Agrandissement et extension maison : quelle étude de sol

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Vous agrandissez votre maison. Le constructeur parle d'étude de sol G2, votre voisin dit « pas besoin sous 20 m² ». Qui a raison ?

La règle tient en une phrase : sous 20 m², l'étude n'est pas obligatoire à condition que l'extension soit désolidarisée de votre maison. Si elle est collée, la G2 redevient obligatoire en zone argileuse. On vous explique quand l'étude s'impose, ce qu'elle coûte en 2026, et comment éviter les fissures à la jonction.

Sommaire

Étude obligatoire ou non ? La règle des 20 m²

L'article L132-6 du Code de la construction et de l'habitation impose une étude G2 avant tout contrat de travaux en zone argileuse. Une exemption existe pour les petites extensions. Elle repose sur deux conditions qu'il faut remplir en même temps.

Le piège classique

Beaucoup pensent que « moins de 20 m² = pas d'étude ». Faux. Il faut aussi que l'extension soit désolidarisée de la maison existante. Si elle est collée, étude G2 obligatoire dès le premier mètre carré en zone RGA moyenne ou forte.

Les deux conditions à remplir pour être exempté

Condition 1 : surface Condition 2 : liaison à la maison Résultat en zone argileuse
Inférieure à 20 m² ET extension désolidarisée (joint de dilatation) Pas d'obligation. Étude tout de même recommandée.
20 m² ou plus OU extension collée (mur commun, fondations contiguës) Étude G2 obligatoire

Pour situer votre projet dans la cartographie générale des études par typologie, voir le panorama des études de sol selon votre projet.

Votre projet en cinq cas concrets

Pour rendre la règle lisible, voici cinq configurations très fréquentes. Trouvez la vôtre.

Votre projet Étude G2 obligatoire ?
15 m² désolidarisée, zone argileuse Non. G2 recommandée pour sécuriser.
15 m² collée, zone argileuse Oui. La solidarisation déclenche l'obligation.
25 m², quel que soit le raccord, zone argileuse Oui. Le seuil 20 m² est dépassé.
40 m², quel que soit le raccord, zone argileuse Oui. Et architecte si maison + extension dépasse 150 m².
30 m², hors zone argileuse Non. G2 recommandée.

Urbanisme : déclaration préalable ou permis de construire

Ne pas confondre l'obligation d'étude de sol avec l'autorisation d'urbanisme. Les deux régimes sont indépendants. L'article R.421-14 du Code de l'urbanisme fixe les seuils suivants.

  • De 5 à 20 m² (40 m² en zone urbaine du PLU) : déclaration préalable de travaux.
  • Plus de 20 m² (40 m² en zone urbaine) : permis de construire.
  • Maison + extension dépasse 150 m² : recours obligatoire à un architecte.

Bon à savoir

Vous pouvez très bien être en déclaration préalable (donc une démarche allégée en mairie) et soumis à G2. L'urbanisme s'occupe du droit de construire, l'étude G2 s'occupe de la solidité du bâtiment.

La carte RGA 2026 : 55 % du territoire

L'arrêté du 9 janvier 2026 élargit les zones argileuses. À partir du 1er juillet 2026, 55 % du territoire métropolitain sont classés en exposition moyenne ou forte, contre 48 % auparavant. Le Grand Est est particulièrement touché. Plus de 12 millions de maisons sont concernées.

Première étape avant toute démarche

Saisissez votre adresse sur le portail Géorisques, filtre « argiles ». Si la zone affichée est moyenne ou forte, votre extension à partir de 20 m² déclenche la G2. Pour comprendre la cartographie en détail, voir les zones RGA en France.

Quelle étude pour mon extension

L'étude est presque toujours une G2, mission de conception normalisée par la NF P 94-500. Elle se déroule en deux phases : G2 AVP (avant-projet, principes de fondation) puis G2 PRO (projet, dimensionnement final).

Ce qui change par rapport à une G2 maison neuve

Le BET travaille sur un sol partiellement connu (votre maison est déjà là) et doit gérer la liaison avec un bâti existant. Trois différences concrètes :

  • Moins de sondages : 1 à 3 sondages ciblés sur l'emprise de l'extension, au lieu de 2 à 4 pour une maison neuve.
  • Vérification de continuité : le BET compare le sol sous l'extension avec celui sous la maison. Il cherche un remblai caché, une ancienne fosse comblée, un changement de couche.
  • Choix de la liaison : extension désolidarisée (joint de dilatation) ou solidarisée (fondations harmonisées). C'est l'arbitrage central du rapport.

