Essai de pompage : caractériser une nappe et son aquifère

Essai de pompage principe, paliers et paramètres hydrauliques mesurés

Pomper l'eau d'un puits pendant 6 à 48 heures, puis mesurer de combien la nappe baisse sur les forages voisins : voilà l'essai de pompage. Il sert à dimensionner un captage d'eau ou à assécher une fouille avant de terrasser sous la nappe.

On vous montre ce que cet essai chiffre, comment on le lit, et ce qu'il change pour votre projet.

Sommaire

Définition : un essai à l'échelle de la nappe

Un essai de pompage ne s'intéresse pas à un point de sol. Il fait réagir tout un volume de nappe. On pompe l'eau dans un puits, à débit constant, et on suit la baisse du niveau d'eau sur plusieurs forages d'observation placés autour. Cette baisse porte un nom, le rabattement.

De la vitesse et de l'ampleur du rabattement, l'hydrogéologue tire le comportement de l'aquifère, la couche de terrain saturée qui contient et laisse circuler l'eau souterraine. L'essai chiffre trois grandeurs, valables à grande échelle, sur des dizaines de mètres autour du puits.

  • La transmissivité : la capacité de la nappe à faire circuler l'eau sur toute son épaisseur.
  • Le coefficient d'emmagasinement : la quantité d'eau que la nappe stocke et restitue quand son niveau varie.
  • Le rayon d'influence : la distance jusqu'à laquelle le pompage abaisse le niveau d'eau.

L'essai s'adresse aux terrains où l'eau circule assez bien, des sols dont la perméabilité va de l'argile sableuse aux graviers. Pour situer cette mesure parmi les autres reconnaissances réalisées directement dans le terrain, la page sur les reconnaissances menées sur place donne le cadre d'ensemble.

Qui le réalise : un hydrogéologue ou un bureau d'études spécialisé en hydrogéologie, dans le cadre d'une étude plus large sur la ressource en eau ou sur un projet de chantier. L'essai mobilise une foreuse pour le puits et les piézomètres, une pompe, un débitmètre et des sondes de niveau. Le suivi se fait sur place, parfois sur plusieurs jours.

Le déroulement, étape par étape

Le dispositif tient en deux éléments. Un puits qui pompe, et au moins trois piézomètres d'observation alignés sur un rayon, dans le sens d'écoulement de la nappe. Les piézomètres sont de simples forages dans lesquels on lit le niveau d'eau au fil du temps.

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On fore le puits et les piézomètres

Le puits descend dans la couche aquifère, si possible jusqu'à sa base imperméable. Les piézomètres d'observation sont posés à des distances croissantes du puits, sur une même ligne, pour suivre la baisse de l'eau à mesure qu'on s'éloigne.

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On fixe le débit lors d'un essai préliminaire

Un premier pompage court teste la réponse de l'ensemble pompe, puits et piézomètres. Il fixe le débit de l'essai, qui doit rester constant et assez fort, en général au moins un mètre cube par heure, pour créer un rabattement lisible.

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On pompe à débit constant et on note le niveau

Le pompage tourne pendant au moins 6 heures, jusqu'à 48 heures si le niveau ne se stabilise pas. On relève l'eau dans tous les piézomètres à intervalles serrés au départ, toutes les 30 secondes, puis de plus en plus espacés, jusqu'à une heure.

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On arrête et on suit la remontée

Pompe coupée, l'eau remonte. Cette phase de retour à l'équilibre se mesure elle aussi, niveau par niveau. La courbe de remontée recoupe celle de la descente et fiabilise le calcul des paramètres de la nappe.

À noter : on parle de régime permanent quand le niveau d'eau ne bouge presque plus. La règle pratique retenue dans les protocoles est de trois relevés successifs, espacés d'une heure, qui ne varient pas de plus d'un centimètre. Tant que ce palier n'est pas atteint, le pompage continue.

Ce que l'essai mesure

Les courbes de rabattement se traduisent en chiffres. Trois grandeurs résument le comportement de la nappe et servent ensuite à dimensionner un ouvrage ou à prévoir l'effet d'un pompage. La transmissivité et le coefficient d'emmagasinement sont détaillés dans le lexique, voici ce qu'ils disent en pratique.

La transmissivité

La transmissivité, notée T, mesure la capacité de la nappe à laisser passer l'eau sur toute l'épaisseur saturée. Elle vaut la perméabilité du terrain multipliée par l'épaisseur de la couche aquifère. Une transmissivité forte annonce un captage productif. Une transmissivité faible signale une nappe qui peine à fournir un débit régulier.

Le coefficient d'emmagasinement

Le coefficient d'emmagasinement, noté S, dit quelle quantité d'eau la nappe libère ou stocke quand son niveau monte ou descend. Il reste minime dans une nappe captive, coincée sous une couche imperméable, et grimpe dans une nappe libre, où l'eau remplit les vides du terrain comme une éponge.

