste dans le dispositif.
- Abri de jardin de 15 m² posé à 4 mètres de la maison, sur ses propres fondations : en sort.
- Garage de 30 m² désolidarisé : la surface dépasse le seuil, il reste concerné.
Notre page dédiée détaille les cas où la G2 s'impose en pratique.
Hors zone argileuse : le NF DTU 13.1 prend le relais
Hors des zones d'exposition moyenne ou forte, le dispositif de la loi ÉLAN ne s'applique pas. Le sujet ne disparaît pas pour autant. Le NF DTU 13.1, publié en septembre 2019, range l'étude géotechnique de type G2-PRO au minimum parmi les données nécessaires à l'exécution d'un marché de fondations superficielles, comme le rappelle la plaquette de l'Agence qualité construction sur les fondations de maison individuelle.
Un DTU n'est pas une loi : il devient contraignant quand le marché s'y réfère, ce qui est le cas de la quasi-totalité des marchés privés de construction. À Rennes, à Lyon ou dans les Landes, une entreprise qui coule des semelles sans étude géotechnique sort donc du cadre contractuel courant, ce qui rendra la discussion difficile en cas de désordre.
Depuis le 1er juillet 2026 : l'arrêté du 9 janvier 2026 actualise la carte d'exposition au retrait-gonflement des argiles. Les zones d'exposition moyenne et forte passent de 48 % à 55 % du territoire hexagonal, soit 12,1 millions de maisons individuelles concernées. Le nouveau zonage s'applique aux contrats conclus à compter du 1er juillet 2026. Un terrain classé en exposition faible sur l'ancienne carte a pu basculer en moyenne : l'obligation suit la date du contrat, pas celle de la visite. Vérifiez votre parcelle sur Géorisques.
Terrain à bâtir : le bon moment pour commander la G2
Sur un terrain à bâtir, la G2 se commande entre la signature du compromis et celle du contrat de construction. Avant, le bureau d'études ne connaît pas l'emplacement de la maison. Après, le constructeur a déjà chiffré des fondations sans connaître le sol.
-
1
Compromis de vente
Récupérez la G1 annexée par le vendeur en zone argileuse. Une clause suspensive liée au résultat de l'étude de sol se négocie à ce stade, avec le notaire.
-
2
Esquisse ou plan de masse
Le bureau d'études a besoin de l'implantation de la maison, de son emprise et du nombre de niveaux pour placer ses sondages au bon endroit.
-
3
Commande de la G2-AVP
Le rapport arrive 3 à 6 semaines plus tard. S'il annonce des micropieux au lieu de semelles, le surcoût entre dans le budget avant toute signature.
-
4
Contrat de construction
Le contrat mentionne l'étude remise au constructeur, comme l'exige l'article L132-6. Les fondations sont chiffrées sur des sondages, plus sur une hypothèse.
Le cas du lotissement trompe souvent les acquéreurs. Le lotisseur fournit en général une G1 globale qui couvre tous les lots, et elle vaut étude préalable pour chacun d'eux quand le lot y est clairement identifié. Elle décrit le sol du lotissement, pas votre maison.
- La G2 reste à commander lot par lot, puisque l'étude de conception est attachée à un projet précis.
- Le sous-sol change d'une parcelle à l'autre : ancien fossé comblé, poche de remblai, argile plus épaisse sous un lot que sous son voisin.
- La G2 du voisin ne vous couvre pas, même à quelques mètres, car elle a été calculée pour une autre implantation et d'autres charges.
Notre page consacrée à l'étude de sol en lotissement détaille le partage des rôles entre aménageur et acquéreurs.
Prix d'une étude G2 en 2026
Le coût d'une G2 se situe entre 1 500 et 3 500 € TTC pour une maison individuelle, selon la phase commandée. Le prix varie avec la complexité du terrain, le nombre de sondages, l'accessibilité du site et la région. Pour un chiffrage détaillé, consultez notre page consacrée au budget d'une étude de conception.
| Cas de figure | Phase | Fourchette TTC |
|---|---|---|
| Maison individuelle, terrain courant | G2-AVP | 1 500 à 2 500 € |
| Maison individuelle, terrain courant | G2-PRO | 2 500 à 3 500 € |
| Terrain difficile : pente, remblai, nappe haute | G2-AVP ou PRO | Haut de fourchette ou au-delà, selon les sondages ajoutés |
Quatre facteurs expliquent la plupart des écarts entre deux devis.
- La surface du bâtiment : plus l'emprise est grande, plus le nombre de points de sondage grimpe.
- La nature du sol : un terrain argileux profond impose des forages plus longs, donc plus de temps de machine.