G2 maison neuve vs G2 extension en un coup d'œil

Élément G2 maison neuve G2 extension
Sondages 2 à 4 sondages 1 à 3 sondages ciblés
Périmètre Empreinte totale du bâtiment Empreinte extension + abords du bâti existant
Vérification existant Sans objet Souvent couplée à une mission G5
Arbitrage clé Type de fondation Désolidariser ou solidariser
Délai moyen 4 à 8 semaines 3 à 6 semaines

Pour le détail technique des phases G2 AVP et G2 PRO, voir la mission G2 dans le détail.

Si la véranda ou la surélévation vous tente plus qu'une extension classique

Les règles changent selon le type d'extension :

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Une fois l'étude lancée, l'arbitrage technique principal porte sur la liaison entre l'ancien et le neuf. C'est le rôle du joint de dilatation.

Le joint de dilatation entre l'ancien et le neuf

Le joint de dilatation est un vide vertical entre votre maison et l'extension. Il évite la fissure qui sinon apparaît à la jonction dans les mois qui suivent le chantier.

Pourquoi le sol bouge différemment sous deux structures

Votre maison a déjà tassé. Le sol sous ses fondations s'est compacté pendant des années. L'extension neuve, elle, va tasser progressivement. En zone argileuse, ce tassement peut atteindre 5 à 15 mm sur 18 mois.

Sans précaution, le résultat est prévisible :

  • L'extension descend de quelques millimètres.
  • La maison ne bouge presque pas.
  • Une fissure oblique apparaît à la jonction, souvent depuis l'angle haut.

Le joint de dilatation supprime cette interaction. Chaque structure peut se déformer à son rythme.

Schéma simple du principe

Le joint de dilatation en coupe

Maison existante Fondations à 40 à 80 cm Tassement terminé
Joint 2 à 5 cm
Extension neuve Fondations à 80 cm ou plus Tassement en cours

Le joint monte de la fondation jusqu'au toit. Les deux structures restent indépendantes face aux mouvements du sol.

Mise en œuvre standard du joint

Paramètre Valeur courante
Largeur 2 à 5 cm selon longueur d'extension
Hauteur Continue, du dessus de fondation au faîtage
Remplissage Polystyrène expansé ou polyuréthane
Étanchéité Couvre-joint extérieur en PVC ou en métal
Norme DTU 20.1 pour la maçonnerie
Surcoût chantier 500 à 1 500 €

Quand le BET impose un joint

Six situations où le joint est presque toujours préconisé

!

Sol fortement argileux, RGA moyen ou fort confirmé au pénétromètre.

!

Extension de plus de 6 m de long, où la dilatation thermique s'ajoute aux mouvements de sol.

!

Sol différent entre la zone de la maison et celle de l'extension.

!

Fondations existantes peu profondes par rapport à celles prévues pour l'extension.

!

Maison ancienne sans étude de sol historique, dont la portance réelle est inconnue.

!

Arbres adultes proches de la maison ou de l'extension, qui pompent l'humidité du sol.

Ce que vous gagnez et ce que vous perdez

  • Avantage majeur : chaque structure vit indépendamment. Plus de fissure à la jonction.
  • Avantage secondaire : en cas de sinistre futur sur l'une, la réparation reste localisée.
  • Limite esthétique : un trait vertical visible sur la façade, souvent intégré au calepinage.
  • Limite d'entretien : contrôle visuel du joint tous les 2 à 3 ans, resserrage tous les 5 à 10 ans.

Vérifier les fondations de votre maison

Avant d'ajouter une extension, le BET veut connaître la profondeur réelle, la largeur et l'état des fondations existantes. Ces informations conditionnent l'arbitrage entre désolidarisation, harmonisation et reprise en sous-œuvre. C'est l'objet d'une mission G5 souvent associée à la G2.

Pourquoi cette vérification compte

Les propriétaires connaissent rarement la profondeur exacte de leurs fondations. Or l'écart entre une maison de 1970 et une maison de 2010 est important. Voici les repères historiques typiques.

