
Sous un entrepôt, le sol porte jusqu'à 10 tonnes par pied de rack. Le dallage et sa plateforme comptent alors plus que les fondations sous poteaux.
Voici les règles, les prix 2026, six PDFs réels et les pièges à éviter pour une étude de sol adaptée à un projet d'entrepôt, d'usine ou d'atelier.
Sommaire
- Pourquoi un bâtiment industriel sort du cadre habituel
- Dallage industriel sous NF DTU 13.3 partie 1
- Plateforme de forme et classes PF
- Charges spécifiques d'un entrepôt ou d'une usine
- Friche industrielle et diagnostic pollution
- Obligation photovoltaïque sur toiture
- Pièges à éviter, astuces et outils gratuits
- Budget géotechnique du projet
- Exemples de rapports géotechniques en PDF
- Questions fréquentes
Pourquoi un bâtiment industriel sort du cadre habituel
Un entrepôt n'a pas le même enjeu géotechnique qu'une maison ou un immeuble.
- La charpente métallique pèse peu sur les fondations
- Les semelles sous poteaux sont petites (1 à 2 m²)
- Mais le sol reçoit jusqu'à 10 tonnes par m² sous les racks et chariots
- Tout se joue donc au niveau du dallage et de la plateforme, pas des fondations
L'étude qui dimensionne tout cela avant le permis s'appelle la G2 PRO (étude géotechnique de conception en phase Projet, au sens de la norme NF P 94-500). Voici la différence d'enjeu, comparée à une construction classique.
Maison ou immeuble
- Charges au sol : 50 à 100 kPa sous semelles
- Enjeu : descente de charges vers un bon sol porteur
- Élément central : fondations (semelles, longrines, pieux)
- Mission type : G1 puis G2 PRO Eurocode 7
Entrepôt ou usine
- Charges au sol : jusqu'à 10 t/m² + 30 à 100 kN sous chaque pied de rack
- Enjeu : tenue de la plateforme et du dallage sur grande surface
- Élément central : dallage + plateforme
- Mission type : G2 PRO avec essai à la plaque + NF DTU 13.3 partie 1-1-1
Trois charges typiques qui changent tout
- Un palettier de 12 m de hauteur transmet par chaque pied 30 à 100 kN concentrés sur quelques centimètres carrés de platine
- Un chariot élévateur de 6 tonnes roule en circuit fermé sur les axes de circulation pendant 10 ans
- Une chambre froide à -25 °C génère un gradient thermique permanent qui agit sur le sol support
Tout cela se joue à l'interface entre le dallage béton et la plateforme compactée juste en dessous : c'est ce que la G2 PRO va caractériser et chiffrer pour les études géotechniques selon votre projet de construction.
Le cadre légal RGA ne couvre pas l'usage industriel pur
Les articles L132-4 à L132-9 du Code de la construction et de l'habitation, issus de la loi ÉLAN de 2018, imposent une étude géotechnique préalable au vendeur d'un terrain non bâti et une étude de conception au maître d'ouvrage. Ce dispositif vise les immeubles à usage d'habitation ou à usage professionnel et d'habitation ne comportant pas plus de deux logements.
Un entrepôt logistique, une usine ou un atelier sont en dehors de ce périmètre. L'article L132-6 CCH ne s'applique pas au sens strict à un bâtiment industriel pur. Dans la pratique, la G2 PRO reste largement exigée par d'autres canaux, surtout normatifs et contractuels.
- Bureau de contrôle technique
- Son contrat de mission demande presque toujours une étude géotechnique de conception conforme à la NF P 94-500 avant délivrance du rapport initial de contrôle. Pratique courante, non obligation légale
- Assurance dommages-ouvrage
- L'assureur conditionne le plus souvent sa couverture à la production d'une étude G2 réalisée par un bureau qualifié. Le niveau d'exigence varie selon l'assureur et le projet
- Eurocodes 7 et 8
- NF EN 1997 et NF EN 1998 demandent une caractérisation géotechnique du sol pour le calcul des fondations et le dimensionnement parasismique
- NF DTU 13.3 partie 1-1-1
- La norme du dallage prévoit une étude géotechnique préalable et de conception pour tout dallage relevant de la partie 1-1-1
- Marchés publics
- Les CCTP des bâtiments industriels publics (centres techniques municipaux, ateliers communaux) intègrent quasi systématiquement la G2 PRO
La G2 PRO industrielle, ce qu'elle contient
L'étude géotechnique de conception d'un bâtiment industriel est plus orientée surface au sol que profondeur de fondation. Le bureau d'études produit :
- Synthèse géologique
- Lecture des cartes BRGM, contexte hydrogéologique, repérage des risques (cavités, RGA, sismicité)
- Reconnaissance sur place
- 1 sondage pour 1 000 à 2 000 m² d'emprise, par pressiomètre (NF P 94-110) ou pénétromètre statique CPT (NF P 94-113)
- Mesure de portance
- Essais à la plaque (NF P 94-117-1) qui mesurent le module EV2, soit la rigidité de la plateforme. Cette valeur sert à caler la classe PF (note de portance, de PF1 faible à PF4 maximale)
- Pré-dimensionnement du dallage
- Calcul du coefficient de réaction k, épaisseur cible et type de ferraillage
- Plateforme
- Classe PF visée, techniques de mise en œuvre (traitement à la chaux, à la chaux et ciment, géosynthétiques)
- Fondations sous poteaux
- Semelles isolées, longrines périphériques, ancrage si nappe haute
- Contrôle compactage
- Classe q3 ou q4 selon NF P 98-115, points de mesure à prévoir au marché
- Volet pollution (si friche)
- Consultation des bases publiques CASIAS (anciens sites industriels) et BASOL (sites pollués connus de l'État), recommandation d'investigations terrain si besoin
L'étude renseigne aussi sur les sujets qui sortent souvent en cours de chantier, comme la présence d'une nappe haute, d'un remblai ancien sous le futur dallage ou d'un sol traité aux liants hydrauliques qu'il faudra purger.
