Types de fondations : choisir selon le sol et le projet

Semelles, radier, pieux ou micropieux : le bon type de fondation ne se choisit pas sur catalogue, il se lit dans le sol. Une maison posée sur des semelles classiques alors que la couche solide est à 6 mètres finira par fissurer. C'est l'étude de sol qui tranche, en mesurant la portance et la profondeur du terrain stable. Voici comment reconnaître quelle fondation correspond à votre sol, à quelle profondeur descendre, et ce que chaque solution coûte.

Infographie des types de fondations selon le sol : semelles filantes et isolées, radier général pour les fondations superficielles, pieux et micropieux pour les fondations profondes, avec profondeur d'ancrage et critères de choix
Sommaire

Superficielles ou profondes : deux grandes familles

Toutes les fondations se rangent dans deux groupes, selon la profondeur à laquelle elles vont chercher le sol porteur. La frontière se situe autour de 3 mètres.

Les fondations superficielles s'appuient sur les premières couches du terrain, quand le sol solide est proche de la surface. Les fondations profondes traversent les couches molles pour atteindre une couche résistante plus bas. Entre les deux existe une catégorie intermédiaire, les fondations semi-profondes, comme les puits bétonnés qui descendent entre 2 et 5 mètres.

Le choix se décide à partir de la reconnaissance du terrain. La démarche complète est décrite dans le guide de référence sur l'étude géotechnique, qui explique comment on caractérise un sol avant de bâtir dessus.

Fondations superficielles

Reposent sur le sol proche de la surface, à moins de 3 m

Conviennent aux sols stables et porteurs, maisons et bâtiments légers

Semelles filantes, semelles isolées, radier général

Mise en oeuvre encadrée par le DTU 13.1, dimensionnement par la norme NF P 94-261

Fondations profondes

Traversent les couches molles pour atteindre le sol dur, au-delà de 3 à 5 m

Réservées aux sols instables, remblais, terrains argileux ou bâtiments lourds

Pieux forés, pieux battus, pieux vissés, micropieux, reliés par des longrines

Mise en oeuvre encadrée par le DTU 13.2, dimensionnement par la norme NF P 94-262

Les fondations qui restent près de la surface

Sur un sol stable, inutile d'aller chercher loin. Les fondations superficielles répartissent les charges sur les premières couches du terrain. C'est la solution la plus répandue pour une maison individuelle.

Trois formes existent, de la plus économique à la plus enveloppante.

Les semelles, sous les murs et les poteaux

La semelle filante court sous un mur porteur, comme une bande de béton armé continue. La semelle isolée, elle, supporte un poteau ponctuel, sous une ossature poteaux-poutres. Le DTU 13.1 fixe une largeur minimale de 40 cm pour ces semelles.

C'est la fondation la plus courante et la moins chère sur un terrain sain. Le détail du dimensionnement et des prix figure dans le guide dédié aux semelles de fondation et à leur mise en oeuvre.

Le radier, une dalle sous toute la maison

Le radier est une dalle épaisse en béton armé qui couvre l'emprise complète du bâtiment. Au lieu de concentrer les charges sous des bandes, il les répartit sur toute la surface. La pression sur le sol baisse d'autant.

On le retient quand la portance est faible mais régulière, ou quand une nappe proche impose une structure étanche. Le guide consacré au radier général comme solution anti-fissures détaille ses cas d'usage.

Pour aller plus loin sur cette famille, la page dédiée aux fondations superficielles et leurs prix compare semelles et radier en détail.

À noter : le NF DTU 13.1 de septembre 2019 a remplacé les anciens DTU 13.11 et 13.12. Il couvre les semelles filantes, les semelles isolées, les radiers généraux et les massifs semi-profonds, avec un élancement géométrique inférieur ou égal à 5.

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Les fondations qui vont chercher le sol dur

Quand les premières couches sont molles, gorgées d'eau ou faites de remblai, les fondations superficielles ne tiennent plus. Il faut descendre jusqu'au sol résistant, parfois à plus de 5 mètres.

Les fondations profondes transmettent la charge par deux mécanismes : l'appui de la pointe sur la couche dure, et le frottement latéral du fût contre le sol traversé.

Pieux et micropieux, des piliers enterrés

Le pieu foré descend un cylindre de béton armé de 20 à 80 cm de diamètre jusqu'au sol porteur. Le micropieu fait la même chose en plus fin, avec un diamètre de l'ordre de 100 à 300 mm, foré puis scellé au coulis de ciment. Sa profondeur dépend du terrain : elle suit la couche stable repérée par l'étude de sol, souvent à plusieurs mètres.

Des longrines en béton armé relient ensuite les têtes de pieux pour porter la structure. Le guide dédié aux pieux et micropieux et à leur pose décrit chaque technique.