Période de construction Profondeur fondation typique Compatibilité avec extension en zone RGA
Avant 1960 30 à 50 cm, parfois pierres sèches Désolidarisation ou reprise en sous-œuvre
1960 à 1980 40 à 60 cm Désolidarisation souvent préconisée
1980 à 2000 50 à 80 cm À confirmer par fouille d'observation
Après 2000 60 à 120 cm Compatibilité fréquente, harmonisation possible

Ce que contient la mission G5

Le contenu d'une G5 fondations existantes

1

Une ou deux fouilles d'observation au pied de la maison pour mesurer profondeur, largeur et état des semelles.

2

Un sondage sous fondation pour vérifier le sol porteur réel et détecter d'éventuelles couches molles.

3

Une expertise des fissures si la maison en présente, avec note de calcul de portance résiduelle.

4

Des préconisations de raccord : joint de dilatation, harmonisation ou reprise en sous-œuvre.

Prix de la mission G5

Mission isolée : 1 500 à 3 000 € HT. Bundle G2 + G5 sur maison ancienne : 2 500 à 5 000 € HT. Pour le détail complet de la G5, voir la mission G5 expliquée.

Ce que vous pouvez observer vous-même

Avant de commander une G5, vous pouvez préparer le dossier et faire baisser le devis. Ces informations factuelles, seul un propriétaire les connaît.

Signaux d'alerte sur votre maison existante

!

Fissures obliques, surtout au-dessus des fenêtres ou en angle de maison.

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Portes ou fenêtres qui frottent, signe de déformation du gros œuvre.

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Carrelage qui sonne creux ou décollement local d'un dallage.

!

Arbres adultes proches : chêne, peuplier, saule à moins de 15 m de la maison.

!

Arrêté cat nat sécheresse sur votre commune, consultable en mairie ou sur Géorisques.

!

Permis de construire d'origine archivé en mairie, qui mentionne souvent la profondeur de fondation.

Si les fondations existantes ne suffisent pas

La reprise en sous-œuvre devient nécessaire quand les fondations actuelles sont trop peu profondes, dégradées, ou que le sol est mouvant. C'est le poste qui peut faire grimper le budget de 15 000 à 40 000 €, parfois plus. Mieux vaut l'anticiper dès la phase G2.

Dans quels cas la reprise s'impose

  • Fondations existantes trop peu profondes : 40 cm contre 80 cm requis en zone argileuse.
  • Fondations dégradées : béton fissuré, armatures rouillées, semelles affouillées.
  • Sol mouvant sous la maison, avec fissures préexistantes en zone RGA forte.
  • Extension solidarisée qui exige une harmonisation d'épaisseur de fondation.

À l'inverse, une maison construite après 2000, sans fissure, en zone faible : un joint de dilatation suffit, pas besoin de toucher aux fondations.

Cinq techniques et leurs coûts en 2026

Technique Coût HT 2026 Délai Quand l'utiliser
Joint de dilatation seul 500 à 1 500 € Intégré au chantier Sol stable, fondations correctes
Résine expansive 5 000 à 15 000 € 1 à 2 jours Sol mou, pas de défaut de profondeur
Reprise par puits blindés 5 000 à 20 000 € 2 à 4 semaines Défaut de profondeur, sol homogène
Longrines 5 000 à 15 000 € 1 à 2 semaines Extension solidarisée, redistribution des charges
Micropieux (8 à 12 unités) 15 000 à 40 000 € 1 à 2 semaines Sol mou ou hétérogène, RGA fort

Les micropieux sont la solution la plus sûre. Ce sont des tubes métalliques de 100 à 250 mm forés à travers les fondations existantes, jusqu'à 5 à 15 m de profondeur. Ils sont scellés au coulis de ciment et reliés aux fondations par des chevêtres en béton armé.

Éviter la mauvaise surprise budgétaire

Trois précautions évitent la mauvaise surprise de 25 000 € de reprise en sous-œuvre annoncés une fois le chantier d'extension lancé.

  1. Commander la G5 en même temps que la G2, dès la phase de conception. Le bundle coûte 2 500 à 5 000 € HT mais évite d'engager un permis sans connaître l'état réel des fondations.
  2. Exiger un devis détaillé du constructeur avec une ligne par poste : fondations extension, joint de dilatation, reprise en sous-œuvre éventuelle. Pas de ligne fourre-tout.
  3. Mettre trois entreprises spécialisées en concurrence sur la reprise en sous-œuvre. Les écarts atteignent 40 % entre une entreprise généraliste et un spécialiste micropieux.
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Avec les arbitrages techniques posés, reste la question du budget de l'étude et du planning. On rassemble dans cette partie les prix, la procédure et les configurations les plus courantes.