- L'accès au site : terrain en pente, impasse étroite, sol détrempé. La foreuse doit parfois être remplacée par un matériel plus léger.
- La région : les tarifs sont plus élevés en Île-de-France et sur la Côte d'Azur que dans le Grand Ouest.
Les pages tarifs de la phase avant-projet et tarifs de la phase projet détaillent chaque phase séparément.
Qui paie la G2 selon votre contrat
La réponse dépend du contrat signé. Le Code de la construction prévoit que l'étude de conception est fournie par le maître d'ouvrage, ou commandée par le constructeur en accord avec lui (article L132-7).
- Avec un architecte ou un maître d'œuvre : le maître d'ouvrage commande et paie directement la G2. Son coût s'ajoute aux honoraires de conception.
- En CCMI avec fourniture du plan : la Cour de cassation juge que le prix convenu inclut le coût des fondations nécessaires, et que le client n'a pas à payer l'étude de sol (arrêt du 24 octobre 2012, n° 11-18164, analysé par l'ANIL).
- En auto-construction ou avec des artisans en lots séparés : la G2 reste à votre charge, et c'est elle qui donne à l'entreprise de maçonnerie ses données de calcul.
Dans tous les cas, choisissez un bureau qualifié OPQIBI (références 1001 ou 1002 pour la géotechnique) avec une assurance décennale en cours de validité. Cinq points se vérifient sur le devis avant de signer.
- Le nombre et la profondeur des sondages sont chiffrés. Un devis muet sur ce point laisse la porte grande à une prestation allégée.
- La phase commandée est écrite noir sur blanc : G2-AVP, G2-PRO, ou les deux.
- Le bureau est qualifié OPQIBI : référence 1001 pour les projets courants, 1002 pour les projets complexes.
- L'attestation d'assurance décennale est en cours de validité, pas expirée depuis deux ans.
- Le rapport sera établi à votre nom, et non au seul nom du constructeur. C'est lui qui suivra la maison en cas de revente ou de sinistre.
Certaines banques demandent une étude géotechnique dans l'analyse du dossier de prêt en zone argileuse. Le rapport les renseigne sur la faisabilité technique du projet.
Comment la G2 choisit vos fondations
Toute la G2 converge vers un objectif : choisir le bon type de fondation. Le géotechnicien évalue la contrainte admissible du sol en kilopascals à partir des résultats pressiométriques ou pénétrométriques, puis la compare aux charges transmises par la construction. Les calculs suivent l'Eurocode 7 (NF EN 1997-1), le NF DTU 13.1 pour les fondations superficielles et le NF DTU 13.2 pour les fondations profondes.
| Ce que révèle le sondage | Solution préconisée | Ce que précise le rapport |
|---|---|---|
| Sable compact, calcaire, marne raide | Semelles filantes superficielles | Profondeur d'assise, largeur des semelles, contrainte admissible |
| Argile molle, limon organique, remblai récent | Radier général, semelles renforcées ou traitement de sol | Tassements attendus, besoin de colonnes ballastées ou d'injections |
| Sol médiocre en surface, porteur en profondeur | Micropieux ou pieux forés | Profondeur de la couche porteuse à atteindre |
| Argile sensible au retrait-gonflement | Encastrement renforcé et rigidification de la structure | Profondeur d'ancrage hors de la tranche de sol qui sèche en été |
Sur un sol médiocre en surface mais porteur en profondeur, situation fréquente dans les fonds de vallée alluviale, comme le long de la Garonne, la G2 oriente vers des fondations profondes. Ces solutions coûtent nettement plus cher que des semelles filantes classiques, et c'est justement le rôle de l'étude : mettre ce surcoût au budget plutôt que de le subir au premier coup de pelle. Notre guide sur les types de fondation de maison détaille chaque solution.
En terrain argileux sensible, la G2 prévoit aussi des dispositions constructives précises.
- Profondeur minimale d'encastrement, calculée sous la tranche de sol qui se dessèche.
- Chaînages renforcés pour que la maison bouge d'un bloc.
- Éloignement des arbres ou écran anti-racines.
- Gestion des eaux pluviales autour de la construction.
Ces mesures figurent dans le rapport, et l'assureur dommages-ouvrage vérifie qu'elles ont été suivies en cas de sinistre.
À noter : Géorisques chiffre à environ 16 500 € le coût moyen d'un sinistre lié au retrait-gonflement des argiles. Une reprise en sous-œuvre par micropieux se compte, elle, en dizaines de milliers d'euros. Une G2 coûte 1 500 à 3 500 €.