Quand cette solution s'impose

Les fondations profondes répondent à un sol qui ne porte pas en surface. Le rapport d'étude de sol les préconise dans des cas précis, repris dans la page sur les fondations profondes et leur prix.

Les situations qui mènent aux fondations profondes

  • Une couche porteuse située au-delà de 3 à 5 mètres de profondeur
  • Un terrain de remblai récent, instable sous une charge directe
  • Un sol argileux soumis au retrait-gonflement, qui bouge avec les saisons
  • Une nappe phréatique haute qui amollit les premières couches
  • Un bâtiment lourd ou des charges concentrées sur peu d'appuis

Le sol commande le choix

Aucun type de fondation n'est meilleur dans l'absolu. Le bon choix dépend de deux mesures que seule une étude de sol fournit : la portance du terrain et la profondeur de la couche stable.

La portance, c'est la charge que le sol encaisse sans se tasser, exprimée en bars ou en kilopascals (1 bar vaut environ 100 kPa). Un sol graveleux compact porte beaucoup, une argile molle très peu. La reconnaissance se fait par sondages et essais sur le terrain, avant tout choix de fondation.

Une fois le sol caractérisé, la logique est simple.

1

Sol porteur proche et régulier

La couche solide est à moins de 3 mètres et porte bien. Des semelles filantes suffisent, c'est le cas le plus courant et le moins coûteux.

2

Portance faible mais homogène

Le sol porte peu, mais de la même façon partout. Un radier répartit les charges sur toute l'emprise et limite les tassements différentiels.

3

Sol hétérogène ou couche stable profonde

Les premières couches sont molles ou irrégulières. Pieux ou micropieux traversent jusqu'au sol dur, au-delà de 3 à 5 mètres.

La nature des couches se mesure aussi en laboratoire, sur les échantillons prélevés, pour confirmer la portance et la sensibilité à l'eau.

Important : en zone exposée au retrait-gonflement des argiles, la loi ÉLAN encadre la construction d'une maison individuelle. Le constructeur doit soit suivre les recommandations d'une étude géotechnique de conception, soit appliquer des techniques de construction définies par la réglementation. Dans les deux cas, le choix des fondations dépend de la connaissance du sol.

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À quelle profondeur descendre les fondations

Pour des fondations superficielles, deux contraintes fixent la profondeur. La base doit reposer sur un sol porteur, et elle doit passer sous la zone où l'eau gèle en hiver. C'est la profondeur hors-gel.

Une fondation posée trop haut subit les cycles de gel et de dégel. L'eau du sol gèle, gonfle, pousse sur le béton, puis dégèle. À la longue, la fondation bouge et la maison fissure.

La profondeur hors-gel dépend de la zone climatique et de l'altitude, selon le DTU 13.1.

Zone Climat Profondeur hors-gel indicative
Plaines et littoral Gel faible ou modéré À partir de 50 cm
Altitude moyenne Gel modéré selon l'altitude Environ 80 cm
Montagne Gel sévère 1 mètre minimum

Ces valeurs sont un point de départ. L'étude de sol affine la profondeur réelle selon le terrain, car une couche d'argile pure ou une poche d'eau cachée change la donne. La profondeur hors-gel et la profondeur d'ancrage sont deux choses différentes : la première protège du gel, la seconde garantit l'appui sur une couche solide.

Construire sur un terrain argileux

Le sol argileux est un cas à part. L'argile gonfle quand elle se gorge d'eau et se rétracte en période sèche. Ce mouvement, le retrait-gonflement des argiles, fait travailler les fondations et fissure les murs. Depuis 2022, il représente le premier poste d'indemnisation des catastrophes naturelles en France, devant les inondations, et touche surtout les maisons individuelles.

Sur ce type de terrain, trois réponses se combinent selon le diagnostic.

  • Ancrer les fondations sous la zone qui bouge avec les saisons, en descendant plus profond que sur un sol stable
  • Choisir une structure adaptée, radier rigide ou pieux qui atteignent une couche insensible à l'eau
  • Maîtriser l'eau autour de la maison, en éloignant la végétation et en gérant l'écoulement des pluies

Le Cerema rappelle que l'adaptation des seules fondations ne suffit pas : la gestion de l'eau et de la végétation autour du bâti compte autant. Le détail des solutions par cas figure dans le guide sur les fondations à choisir sur terrain argileux. Le phénomène lui-même, sa cartographie et l'indemnisation sont traités à part dans la rubrique sur la sécheresse et le retrait-gonflement des argiles.

Bon à savoir : la carte d'exposition au retrait-gonflement des argiles se consulte gratuitement sur le portail public Géorisques, à partir d'une adresse. Elle indique le niveau d'aléa de la parcelle, faible, moyen ou fort.