Prix, procédure et cas pratiques

Combien coûte la G2 extension en 2026

Type d'extension Prix G2 HT 2026 Cas typique
Extension simple 800 à 1 500 € Hors zone RGA, sol stable, terrain accessible
Extension standard zone argileuse 1 500 à 2 500 € RGA modérée, surface 20 à 40 m², bâti récent
Extension complexe 2 500 à 3 500 € Zone argileuse forte, accès restreint
G2 + mission G5 groupée 2 500 à 5 000 € Maison ancienne, fissures existantes

Fourchettes 2026 indicatives pour une extension de maison individuelle de 20 à 60 m² en zone d'exposition moyenne au RGA. Le prix varie selon la complexité du sol, le nombre de sondages et la nécessité d'une mission G5 associée. En Île-de-France et en Provence argileuse, les prix se situent dans la fourchette haute.

Sept étapes pour boucler votre étude

  1. 1

    Vérifier la zone RGA et la surface

    Sur georisques.gouv.fr, adresse exacte. Surface de l'extension à mesurer en surface de plancher ou emprise au sol, selon le plus grand des deux.

  2. 2

    Consulter le PLU en mairie

    Pour savoir si vous êtes en zone urbaine (seuil à 40 m² en déclaration préalable) ou ailleurs (seuil à 20 m²). Vérifier aussi les règles de hauteur, d'implantation et de toiture.

  3. 3

    Récupérer toute étude antérieure

    Étude G1 du vendeur initialement annexée à votre titre de propriété. G2 maison neuve si elle existe. Pour comprendre l'utilité d'une G1 dans un projet d'extension, voir l'étude G1 expliquée.

  4. 4

    Observer les fondations existantes

    Ouvrir une fouille d'un mètre au pied du mur extérieur pour mesurer profondeur et largeur. Ou commander une mission G5 si la maison est antérieure à 1980 ou présente des fissures.

  5. 5

    Mettre en concurrence trois bureaux d'études

    Vérifier la qualification OPQIBI 1001 et l'assurance décennale. Préciser sur la demande : surface, type de raccord envisagé, fissures éventuelles.

  6. 6

    Laisser le BET travailler

    Entre 3 et 6 semaines : 9 jours ouvrés de DT/DICT, une demi-journée de sondages, 5 à 10 jours d'analyses laboratoire, 2 à 3 semaines de rédaction du rapport.

  7. 7

    Intégrer le rapport aux plans

    Joindre la G2 au dossier de permis ou de déclaration préalable. L'architecte ou le maître d'œuvre intègre les préconisations aux plans d'exécution. Le constructeur s'engage à les respecter (article L132-7 du CCH).

Cinq cas pratiques de A à Z

Cas 1 : extension 25 m² zone RGA moyenne, maison de 2010

G2 obligatoire (surface dépasse 20 m²). Joint de dilatation préconisé. Fondations extension à 80 cm. Budget étude : 1 500 à 2 500 €. Surcoût chantier (joint, drainage) intégré au devis constructeur.

Cas 2 : extension 15 m² désolidarisée zone RGA moyenne

Les deux conditions sont remplies. Pas d'obligation. G2 tout de même recommandée pour valider la désolidarisation et la profondeur. Budget étude : 800 à 1 500 €.

Cas 3 : extension 30 m² maison de 1962 zone RGA forte

G2 obligatoire et G5 indispensable. Probable reprise en sous-œuvre par micropieux. Budget étude : 3 000 à 5 000 € (G2 + G5). Budget chantier supplémentaire : 15 000 à 40 000 € pour les micropieux. Total à provisionner : 18 000 à 45 000 € en plus du coût brut de l'extension.

Cas 4 : extension 40 m² en zone U du PLU

Déclaration préalable suffit en mairie. En zone RGA, G2 obligatoire (au-delà de 20 m²). Architecte obligatoire si la surface totale après travaux dépasse 150 m². Budget étude : 1 500 à 3 000 €.

Cas 5 : sous-sol aménagé en pièce habitable

Un sous-sol chauffé et isolé compte comme une extension habitable. G2 en zone RGA. Souvent une étude de stabilité de talus en complément, car la maison repose sur les murs périphériques de la cave. Budget étude : 2 000 à 3 500 €.

Documents à préparer pour la consultation du BET

Plan cadastral et plan de masse avec emplacement précis de l'extension.