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Recevoir des devis géotechniquesDallage industriel sous NF DTU 13.3 partie 1
En clairUn dallage industriel est une grosse dalle béton posée sur le sol, qui supporte les charges de stockage et la circulation des chariots. La norme NF DTU 13.3 partie 1 fixe les règles pour tout ce qui n'est pas une maison individuelle. Trois pages plus loin : la plateforme support compte autant que le béton lui-même.
Le NF DTU 13.3 a été révisé en novembre 2021. Il distingue trois usages, et chaque partie porte un régime de calcul propre.
| Partie du NF DTU 13.3 | Référence | Usage couvert |
|---|---|---|
| Partie 1-1-1 | NF P 11-213-1 | Dallages de tous types d'ouvrages hors maisons individuelles (entrepôt, usine, atelier, hall, chambre froide, commerce, parking, locaux à charges courantes) |
| Partie 1-1-2 | NF P 11-213-2 | Dallages de maisons individuelles, garages attenants et sous-sols, à condition que les charges ne dépassent pas 2,5 kN/m² |
| Partie 1-2 | NF P 11-213-3 | Critères généraux de choix des matériaux, applicables aux parties 1-1-1 et 1-1-2 |
| Partie 2 | NF P 11-213-4 | Cahier des clauses administratives spéciales types |
À noter
La révision de novembre 2021 a fusionné les anciennes parties 1 (industriel) et 2 (commercial) dans une partie 1-1-1 unique qui couvre tous les ouvrages hors maisons individuelles. Dès qu'un local accueille un rack de stockage sur palette, des chariots, des engins ou des équipements lourds, le dallage relève de cette partie 1-1-1.
Composition du dallage et règles de calcul
Le calcul s'appuie sur la théorie des plaques posées sur un sol élastique, avec le coefficient de réaction k du sol exprimé en MPa/m (module de Westergaard). Le bureau d'études vérifie deux mécanismes :
- Le poinçonnement sous les charges concentrées, zone immédiate sous chaque pied de rack ou chaque roue de chariot
- La flexion globale du dallage sous les charges réparties et le report des charges roulantes
- Épaisseur
- 18 à 28 cm selon les charges d'exploitation
- Béton
- Classe C25/30 minimum (NF EN 206-1), dosage 280 à 350 kg/m³ de ciment, rapport eau/liant 0,5 à 0,6
- Ferraillage
- Armatures hautes et basses (treillis ST 25 C pour 24 cm et plus) ou fibres métalliques 40 à 50 kg/m³
- Coefficient k cible
- 50 à 100 MPa/m sur sol courant compacté. Sous 30 MPa/m, amélioration de sol nécessaire avant coulage
Joints, tassements et tolérances
Trois familles de joints découpent un dallage industriel :
- Joints de retrait espacés de 6 à 8 m, sciés sur 1/3 de l'épaisseur du dallage à plus ou moins 10 mm. Le sciage intervient 24 à 72 heures après coulage
- Joints de dilatation espacés de 30 à 40 m, traversant toute l'épaisseur et garnis d'un matériau souple
- Joints de construction entre deux journées de coulage, conçus pour transmettre le cisaillement
Important
Les joints ne doivent jamais traverser une zone de pieds de rack chargés. La règle de l'art impose un décalage minimal de 50 cm entre un joint et le centre d'un pied de palettier. Ce point se règle dès la G2 PRO, en superposant le plan d'implantation des racks et le plan de joints du dallage.
Tassements admissibles
Le NF DTU 13.3 partie 1-1-1 fixe des seuils de tassement :
- Tassement absolu sur la durée d'exploitation : 30 à 50 mm selon l'usage
- Tassement différentiel entre deux joints contigus : 1/500 à 1/1 000 (soit 12 à 16 mm sur 8 m)
- En zone de racks haute hauteur : tassement absolu inférieur à 10 mm pour rester compatible avec la stabilité des palettiers et la circulation des chariots à mât télescopique
Épaisseurs courantes selon l'usage
| Usage | Charge répartie | Épaisseur dallage | Ferraillage |
|---|---|---|---|
| Atelier léger, hall artisanal | 5 kN/m² | 15 à 18 cm | Treillis ST 15 C ou fibres 30 kg/m³ |
| Entrepôt logistique courant | 10 kN/m² | 18 à 22 cm | Treillis ST 25 C ou fibres 40 kg/m³ |
| Entrepôt grande hauteur, racks | 25 à 40 kN/m² | 22 à 28 cm | Armatures haut et bas, ou fibres 50 kg/m³ |
| Usine charges lourdes (sidérurgie) | plus de 50 kN/m² | 28 à 35 cm | Armatures double nappe, fibres optionnelles |
Plateforme de forme et classes PF
Sous le dallage se trouve la plateforme. C'est elle qui supporte directement les charges, et sa portance détermine la performance du système. Une plateforme mal compactée fait fissurer le dallage le plus armé, peu importe l'épaisseur.
Qu'est-ce qu'une plateforme et à quoi sert la classe PF
La plateforme regroupe les couches situées entre le sol naturel décapé et la sous-face du dallage. Elle se compose le plus souvent de trois ensembles :
- L'arase de terrassement, qui est le sol naturel laissé en place après décapage de la terre végétale
- La couche de forme, en matériau apporté, souvent une grave non traitée 0/80 mm ou un sol naturel traité aux liants hydrauliques (chaux, ciment)
- Une couche de réglage fine en sable stabilisé ou en grave concassée, sur laquelle vient se poser le dallage
La classe PF (Plateforme) caractérise la portance globale de cet ensemble par le module de déformation EV2 mesuré à l'essai à la plaque. Le Guide technique GTR et GTS du Cerema définit quatre niveaux principaux, du moins exigeant au plus résistant.
En clairPlus le chiffre PF est élevé, plus la plateforme résiste au poids des charges. Un entrepôt standard demande la PF3, soit 120 MPa minimum. En dessous, le dallage fissure sous le poids des racks.
- PF1, module EV2 entre 20 et 50 MPaRéservé aux bâtiments légers : hangar agricole, abri ouvert, atelier rural sans circulation lourde. Le sol naturel suffit la plupart du temps.