La plaquette officielle du ministère donne un repère de profondeur d'ancrage en terrain argileux : au moins 0,80 m en zone d'exposition moyenne, au moins 1,20 m en zone forte, sauf si un sol dur non argileux est atteint avant. Ce repère vient en plus de la profondeur hors-gel, pas à sa place.

Trois guides publics gratuits détaillent les bonnes pratiques de fondation et de gestion de l'eau sur ce type de terrain.

  • PDF

    Construire en terrain argileux, la réglementation et les bonnes pratiques

    Plaquette du ministère de la Transition écologique. Obligations du vendeur et du constructeur, profondeur d'ancrage des fondations, gestion de l'eau autour de la maison.

  • PDF

    Retrait-gonflement des argiles, comment protéger sa maison

    Document du ministère de la Transition écologique pour les particuliers. Signes d'alerte, gestes de prévention et dispositions de fondation sur sol argileux.

  • PDF

    Mesures de prévention et d'adaptation du RGA dans la construction

    Guide du ministère réalisé avec le Cerema. Solutions sur les fondations et sur l'environnement du bâti, pour les particuliers et les collectivités.

Le prix selon le type de fondation

Le budget grimpe à mesure qu'on descend chercher le sol dur. Des semelles classiques restent la solution la plus économique, les fondations profondes alourdissent la facture, surtout avec une machine de forage à amener sur le chantier.

Voici des ordres de grandeur pour une maison individuelle, à confirmer par un devis selon le terrain.

Type de fondation Quand on l'utilise Ordre de grandeur
Semelles filantes Sol stable et porteur proche de la surface 100 à 200 € / m³ de béton
Radier général Portance faible mais homogène, nappe proche 150 à 200 € / m²
Pieux et micropieux Sol dur profond, terrain instable ou argileux 15 000 à 40 000 € le chantier maison

Estimations de marché pour une maison individuelle, hors surcoûts d'accès difficile et de terrain en pente. Seul un devis chiffre le montant réel selon le sol et le projet.

Le surcoût des fondations profondes par rapport à des semelles est réel, mais à comparer au prix d'un sinistre. Une reprise après fissures coûte bien plus cher qu'un bon choix de fondation au départ.

Tableau récapitulatif des types de fondations

Ce récapitulatif relie chaque type de fondation à la situation de sol qui le justifie et à la norme qui l'encadre.

Fondation Famille Sol concerné Cadre normatif
Semelle filante Superficielle Porteur, proche de la surface DTU 13.1, NF P 94-261
Semelle isolée Superficielle Porteur, sous poteau DTU 13.1, NF P 94-261
Radier général Superficielle Faible portance homogène, nappe DTU 13.1, NF P 94-261
Puits bétonné Semi-profonde Couche stable entre 2 et 5 m DTU 13.1
Pieux et micropieux Profonde Couche dure au-delà de 3 à 5 m DTU 13.2, NF P 94-262

Le calcul lui-même repose sur l'Eurocode 7 (norme NF EN 1997-1) et ses normes d'application. Les références exactes se vérifient auprès de l'AFNOR. Quel que soit le type retenu, le choix se valide toujours sur le rapport d'étude de sol, jamais à l'estime. Avant un achat de terrain, la mission G1 préalable et ses obligations donnent une première lecture du risque.

Avant d'arrêter le type de fondation

L'étude de sol est faite et donne la portance et la profondeur de la couche stable
La zone climatique est connue pour fixer la profondeur hors-gel
L'exposition au retrait-gonflement est vérifiée sur Géorisques
Le poids du bâtiment est défini car il oriente vers le superficiel ou le profond
Le rapport préconise un type et la solution s'y tient, sans improvisation sur le chantier
Choisissez vos fondations sur des données fiables
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Questions fréquentes