Plans de la maison existante : permis de construire d'origine, plans de fondations si conservés.

Année de construction et historique : extensions antérieures, sinistres déclarés, arrêté cat nat sur la commune.

Étude G1 du vendeur si elle existait à l'achat du terrain.

Photos des fissures éventuelles, avec une règle ou une pièce pour l'échelle.

Esquisse de l'extension projetée : surface, hauteur, structure (maçonnerie, ossature bois), nombre de niveaux.

Si votre extension comporte des sanitaires et que vous êtes en zone d'assainissement non collectif, ajoutez une étude d'assainissement. Voir le prix d'une étude d'assainissement non collectif. Et si vous envisagez plutôt une piscine, voir le régime étude de sol piscine, traité dans une page dédiée du même silo.

Exemples de rapports d'extension

Pour vous donner une idée du contenu réel d'un rapport G2 extension, voici quatre documents publics téléchargeables. Ce sont des rapports anonymisés, publiés par des préfectures dans le cadre de permis de construire ou d'enquêtes publiques.

  • Classification des missions géotechniques NF P 94-500

    Fiche officielle qui détaille le contenu de chaque mission G1 à G5 selon la norme. Document de référence pour comprendre ce que vous achetez quand vous commandez une G2.

    Source : Préfecture des Bouches-du-Rhône — Format PDF

    Télécharger le PDF
  • Rapport G2 AVP — Extension d'un bâtiment existant (45)

    Étude réalisée pour une extension de bâtiment commercial dans le Loiret. Le rapport décrit la campagne de sondages, la lithologie, le modèle géotechnique et les principes de fondation à appliquer pour adapter l'extension au sol.

    Source : Préfecture du Loiret — Format PDF

    Télécharger le PDF
  • Rapport G2 AVP — Extension d'un centre logistique (37)

    Rapport complet de 87 pages : présentation du projet, sondages, modèle géotechnique, dimensionnement des fondations, terrassements et voiries. Donne une vision exhaustive du livrable G2 AVP.

    Source : Préfecture d'Indre-et-Loire — Format PDF

    Télécharger le PDF
  • Rapport G2 PRO — Extension à Villemereuil (10)

    Exemple de phase G2 PRO faisant suite à une G1 et G2 AVP préalables. Le rapport détaille la note de calcul des fondations, les essais pressiométriques, les coupes de sondage et la justification finale du projet.

    Source : Préfecture de l'Aube — Format PDF

    Télécharger le PDF

À noter sur ces exemples

Ces rapports concernent des bâtiments commerciaux ou logistiques, plus volumineux qu'une extension de maison individuelle. Mais la structure du document, le déroulement des missions et le vocabulaire technique restent identiques. C'est la matière la plus représentative en accès libre aujourd'hui.