- PF2 et PF2qs, module EV2 entre 50 et 120 MPaNiveau attendu pour un hall artisanal, un bâtiment d'activité courant ou un local commercial. Une couche de forme en grave naturelle 0/80 mm suffit à atteindre ce module.
- PF3, module EV2 entre 120 et 200 MPaLe niveau standard pour un entrepôt logistique, une plateforme de distribution ou une usine légère. Demande une couche de forme épaisse (50 à 80 cm) en grave traitée aux liants hydrauliques.
- PF4, module EV2 supérieur à 200 MPaCharges exceptionnelles : sidérurgie, ports, terminal ferroviaire, sites industriels avec convois exceptionnels. Souvent atteint par traitement du sol au ciment ou par inclusions rigides.
Pour un entrepôt logistique courant, la PF3 est demandée. La valeur cible d'EV2 est de 120 MPa minimum, mais beaucoup de cahiers des charges la portent à 150 MPa pour conserver une marge de sécurité face aux variations de mise en œuvre.
L'essai à la plaque, ce qu'il mesure
Le bureau d'études pose une plaque ronde de 60 cm sur la plateforme, applique une pression, mesure l'enfoncement. La procédure se déroule en trois temps.
-
1
Premier chargement à 0,25 MPa
Charge appliquée par paliers de 0,05 MPa. Le tassement final donne le module EV1.
-
2
Déchargement complet
Retour à zéro pour effacer la déformation plastique du premier passage.
-
3
Second chargement à 0,20 MPa
Donne le module EV2 utilisé pour la classe PF. Critère de réception : EV2/EV1 inférieur à 2 (idéalement 2,2).
Piège fréquent EV2 conforme mais ratio EV2/EV1 supérieur à 2,2 = plateforme insuffisamment compactée. Le bureau d'études exigera une reprise avant validation, même si la valeur EV2 seule semble correcte.
En pratique sur un chantier d'entrepôt : 1 essai pour 200 à 500 m², soit 10 à 25 essais pour 5 000 m². Compter 250 à 400 € HT par essai, 3 000 à 10 000 € HT pour l'ensemble du contrôle.
Composition d'une plateforme PF3 pour entrepôt
Une plateforme PF3 sur sol courant se monte en plusieurs couches :
- Couche de fondation : 20 à 40 cm de grave non traitée 0/80 mm, compactée par couches de 25 cm maximum
- Géotextile de séparation entre l'arase et la couche de fondation, qui empêche la remontée des fines argileuses
- Couche de forme : 30 à 50 cm de matériau traité aux liants hydrauliques (chaux pour les argiles plastiques, mélange chaux et ciment pour les sols sensibles à l'eau, grave-ciment pour la version la plus performante)
- Couche d'imprégnation de cure entre la couche de forme et le dallage, qui empêche la dessiccation prématurée
Cette composition donne en moyenne 50 à 90 cm de plateforme totale.
Sur sol compressible (alluvions, vases, tourbe), prévoir une amélioration préalable :
- Préchargement avec mèches drainantes
- Colonnes ballastées
- Inclusions rigides
- Jet-grouting
Ces techniques doublent ou triplent le budget : la plateforme passe de 35 à 70 €/m² HT en cas courant à 80 à 150 €/m² HT avec amélioration de sol.
Charges spécifiques d'un entrepôt ou d'une usine
En clairUne maison fait peser environ 2,5 kN/m² (250 kg/m²) sur le sol. Un entrepôt peut atteindre 80 kN/m² (8 tonnes/m²) à cause des palettiers, des chariots et du stockage en hauteur. C'est 30 fois plus, et ça change tout pour la conception du sol.
Le dallage et la plateforme se dimensionnent en fonction de ce qu'ils vont supporter. Chaque équipement d'exploitation transmet ses propres efforts.
Rayonnages et racks de stockage
Un palettier transmet par chaque pied une charge ponctuelle élevée concentrée sur quelques centimètres carrés.
- Palettier 5 niveaux à 1 t par alvéole : 30 à 60 kN par pied
- Système grande hauteur (10 à 15 m, shuttle) : 80 à 100 kN par pied
- Pression locale sur le béton : 4 à 6 MPa sous chaque platine
- Conséquence directe : vérification au poinçonnement obligatoire dans l'étude G2 PRO
Quelques règles pratiques en projet d'entrepôt :
- Espacement courant des pieds : 1,0 m dans le sens de la travée, 2,8 m entre travées
- Joints de retrait toujours à plus de 50 cm d'un pied
- Tolérance de planimétrie : 5 mm sur 3 m pour les racks classiques, 3 mm sur 3 m pour les chariots à mât télescopique
Chariots élévateurs et charges roulantes
Un chariot frontal de 6 tonnes applique 40 à 60 kN par roue, plusieurs centaines de passages par jour sur les mêmes axes. À intégrer dans le calcul :
- Fatigue du béton sous chargement répété : majoration de 25 à 40 % de la charge statique
- Résistance à l'abrasion de la surface : durcisseur, quartz incorporé ou chape rapportée
- Roues bandages : pression de contact jusqu'à 7,5 MPa, dimensionnement renforcé
Ponts roulants et charges dynamiques
Un pont roulant transmet ses efforts aux poteaux du bâtiment via les chemins de roulement. Ces poteaux subissent :
- La charge verticale de la charge soulevée plus le poids propre du pont
- Une charge horizontale de freinage et d'accélération, transversale et longitudinale
- Une charge dynamique au levage, majorée par un coefficient d'amplification dynamique selon la classe du pont
- Une charge sismique majorée en zones 3, 4 et 5, selon l'Eurocode 8 (NF EN 1998)
Les semelles isolées sous poteaux supportant un chemin de roulement sont dimensionnées séparément des autres semelles du bâtiment. Pour les ponts roulants de classe lourde (CMR 5 et 6, sidérurgie, fonderie), des fondations spécifiques de type semelles filantes liées ou radier partiel sont parfois nécessaires.