Différence entre G1 et G2
Beaucoup de particuliers confondent les deux. Les noms se ressemblent, mais G1 et G2 ne répondent pas au même besoin.
| Critère | G1, étude préalable | G2, étude de conception |
|---|---|---|
| Objectif | Identifier les risques géotechniques du terrain | Dimensionner les fondations pour un projet précis |
| Lien avec le projet | Indépendante du bâtiment | Liée aux plans (charges, emprise) |
| Commanditaire | Vendeur du terrain, au titre de l'étude géotechnique préalable | Maître d'ouvrage, ou constructeur en accord avec lui |
| Investigations | Reconnaissance du site et sondages de caractérisation | Sondages et essais calés sur l'emprise du bâtiment |
| Livrable | Principes généraux de construction | Notes de calcul, plans de principe des fondations |
| Prix moyen | 800 à 1 500 € | 1 500 à 3 500 € |
| Validité | 30 ans si le sol n'est pas remanié | Limitée au projet étudié |
Trois raisonnements reviennent sans cesse, et les trois sont faux.
- « J'ai la G1 du vendeur, je peux construire. » La G1 ne contient aucun calcul de fondation. Elle décrit le terrain, pas votre maison.
- « La G2 remplace la G1. » Non. La G1 reste annexée au titre de propriété et suit le terrain d'un propriétaire à l'autre.
- « Ma G1 est récente, elle suffira au constructeur. » Le constructeur a besoin des charges du bâtiment et de son emprise au sol. Ces données ne figurent pas dans une G1.
Si vous achetez un terrain avec une G1 fournie, la G2 reste donc nécessaire avant le chantier. Notre comparatif entre étude préalable et étude de conception pousse l'analyse plus loin, et la page avant-projet ou projet vous aide à choisir la bonne phase selon votre avancement.
Pièges à éviter avec la G2
Six erreurs reviennent régulièrement chez les particuliers qui abordent la géotechnique pour la première fois. Elles se paient cher.
Les erreurs les plus fréquentes
- Commander la G2 trop tard. Elle n'est pas exigée pour instruire le permis, mais elle doit exister avant la signature du contrat de construction et avant le démarrage du gros œuvre. Lancée au dernier moment, elle coûte 3 à 6 semaines de retard sur le planning.
- Se contenter de l'avant-projet quand la phase projet est nécessaire. Sur un terrain complexe (argile forte, pente, nappe haute), l'entreprise a besoin des notes de calcul définitives, pas d'un pré-dimensionnement.
- Confondre G1 et G2. La G1 du vendeur identifie les risques mais ne dimensionne rien. Construire avec une G1 seule, c'est bâtir sans plan de fondation.
- Choisir un bureau non assuré. Demandez l'attestation de responsabilité civile professionnelle et la décennale avant de signer. Un rapport rédigé par un prestataire non assuré sera refusé par le constructeur ou par l'assureur dommages-ouvrage.
- Modifier les plans après la G2 sans mise à jour. Un étage en plus, une emprise déplacée, et le rapport ne couvre plus le projet construit. Prévenez votre géotechnicien avant toute modification.
- Négliger la G2 hors zone argileuse. L'absence d'obligation légale ne veut pas dire absence de risque. En cas de sinistre, l'assureur vérifie l'existence d'une étude géotechnique avant d'indemniser.
Attention aux devis à bas prix : une proposition à moins de 500 € ne prévoit généralement aucun sondage physique. Le prestataire livre une analyse des cartes existantes, sans machine sur le terrain. Ce document ne répond pas aux exigences de la norme NF P 94-500 et sera refusé par le constructeur comme par l'assureur.
Questions fréquentes
Combien de temps dure une étude G2 ?
La G2 est-elle exigée pour le permis de construire ?
La G2-AVP suffit-elle pour construire ?
La G1 du lotisseur suffit-elle pour construire sur mon lot ?
Peut-on commander la G2 avant d'acheter le terrain ?
La G2 est-elle obligatoire pour une piscine ?
La G2 est-elle incluse dans le prix du constructeur ?
Le constructeur peut-il choisir une autre fondation que celle de la G2 ?
Peut-on faire une G2 en ligne ?
Quel lien entre G2 et assurance dommages-ouvrage ?
Qui réalise une étude G2 ?
Que faire si le sol creusé diffère du rapport ?
À retenir
- La G2 transforme les sondages en solution de fondation pour une maison précise, et pour elle seule.
- L'avant-projet pose les principes, la phase projet apporte les notes de calcul attendues par le NF DTU 13.1.
- En zone argileuse, la G2 reste la voie la plus simple à justifier face au forfait de l'arrêté de 2020.
- Sur un terrain à bâtir, la commande se place entre le compromis et le contrat de construction.
- Extension, véranda ou garage sortent du dispositif uniquement sous 20 m² et désolidarisés.
- En CCMI avec plan, le prix convenu couvre les fondations adaptées au sol.