Questions fréquentes

Mon extension fait 18 m² accolée à la maison. Faut-il une étude ?
Oui en zone argileuse moyenne ou forte. La règle d'exemption exige deux conditions : surface inférieure à 20 m² ET extension désolidarisée. Si l'extension est accolée, la deuxième condition manque, donc la G2 reste obligatoire au titre de l'article L132-6 du Code de la construction et de l'habitation.
Combien coûte une étude G2 pour une extension en 2026 ?
Entre 800 et 3 500 € HT selon la complexité. Extension simple sur sol stable : 800 à 1 500 €. Extension standard en zone argileuse modérée : 1 500 à 2 500 €. Extension complexe avec G5 associée pour vérifier les fondations existantes : 2 500 à 5 000 €.
Une extension désolidarisée, c'est quoi exactement ?
Une extension dont les fondations, les murs et la toiture sont structurellement séparés de la maison par un joint de dilatation continu. Largeur 2 à 5 cm, de la fondation jusqu'au toit, rempli de polystyrène ou de polyuréthane, et couvert d'un couvre-joint extérieur. Aucune liaison rigide entre les deux structures.
Que risque-t-on à construire une extension sans étude en zone argileuse ?
Trois risques principaux. L'assureur dommages-ouvrage peut refuser sa garantie ou exclure les sinistres argileux (article L242-1 du Code des assurances). En cas de fissure à la jonction, vous portez la responsabilité du défaut d'information. Et le coût d'une réparation lourde (reprise en sous-œuvre par micropieux, traitement de fissures structurelles) dépasse largement celui d'une étude G2 préalable.
Quelle profondeur ont les fondations de ma maison ?
Repères historiques : avant 1980, les fondations descendent typiquement à 40 ou 60 cm. Après 2000, plutôt 80 cm ou plus. Au-delà de 100 cm en zone argileuse identifiée. Pour avoir la mesure exacte, ouvrez une fouille manuelle d'un mètre au pied du mur, ou commandez une mission G5.
Faut-il toujours une mission G5 en plus de la G2 ?
Non. La G5 est utile pour les maisons antérieures à 1980, pour celles présentant des fissures, et systématiquement en zone argileuse forte. Sur une maison de 2010 sans signe d'alerte, la G2 seule suffit dans la grande majorité des cas.
Pourquoi le joint de dilatation est-il aussi important ?
Parce que les deux structures bougent différemment. La maison existante a déjà tassé, l'extension neuve va tasser progressivement sur 6 à 18 mois. Sans joint, le tassement différentiel se traduit par une fissure oblique à la jonction, souvent 5 à 15 mm en zone argileuse. Le joint absorbe ce mouvement.
Combien coûte une reprise en sous-œuvre par micropieux ?
Entre 15 000 et 40 000 € HT pour 8 à 12 micropieux (diamètre 100 à 250 mm, profondeur 5 à 15 m). Alternatives moins coûteuses : injection de résine expansive 5 000 à 15 000 €, reprise par puits 5 000 à 20 000 €, longrines 5 000 à 15 000 €. Le choix dépend du sol et du défaut à corriger.
Mon extension fait 40 m² en zone urbaine du PLU. Quelle démarche ?
Côté urbanisme : déclaration préalable suffit (zone U autorise jusqu'à 40 m²). Côté étude de sol : G2 obligatoire en zone argileuse, car le seuil 20 m² est largement dépassé. Et si maison + extension après travaux dépasse 150 m², le recours à un architecte devient obligatoire.
Combien de temps prend une étude G2 extension ?
3 à 6 semaines au total. Détail : 9 jours ouvrés incompressibles de DT/DICT, une demi-journée pour les sondages terrain, 5 à 10 jours pour les analyses laboratoire, 2 à 3 semaines pour la rédaction du rapport. Plus court qu'une G2 maison neuve (4 à 8 semaines) car moins de sondages.
Mon constructeur me dit que l'étude n'est pas nécessaire. Que faire ?
Vérifiez deux choses. La zone RGA sur georisques.gouv.fr (si moyenne ou forte, la G2 est probablement obligatoire). La surface et le type de raccord (collée ou désolidarisée). Si la G2 est légalement obligatoire et que le constructeur refuse de l'intégrer, demandez-lui un écrit signé. En cas de sinistre, c'est ce document qui engagera sa responsabilité.
Quelle est la durée de validité d'une étude de sol pour extension ?
La G1 préalable du terrain reste valide 30 ans tant que le sol n'a pas été remanié (article R132-6 du Code de la construction et de l'habitation). La G2 extension, elle, est rattachée à un projet précis : elle n'est valable que pour le projet d'extension qu'elle a étudié. Si vous changez la surface ou l'implantation, une mise à jour est nécessaire.
À retenir
  • L'exemption d'étude G2 nécessite deux conditions cumulatives : surface inférieure à 20 m² ET extension désolidarisée du bâti existant.
  • L'article L132-6 du CCH impose la G2 dès qu'une des deux conditions manque, en zone argileuse moyenne ou forte.
  • Le risque principal est le tassement différentiel à la jonction entre maison existante et extension neuve.
  • Deux solutions : joint de dilatation (2 à 5 cm, polystyrène ou polyuréthane, DTU 20.1) ou reprise en sous-œuvre pour harmoniser les fondations.
  • Prix G2 extension 2026 : 800 à 3 500 € HT, jusqu'à 5 000 € avec mission G5 sur maison ancienne.
  • Reprise en sous-œuvre par micropieux : 15 000 à 40 000 € HT. Résine expansive : 5 000 à 15 000 € HT.
  • Carte RGA actualisée par l'arrêté du 9 janvier 2026 : 55 % du territoire en zone moyenne ou forte au 1er juillet 2026.
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Rédigé par

Marc Cordeval

Rédacteur web indépendant spécialisé dans les travaux et l'aménagement, je supervise les contenus d'Expertgeotechnique.com pour vous proposer des articles simples, clairs et faciles à comprendre.

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