Chambres froides et stockage de liquides
Une chambre froide à -25 °C génère un gradient thermique permanent susceptible de faire geler le sol support. La conséquence est un soulèvement progressif du dallage par cryosuccion, surtout sur des sols fins (limons, argiles). Le NF DTU 45.1 et le NF DTU 13.3 partie 1-1-1 imposent dans ce cas :
- Une isolation thermique sous dallage en polyuréthane ou polystyrène extrudé, épaisseur 12 à 20 cm
- Une ventilation périphérique du sol par caniveaux ou par câble chauffant sous le dallage, pour maintenir la température du sol au-dessus de 0 °C
- Un contrôle régulier de la planimétrie en exploitation, avec relevé tous les 5 ans
Pour les stockages de liquides ou de produits chimiques, la réglementation ICPE (articles L.511-1 et suivants du Code de l'environnement) impose des bacs de rétention sous installations, un dallage chimiquement résistant et une étanchéité renforcée. Le volet géotechnique se croise alors avec le dossier de demande d'autorisation, d'enregistrement ou de déclaration ICPE.
| Type d'usage | Charge répartie | Charge pied de rack | Classe PF cible |
|---|---|---|---|
| Atelier léger | 5 kN/m² | moins de 20 kN | PF2 |
| Entrepôt logistique courant | 10 kN/m² | 30 à 50 kN | PF2qs ou PF3 |
| Entrepôt grande hauteur | 25 à 40 kN/m² | 60 à 100 kN | PF3 |
| Usine charges lourdes | plus de 30 kN/m² | 80 à 200 kN | PF3 ou PF4 |
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Demander des devis pour mon projetFriche industrielle et diagnostic pollution
En clairUne friche industrielle, c'est un terrain où il y a eu autrefois une usine, une station-service, un dépôt. Le sol peut contenir des polluants (hydrocarbures, métaux) qu'il faut détecter et traiter avant de construire. Sans ce diagnostic, le chantier peut être arrêté en cours de route et coûter 100 000 € et plus en travaux de dépollution.
Quatre projets industriels sur dix s'implantent aujourd'hui sur du foncier déjà artificialisé, principalement des friches industrielles, dans la lignée de l'objectif zéro artificialisation nette de la loi Climat et Résilience de 2021. La conséquence directe est que le foncier visé a souvent un passé industriel, et donc un risque de pollution résiduelle. Un diagnostic environnemental préalable s'ajoute alors à la G2 PRO géotechnique.
Pourquoi consulter CASIAS et BASOL avant tout achat
Deux bases de données publiques recensent les sites concernés en France.
- La CASIAS (Carte des Anciens Sites Industriels et Activités de Service), maintenue par le BRGM et accessible depuis le portail Géorisques, recense environ 400 000 sites au passé industriel ou de service en France. Elle a remplacé la base BASIAS en octobre 2021
- La BASOL répertorie les sites pollués ou potentiellement pollués qui appellent une action des pouvoirs publics, à titre préventif ou curatif. Elle est consultable sur Géorisques
La consultation prend quelques minutes et donne une première lecture du risque. Si le terrain figure en CASIAS ou en BASOL, ou s'il jouxte un site classé, un diagnostic complet est fortement recommandé avant tout engagement.
Signaux qui imposent un diagnostic pollution préalable
- Terrain inscrit en CASIAS sur le portail Géorisques, même pour une activité ancienne et fermée
- Présence sur la BASOL du ministère de la Transition écologique
- Ancien site ICPE classé à autorisation, enregistrement ou déclaration (consulter les archives préfectorales et DREAL)
- Dépôt sauvage visible, blocs de béton, bidons enterrés, tas de remblais inconnus
- Sol coloré en zones localisées (jaune, orange, noir, vert) ou odeur d'hydrocarbures
- Anciennes cuves enterrées repérées par voile de béton circulaire ou trappe métallique
- Voisinage industriel ancien (raffinerie, fonderie, garage, station-service, pressing, peinture)
- Activité historique recensée dans les archives départementales (cartes anciennes, photos aériennes IGN)
Les trois phases du diagnostic selon la méthodologie nationale
La circulaire du 8 février 2007, actualisée depuis, fixe la méthodologie nationale de gestion des sites et sols pollués. Elle se décompose en trois phases successives.
-
A
Phase A : étude historique et documentaire
Consultation CASIAS, BASOL, archives ICPE, cadastre et photos aériennes IGN. Identifie les zones à risque sans investigation terrain. Budget : 1 500 à 5 000 € HT.
-
B
Phase B : investigations sur site
Sondages, prélèvements sol et eau souterraine, analyses laboratoire (hydrocarbures, métaux, BTEX, PCB) et piézomètres si la nappe est concernée. Budget : 5 000 à 30 000 € HT.
-
C
Phase C : plan de gestion et suivi
Choix de la technique de réhabilitation (excavation, confinement, dépollution in situ), pilotage des travaux, attestation finale. Pilotage 3 000 à 15 000 € HT, travaux non inclus (peuvent dépasser 100 000 €).
Comment ce diagnostic se croise avec la G2 PRO
Le volet géotechnique et le volet environnemental se conduisent souvent en parallèle, par le même bureau d'études géotechnique-environnement (qualification OPQIBI 1001 et 1002 selon les missions) ou par deux bureaux qui se coordonnent. Trois interactions concrètes :
- Les sondages de reconnaissance géotechnique servent en partie au prélèvement d'échantillons pour analyses environnementales, ce qui mutualise une partie du coût
- La portance du sol support dépend aussi du résultat du diagnostic pollution. Si une couche de terre polluée doit être excavée et remplacée par un remblai sain, le bureau d'études géotechnique re-calcule la portance après travaux
- Les terres polluées excavées sont classées selon les seuils de la circulaire ministérielle (filière inerte ISDI, dangereuse ISDD, dépollution biologique), et leur évacuation représente une ligne de coût propre, souvent 30 à 150 €/tonne
Pour un projet d'usine classée à autorisation, le dossier de demande d'autorisation environnementale s'appuie le plus souvent sur les rapports des trois phases A, B et C, attendus par le service instructeur.