Quels sont les différents types de fondations
Les fondations se rangent en deux familles. Les fondations superficielles, posées sur le sol proche de la surface, regroupent les semelles filantes, les semelles isolées et le radier général. Les fondations profondes, qui descendent chercher une couche dure plus bas, regroupent les pieux et les micropieux. Entre les deux existe une catégorie semi-profonde, comme les puits bétonnés.
Quelle différence entre fondations superficielles et profondes
Les fondations superficielles s'appuient sur les premières couches du terrain, à moins de 3 mètres, quand le sol porte bien près de la surface. Les fondations profondes traversent les couches molles pour atteindre un sol résistant plus bas, au-delà de 3 à 5 mètres. La frontière dépend de la profondeur de la couche stable, mesurée par l'étude de sol.
Quelle profondeur pour les fondations d'une maison
Pour des fondations superficielles, la base descend sous la profondeur hors-gel et repose sur un sol porteur. Selon le DTU 13.1, comptez à partir de 50 cm en plaine et sur le littoral, environ 80 cm en altitude moyenne, et au moins 1 mètre en montagne. L'étude de sol affine cette valeur selon la nature réelle du terrain.
Quand faut-il un radier plutôt que des semelles
Le radier s'impose quand la portance du sol est faible mais régulière, ou quand une nappe proche impose une structure étanche. Au lieu de concentrer les charges sous des bandes de béton, il les répartit sur toute l'emprise de la maison. Sur un sol stable et porteur, des semelles filantes restent moins chères et suffisent. C'est l'étude de sol qui tranche selon la portance mesurée.
Quand pose-t-on des pieux ou des micropieux
On y recourt quand le sol de surface ne porte pas, parce que la couche solide est profonde, que le terrain est un remblai instable, ou que l'argile bouge avec les saisons. Les pieux et micropieux traversent ces couches molles pour s'ancrer dans un sol dur, à la profondeur repérée par l'étude de sol. Des longrines relient ensuite les têtes pour porter la structure.
Quelle fondation choisir sur un terrain argileux
Sur un sol argileux soumis au retrait-gonflement, on ancre les fondations sous la zone qui bouge avec les saisons, on retient une structure rigide comme un radier ou des pieux atteignant une couche insensible à l'eau, et on maîtrise l'eau autour de la maison. Le bon choix dépend du diagnostic de l'étude de sol, car le niveau d'argile varie d'une parcelle à l'autre.
Comment l'étude de sol détermine-t-elle les fondations
L'étude mesure deux choses qui commandent le choix : la portance du terrain, soit la charge qu'il encaisse sans se tasser, et la profondeur de la couche stable. À partir de sondages et d'essais, le rapport indique si un appui superficiel suffit ou s'il faut descendre en profondeur. Le type de fondation et son dimensionnement en découlent directement.
Qu'est-ce qu'une semelle filante
C'est une bande continue de béton armé coulée sous un mur porteur, qui répartit son poids sur le sol. Elle se distingue de la semelle isolée, ponctuelle, placée sous un poteau. Le DTU 13.1 fixe une largeur minimale de 40 cm. La semelle filante est la fondation la plus courante d'une maison sur un terrain stable.
Qu'est-ce que la profondeur hors-gel
C'est la distance entre la surface du sol et la base de la fondation, choisie pour passer sous la couche où l'eau gèle en hiver. Si la fondation reste trop haut, le gel fait gonfler l'eau du sol et soulève le béton, ce qui fissure la maison. Elle va de 50 cm en climat doux à 1 mètre en montagne, selon le DTU 13.1.
Combien coûtent les différents types de fondations
Pour une maison, des semelles filantes se situent autour de 100 à 200 € par m³ de béton, un radier autour de 150 à 200 € par m². Les fondations profondes sur pieux ou micropieux représentent un chantier de l'ordre de 15 000 à 40 000 € selon le terrain. Ce sont des ordres de grandeur, le devis dépend de l'accès et de la nature du sol.
Quel est le rôle de l'étude de sol dans le choix des fondations
L'étude de sol fournit les données qui rendent le choix possible : portance, profondeur de la couche stable, présence d'eau, sensibilité au retrait-gonflement. Sans elle, le type de fondation repose sur une supposition. En zone exposée aux argiles, une mission de conception est d'ailleurs obligatoire pour le constructeur depuis la loi ÉLAN.
Peut-on construire sans étude de sol pour les fondations
Techniquement rien n'empêche de couler des fondations sans étude, mais le risque est réel : un sol mal connu peut entraîner des tassements et des fissures coûteuses à reprendre. En zone exposée au retrait-gonflement des argiles, une étude géotechnique de conception est même obligatoire pour le constructeur en maison individuelle depuis la loi ÉLAN.

À retenir

  • Le type de fondation se choisit à partir du sol, pas à l'avance : la frontière entre superficiel et profond se situe autour de 3 mètres.
  • Sur sol porteur proche, des semelles filantes suffisent. Sur portance faible et homogène, le radier répartit les charges.
  • Quand la couche dure est profonde ou le terrain instable, pieux et micropieux descendent chercher l'appui à la profondeur repérée par l'étude de sol.
  • La profondeur hors-gel va de 50 cm en plaine à 1 mètre en montagne, selon le DTU 13.1, en plus de l'appui sur un sol porteur.
  • En zone argileuse, le choix des fondations découle de l'étude de sol, obligatoire pour le constructeur depuis la loi ÉLAN.
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Rédigé par

Marc Cordeval

Rédacteur web indépendant spécialisé dans les travaux et l'aménagement, je supervise les contenus d'Expertgeotechnique.com pour vous proposer des articles simples, clairs et faciles à comprendre.

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