Obligation photovoltaïque sur toiture
En clairDepuis 2024, toute construction neuve d'entrepôt ou d'usine de plus de 500 m² doit installer du photovoltaïque ou de la végétalisation sur sa toiture. Le panneau pèse 15 à 25 kg/m², ce qui modifie le calcul de la charpente et parfois des fondations. À anticiper dès la G2 PRO, jamais en cours de chantier.
La loi n° 2023-175 du 10 mars 2023, dite loi APER, a renforcé l'article L.171-4 du Code de la construction et de l'habitation, qui impose désormais d'équiper la toiture de certains bâtiments non résidentiels d'un dispositif de production d'énergie renouvelable ou de végétalisation. Les bâtiments industriels et les entrepôts entrent en plein dans le périmètre.
Le périmètre et le calendrier
L'obligation se décline en trois marches successives selon que le bâtiment est neuf, rénové lourdement ou existant.
- 2024Bâtiments neufs ou en extension de plus de 500 m² d'emprise (commerce, industrie, entrepôt, hangar non public, parking couvert, bureaux). Obligation active depuis le 1er janvier 2024.
- 2024Rénovations lourdes de bâtiments existants de plus de 500 m² d'emprise au sol. Même régime à compter du 1er janvier 2024.
- 2028Bâtiments existants de plus de 500 m² d'emprise sans rénovation : extension de l'obligation à compter du 1er janvier 2028, modalités fixées par décrets en cours.
La rénovation lourde au sens de l'article L.171-4 CCH désigne une opération qui rend nécessaire le renforcement ou le remplacement d'éléments structuraux concourant à la stabilité du bâtiment (remplacement de toiture, reprise de fondations, modification de charpente).
Taux de couverture imposé et exemptions
Le taux de couverture minimum de la toiture par un système photovoltaïque ou de végétalisation évolue par paliers :
- 202430 % de la toiture minimum (loi Climat et Résilience renforcée par la loi APER)
- 07/202640 % de la toiture (arrêté du 19 décembre 2023)
- 07/202750 % de la toiture (même arrêté)
Des exemptions sont prévues quand l'installation est techniquement impossible (capacité portante de la charpente insuffisante, ombrage permanent), économiquement disproportionnée selon les critères de l'arrêté du 19 décembre 2023, ou incompatible avec une protection au titre des monuments historiques ou des sites patrimoniaux remarquables. Les bâtiments agricoles de stockage ou d'élevage non accessibles au public sont également exclus.
Impact géotechnique sur la conception du bâtiment
L'obligation ajoute une surcharge structurelle permanente sur la toiture. Les ordres de grandeur :
| Système | Surcharge | Profil |
|---|---|---|
| Intégré au bâti (toiture solaire) | 8 à 15 kg/m² | Le plus léger |
| Semi-intégré sur bacs acier ou panneaux sandwich | 12 à 18 kg/m² | Cas courant en neuf |
| En surimposition avec lestage | 18 à 25 kg/m² | Hors lestage, parfois supérieur à 50 kg/m² |
| Toiture végétalisée extensive | 60 à 100 kg/m² | En saturation hydrique, beaucoup plus lourd |
Cette surcharge se transmet à la charpente, aux poteaux, puis aux fondations. Pour un bâtiment neuf, la G2 PRO intègre directement la majoration dans le calcul des semelles. Pour une rénovation lourde, un calcul de vérification de la capacité portante des fondations existantes s'impose, parfois par une mission G5 de diagnostic géotechnique sur ouvrage existant.
À noter, le sujet du photovoltaïque au sol ou des parcs éoliens, qui pose d'autres problématiques (fondations isolées de pieux battus pour les éoliennes, semelles préfabriquées ou pieux vissés pour les structures solaires), est traité sur la page dédiée aux études de sol pour énergies renouvelables (éolien et solaire au sol).
Pièges à éviter, astuces et outils gratuits
Sur un projet d'entrepôt ou d'usine, la majorité des sinistres vient de la plateforme support et du sol, pas du dallage lui-même. La répartition observée par les bureaux de contrôle se présente ainsi :
- ~ 2/3Plateforme et sol support : compactage insuffisant, EV2 non atteint, sol compressible ou pollué non détecté avant coulage
- ~ 1/5Dallage béton : fissuration par joint mal placé sous un rack, retrait, ferraillage sous-dimensionné
- ~ 1/10Reste : fondations sous poteaux, toiture (surcharge PV mal anticipée), avoisinants
Quatre pièges qui font dériver le projet
À éviter sur un bâtiment industriel ou logistique
- Commander une étude générique sans préciser l'usage final. Un dallage dimensionné pour 2,5 kN/m² qui doit ensuite supporter des palettiers à 60 kN par pied fissure dans les six premiers mois. Le cahier des charges doit lister la hauteur de stockage, le poids des produits, le type de chariots et la trame de circulation.
- Sous-traiter la plateforme à l'entreprise de gros œuvre sans contrôle d'essai à la plaque. Sans procès-verbal de réception avec mesure du module EV2, le dallage repose sur une hypothèse non vérifiée. Le contrôle se fait à raison d'un essai pour 500 à 1 000 m².
- Ignorer un passé industriel sur le foncier. Une consultation de la base CASIAS sur Géorisques prend cinq minutes et coûte zéro euro. Constater une pollution après le coulage du dallage entraîne arrêt de chantier et travaux de dépollution à 100 000 € et plus.
- Sous-estimer l'impact du photovoltaïque ajouté en cours de route. Le passage de 0 à 25 kg/m² de surcharge en toiture après la pose des fermes impose souvent des renforts de poteaux ou de fondations qu'il aurait été simple de prévoir au départ.
Outils gratuits pour préparer le projet
Six bases officielles à consulter avant la moindre signature. Toutes sont accessibles sans inscription et appuient le contenu de votre étude G2 PRO.
CASIAS : anciens sites industriels
Filtre par adresse ou commune. Recense les activités industrielles et de services présentes sur la parcelle dans le passé. Accéder à CASIAS avant tout achat de foncier industriel.
BASOL et SIS : sites pollués
Repère les sites pollués connus et les secteurs d'information sur les sols qui imposent une étude environnementale préalable à toute construction. Ouvrir BASOL.
Géoportail : photos aériennes historiques
Soixante ans de photos aériennes successives sur la même parcelle, utiles pour repérer un ancien usage industriel, une mare comblée, un remblai de carrière ou une voie ferrée désaffectée. Consulter Géoportail.
InfoTerre : carte géologique 1/50 000
Première lecture du sol avant de commander une étude : carte géologique, sondages déjà réalisés à proximité, contexte hydrogéologique de la nappe. Lancer InfoTerre.
Géoportail de l'Urbanisme : PLU et servitudes
Vérifier le zonage du PLU (UI, UE, AUI pour l'industriel), les servitudes et les périmètres soumis à un plan de prévention des risques (PPRn, PPRi, PPRt). Ouvrir le GPU.
ERRIAL : État des Risques et Pollutions
Édition gratuite de l'état des risques pour la vente, la cession ou la location du bâtiment. Mention obligatoire dans les actes notariés depuis la loi du 30 juillet 2003. Générer un ERP.
Budget géotechnique du projet
Ce sont des fourchettes Les prix qui suivent sont des ordres de grandeur 2026 pour situer votre budget. Le devis réel d'un bureau d'études dépend de nombreux points : surface et géométrie du bâtiment, nature du sol, profondeur des sondages, accès chantier, région, exposition au RGA, charges d'exploitation, contraintes du marché (public, privé, ICPE) et nombre de phases commandées. Demandez toujours plusieurs devis pour comparer.
Une G2 PRO d'entrepôt logistique courant de 1 000 à 3 000 m² se situe entre 2 500 et 6 000 € HT. Le budget total géotechnique sur l'opération, incluant l'étude amont, le suivi d'exécution et la supervision, monte à 12 000 à 35 000 € HT pour un entrepôt standard de 5 000 m².
Prix de la G2 PRO par surface de bâtiment
| Surface du bâtiment | Prix G2 PRO HT | Nombre de sondages |
|---|---|---|
| moins de 500 m² | 1 800 - 3 000 € | 2 sondages |
| 500 à 1 500 m² | 2 500 - 4 500 € | 2 à 3 sondages |
| 1 500 à 5 000 m² | 4 000 - 8 000 € | 3 à 6 sondages |
| 5 000 à 15 000 m² | 7 000 - 15 000 € | 6 à 12 sondages |
| plus de 15 000 m² | 12 000 - 30 000 € | plus de 12 sondages |
Tarifs HT observés en 2026 sur des bâtiments industriels en exposition courante au RGA, sur sol de portance normale et chantier d'accès standard. Comptez 10 à 25 % de plus en Île-de-France et grandes métropoles, 30 à 100 % de plus en zone difficile (sol compressible, nappe haute, foncier classé). Hors travaux de dépollution proprement dits.
Budget complet sur l'ensemble du projet
La G2 PRO n'est qu'une partie du budget géotechnique. Les autres missions s'enchaînent au fil du projet, comme détaillé sur la page de la mission G1 préalable et ses obligations.
| Phase | Mission | Objet | Budget HT |
|---|---|---|---|
| Amont (si zone RGA) | G1 PGC | Modèle géologique préliminaire | 800 - 1 500 € |
| Pollution Phase A | Étude historique | Consultation CASIAS, BASOL, archives | 1 500 - 5 000 € |
| Avant-projet | G2 AVP | Hypothèses géotechniques, faisabilité | 1 500 - 3 500 € |
| Projet | G2 PRO | Dimensionnement dallage, plateforme, fondations | 2 500 - 15 000 € |
| Pollution Phases B et C | Investigations et gestion | Sondages, analyses, plan de gestion | 8 000 - 45 000 € |
| Marché entreprises | G2 DCE | Pièces techniques du marché | 1 500 - 3 000 € |
| Chantier | G3 | Suivi exécution, essais à la plaque | 4 000 - 15 000 € |
| Supervision | G4 | Audit indépendant des G2 et G3 | 1 500 - 5 000 € |
Le suivi G3 est presque systématique sur un projet d'entrepôt, car le contrôle compactage par essais à la plaque y est central. La G4 reste optionnelle, mais conseillée pour les projets à fort enjeu (charges lourdes, ICPE, zone sismique).
Trois contextes qui font grimper la note
- Friche industrielle ou ICPE classée : diagnostic environnemental, excavations possibles, étanchéité renforcée. Surcoût total 30 à 100 %.
- Sol compressible ou nappe haute (vallée alluviale, ancien marais) : amélioration de sol par préchargement, colonnes ballastées ou inclusions rigides. La plateforme passe de 35 à 70 €/m² HT à 80 à 150 €/m² HT.
- Entrepôt grande hauteur ou ponts roulants : tolérance planimétrique stricte, calcul parasismique, fondations sous poteaux renforcées. Budget G2 PRO majoré de 20 à 40 %.
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Demander des devis géotechniquesExemples de rapports géotechniques en PDF
Quatre rapports publics, accessibles librement sur des sites officiels, qui montrent à quoi ressemble une vraie étude géotechnique sur un bâtiment industriel ou logistique. Utiles pour cadrer une commande, comparer une offre ou repérer ce qu'un rapport sérieux doit contenir.
Extension de deux halles logistiques d'environ 6 000 m² chacune avec cuve pompier et parkings, en mitoyenneté d'un bâtiment existant. Cas instructif sur l'amélioration de sol par inclusions rigides dans la zone d'un ancien bassin à remblayer, et sur la couche de forme par traitement des sols à la chaux et au liant hydraulique (35 cm en une couche).
À regarder : les calculs de tassement détaillés sous dallage (0,4 à 1,5 cm pour des surcharges de 40 à 50 kPa) et la comparaison entre deux solutions de couche de forme (matériaux d'apport vs traitement chaux-ciment du sol en place).
Télécharger le PDFProjet sur lotissement Gabrielat II avec deux bâtiments métalliques (atelier plus bureaux R+1 et bâtiment de stockage 1 000 m²), plus une dalle béton extérieure de 4 295 m² pour stockage de véhicules. Le rapport détaille la reconnaissance par pénétromètres dynamiques et le choix entre dallage sur terre-plein et plancher porté.
À regarder : les modèles de portance pour un bâtiment métallique léger sur terrain plat, et le traitement géotechnique d'une dalle extérieure soumise à charges roulantes de véhicules hors d'usage.
Télécharger le PDFGrand site logistique sur le terrain d'une ancienne scierie, entre voie SNCF et zone résidentielle. Le rapport est exemplaire pour comprendre comment un BET traite les remblais hétérogènes (béton, enrobés, remblais) couche par couche, jusqu'au refus pénétrométrique sur la craie saine.
À regarder : la séquence sondages pénétrométriques jusqu'au refus sur substratum crayeux, la cartographie des purges nécessaires sous l'emprise du dallage, et la lecture concrète d'une courbe pénétrométrique.
Télécharger le PDFDiagnostic G5 préalable à la construction d'une plateforme logistique entre Noeux-les-Mines et Mazingarbe. Le rapport intègre cinq essais de perméabilité type Matsuo à 2,70 à 3,00 m de profondeur et un suivi piézométrique pour vérifier que la nappe (craie sénonienne) n'interfère pas avec la cote du dallage prévue à 45,50 m NGF.
À regarder : l'analyse complète niveau bas / niveau haut / niveau exceptionnel de la nappe, et comment ces trois cotes conditionnent le dimensionnement du dallage et les sujétions de drainage en phase chantier.
Télécharger le PDFAugmentation de capacité et électrification du dépôt de bus Saint-Pierre, avec un bâtiment de remisage R+3 sur sous-sol, une aire de lavage, un local bus accidenté de type bâtiment industriel et des voiries lourdes. Cas notable de paroi parisienne périphérique en pieux Ø 0,52 m, fondations profondes en pieux tarière creuse classe 2 catégorie 6 selon la norme NF P 94-262, et dallage drainant sur complexe avec rabattement de nappe permanent.
À regarder : la méthode observationnelle avec déplacements de paroi limités à 20 mm en tête et 40 mm en ventre, le dimensionnement K-REA sur trois coupes de calcul, et la gestion d'une zone d'influence géotechnique au contact de lignes de tramway et de bâtiments avoisinants.
Télécharger le PDFExtension d'un site logistique de grande distribution en deux zones distinctes. La campagne de reconnaissance combine 6 sondages à la pelle mécanique jusqu'à 1,5 à 2,6 m de profondeur pour l'identification visuelle des terrains et plusieurs sondages pressiométriques à la tarière Ø 63 mm avec sondeuse EMCI 7.50, conformes à la norme NF P 94-110-1. Bon exemple pour comprendre la combinaison méthodes lourdes (pressiomètre Ménard) et reconnaissance légère (pelle mécanique) sur un même projet logistique.
À regarder : la cartographie de la base CASIAS appliquée à un projet en zone d'activité, le rappel formel de l'enchaînement G1 → G2 AVP → G2 PRO → G3 → G4 en début de rapport, et l'organisation des annexes (plan d'implantation, profils pressiométriques, fiche de sondages, essais labo).
Télécharger le PDFCes rapports proviennent de dossiers d'urbanisme déposés en préfecture (autorisation environnementale, ICPE, permis), librement consultables au titre du droit d'accès aux documents administratifs.
Questions fréquentes
La G2 PRO est-elle obligatoire pour un entrepôt en zone argileuse ?
L'article L132-6 du Code de la construction et de l'habitation cible les bâtiments d'habitation et les bâtiments mixtes habitation et professionnel jusqu'à deux logements. Un entrepôt pur ou une usine sans logement n'entrent pas dans ce périmètre légal RGA. En pratique, la G2 PRO reste demandée par les bureaux de contrôle, les assureurs dommages-ouvrage et les contrats de marché. Les Eurocodes 7 et 8 et le NF DTU 13.3 partie 1-1-1 prévoient eux aussi une caractérisation géotechnique préalable. Sur un projet industriel sérieux, la G2 PRO est donc la règle.
Quelle est la différence entre les classes PF1, PF2, PF3 et PF4 ?
Les classes PF caractérisent la portance d'une plateforme par son module de déformation EV2 mesuré à l'essai à la plaque NF P 94-117-1. PF1 va de 20 à 50 MPa et convient aux bâtiments légers. PF2 va de 50 à 80 MPa pour les bâtiments d'activité courants. PF2qs va de 80 à 120 MPa. PF3 va de 120 à 200 MPa et constitue la cible standard pour un entrepôt logistique ou une usine. PF4 dépasse 200 MPa et s'applique aux charges lourdes comme la sidérurgie ou les zones portuaires.
Quelle épaisseur de dallage pour un entrepôt de 5 000 m² avec racks ?
Pour un entrepôt logistique courant à 10 kN/m² de charges réparties et 50 à 60 kN par pied de rack, le dallage fait 20 à 22 cm de béton C25/30 ferraillé en treillis ST 25 C ou fibres métalliques 40 à 50 kg/m³. Pour un entrepôt grande hauteur avec racks à 12-15 m et charges au pied jusqu'à 100 kN, l'épaisseur monte à 24 à 28 cm. Le dimensionnement précis se fait par la G2 PRO selon le DTU 13.3 partie 1-1-1.
Combien coûte une G2 PRO pour un entrepôt de 3 000 m² ?
Pour un entrepôt logistique standard de 1 500 à 5 000 m² sur sol de portance courante et accessibilité chantier normale, comptez 4 000 à 8 000 € HT en 2026. Le budget inclut généralement 3 à 6 sondages pressiométriques ou pénétrométriques, le rapport de conception complet et les recommandations de plateforme et de dallage. En Île-de-France ou en zone difficile, prévoir 10 à 30 % de plus.
Faut-il un diagnostic pollution avant de construire sur une friche industrielle ?
Fortement recommandé, et souvent demandé par le service instructeur ou l'assureur. La consultation préalable de CASIAS et de BASOL sur Géorisques prend quelques minutes. Si le terrain figure dans l'une des bases ou jouxte un site classé ICPE, la méthodologie nationale de gestion des sites et sols pollués (circulaire du 8 février 2007 actualisée) prévoit trois phases : Phase A historique 1 500 à 5 000 € HT, Phase B investigations 5 000 à 30 000 € HT, Phase C plan de gestion 3 000 à 15 000 € HT hors travaux de dépollution.
Que vérifie l'essai à la plaque sur une plateforme d'entrepôt ?
L'essai à la plaque NF P 94-117-1 mesure le module de déformation de la plateforme sous une plaque rigide de 60 cm de diamètre. Premier cycle de chargement à 0,25 MPa pour calculer EV1, déchargement, puis second cycle à 0,20 MPa pour calculer EV2. Une plateforme PF3 demande EV2 supérieur ou égal à 120 MPa, avec un rapport EV2/EV1 inférieur à 2 (idéalement 2,2). Un rapport supérieur signale un compactage insuffisant et impose une reprise.
La loi APER impose-t-elle des panneaux photovoltaïques sur la toiture d'un entrepôt ?
Oui, sous conditions. L'article L171-4 du Code de la construction et de l'habitation, renforcé par la loi APER du 10 mars 2023, impose pour tout bâtiment non résidentiel neuf ou en rénovation lourde de plus de 500 m² d'emprise au sol d'équiper la toiture d'un système photovoltaïque ou de végétalisation. Le taux minimum est de 30 % depuis 2024, 40 % au 1er juillet 2026 et 50 % au 1er juillet 2027. Cette surcharge structurelle de 15 à 25 kg/m² doit être intégrée à la G2 PRO.
Quelle classe de compactage demander pour la plateforme d'un entrepôt ?
La norme NF P 98-115 définit cinq classes q. Pour une plateforme d'entrepôt visant PF3, la couche de forme se compacte en classe q3 (95 à 97 % de la densité Proctor modifiée) et les remblais sous-jacents en classe q4 (92 à 95 %). Le contrôle se fait par essais à la plaque tous les 200 à 500 m² et par densitomètre à membrane ou gammadensimètre. Un cahier des charges entrepôt précise toujours ces deux classes.
Comment dimensionner un dallage sous des racks à haute charge ?
Le dimensionnement suit la théorie des plaques sur sol élastique avec le coefficient de réaction k de Westergaard. Le bureau d'études vérifie au cas par cas le poinçonnement sous chaque pied de rack (typiquement 30 à 100 kN sur 100 à 200 cm² de platine, soit 3 à 6 MPa de pression de contact), et la flexion globale du dallage. Les joints de retrait sont implantés à au moins 50 cm des pieds. L'épaisseur va de 18 à 28 cm selon la charge.
Quelles bases consulter pour vérifier le passé industriel d'un terrain ?
Deux bases publiques sur Géorisques. CASIAS recense environ 400 000 anciens sites industriels et activités de service en France, maintenue par le BRGM. BASOL répertorie les sites pollués ou potentiellement pollués qui appellent une action des pouvoirs publics. La consultation est gratuite. Pour aller plus loin, demander les archives ICPE en préfecture et à la DREAL, le cadastre historique, les photographies aériennes IGN à différentes dates.
Une mission G3 est-elle obligatoire pour un chantier d'entrepôt ?
Oui, dans presque tous les cas. La G3 est le suivi géotechnique d'exécution. Sur un projet d'entrepôt, elle pilote les essais à la plaque sur la plateforme, vérifie le compactage des remblais selon NF P 98-115, contrôle la profondeur d'assise des fondations sous poteaux et valide le coefficient de réaction k réel mesuré in situ avant coulage du dallage. Budget 4 000 à 15 000 € HT pour un entrepôt 1 000 à 5 000 m². Le bureau d'études chargé du contrôle reste souvent différent de celui qui a fait la G2.
Quel impact d'une chambre froide sur le dimensionnement du dallage ?
Une chambre froide à -25 °C génère un gradient thermique permanent qui fait geler le sol support sur sols fins (limons, argiles). Conséquence directe, un soulèvement progressif du dallage par cryosuccion. La G2 PRO impose une isolation thermique sous dallage en polyuréthane ou polystyrène extrudé (12 à 20 cm), une ventilation périphérique ou un câble chauffant sous dallage, et un contrôle planimétrique régulier en exploitation. Le surcoût géotechnique va de 15 à 30 % par rapport à un dallage classique.
En bref
- L132-6 du CCH ne s'applique pas à un entrepôt ou une usine pur. La G2 PRO reste imposée par le bureau de contrôle, l'assurance, les Eurocodes et le NF DTU 13.3 partie 1-1-1.
- Dallage et plateforme portent l'enjeu géotechnique principal. Les fondations sous poteaux se résument souvent à des semelles isolées.
- Classe PF3 visée pour un entrepôt logistique standard, soit un module EV2 d'au moins 120 MPa à l'essai à la plaque NF P 94-117-1.
- Sur friche industrielle, consulter CASIAS et BASOL sur Géorisques avant tout achat. Diagnostic en 3 phases (A historique, B investigations, C plan de gestion).
- Toiture solaire imposée par la loi APER pour les bâtiments non résidentiels de plus de 500 m². Taux de 30 % en 2024, 50 % en 2027. Surcharge à intégrer à la G2 PRO.
- Prix G2 PRO : 2 500 à 6 000 € HT pour 1 000 à 3 000 m². Budget géotechnique total (G1 à G4) entre 12 000 et 35 000 € HT pour un entrepôt de 5 000 m².
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Mission G2 PRO : contenu, livrables et obligations Mission G3 : suivi géotechnique d'exécution sur chantier Mission G4 : supervision géotechnique indépendante Zones RGA en France : carte et réglementation à jourSources
AFNOR : NF DTU 13.3 Dallages, conception, calcul et exécution Ministère de la Transition écologique : retrait-gonflement des argiles et construction OPQIBI : qualifications 1001 et 1002 des bureaux d'études géotechniques Union Syndicale Géotechnique : référentiel professionnel et missions NF P 94-500 Agence Qualité Construction : données de sinistralité et prévention