Le rayon d'influence

Autour du puits, le pompage creuse un cône de rabattement. Le rayon d'influence marque la distance au-delà de laquelle la nappe ne bouge plus. C'est cette valeur qui indique si un pompage va assécher le puits du voisin ou tarir une source proche.

Grandeur obtenue Ce qu'elle indique Unité
Transmissivité T La capacité de la nappe à faire circuler l'eau sur toute son épaisseur mètre carré par seconde
Coefficient d'emmagasinement S L'eau stockée et restituée par la nappe quand son niveau varie sans unité
Rayon d'influence La distance jusqu'où le pompage abaisse le niveau d'eau mètres

L'interprétation des courbes

Les chiffres ne sortent pas tout seuls des relevés. Il faut une méthode d'interprétation, choisie selon que la nappe se stabilise ou non pendant le pompage. Deux situations se présentent.

  • Régime transitoire : le niveau d'eau baisse encore quand on relève les mesures. La nappe n'a pas trouvé son palier.
  • Régime permanent : le niveau s'est stabilisé, le rabattement ne change presque plus.

En régime transitoire, la méthode de Theis, posée en 1935, sert de référence. On trace la courbe du rabattement en fonction du temps, puis on la superpose à une courbe type décrivant le comportement théorique d'un aquifère. Le calage des deux courbes donne la transmissivité et le coefficient d'emmagasinement d'un coup.

La méthode de Jacob simplifie ce calcul quand le pompage dure assez longtemps. Le rabattement reporté en fonction du logarithme du temps s'aligne alors sur une droite. La pente de cette droite donne la transmissivité, et le point où elle coupe l'axe du temps livre le coefficient d'emmagasinement. Plus rapide à tracer, elle reste la plus utilisée sur le terrain.

Méthode Situation de la nappe Lecture de la courbe
Theis Niveau encore en baisse, régime transitoire Toute la courbe rabattement-temps calée sur une courbe type
Jacob Pompage assez long Rabattement en fonction du logarithme du temps, aligné sur une droite
Dupuit Niveau stabilisé, régime permanent Calcul à partir du rabattement d'équilibre

Bon à savoir : le choix de la méthode dépend du contexte, nappe libre ou captive, présence d'une rivière ou d'une limite étanche à proximité. L'interprétation reste un travail d'ingénieur, pas une formule unique.

Essai de pompage ou essai Lefranc

L'essai Lefranc et l'essai de pompage touchent tous les deux à l'eau souterraine. La confusion est fréquente. Pourtant ils ne regardent pas la même chose. Lefranc mesure la perméabilité autour d'un seul forage. Le pompage décrit le comportement de toute la nappe.

Point de comparaison Essai Lefranc Essai de pompage
Échelle observée Le terrain autour d'un forage, localement La nappe entière, sur des dizaines de mètres
Dispositif Un forage tubé, où l'on injecte ou prélève de l'eau Un puits qui pompe et plusieurs piézomètres d'observation
Résultat La perméabilité locale du terrain testé Transmissivité, emmagasinement et rayon d'influence
Usage type Caractériser une couche précise à un endroit donné Dimensionner un captage ou un rabattement de nappe

Le réflexe à garder. Pour vérifier comment se comporte une couche à un point précis, le Lefranc répond bien. Pour savoir quel débit une nappe fournira ou jusqu'où un pompage abaissera l'eau, il faut un essai de pompage.

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Les usages : captage et rabattement

L'essai de pompage sort des bureaux d'études dès qu'un projet doit composer avec une nappe. Deux situations reviennent le plus souvent.

Dimensionner un captage d'eau

Avant de capter une nappe pour de l'eau potable, de l'irrigation ou un usage industriel, il faut savoir combien elle peut fournir sans s'épuiser. L'essai mesure le débit que le forage tient dans la durée et le rabattement qu'il provoque. Ces chiffres fixent la profondeur de la pompe et le débit d'exploitation à ne pas dépasser.

Organiser un rabattement de chantier

Quand une fouille, un parking enterré ou un sous-sol descend sous le niveau de l'eau, il faut assécher le terrain le temps des travaux. L'essai de pompage prévoit le débit à pomper pour maintenir la fouille au sec, et le rayon d'influence du rabattement. Cette zone d'influence alerte sur les bâtiments voisins, dont les fondations peuvent tasser si la nappe baisse trop autour d'eux.

Attention : un rabattement de nappe modifie l'eau sous les terrains voisins. Un abaissement durable peut entraîner des tassements sous les constructions proches. Le rayon d'influence mesuré par l'essai sert à repérer ces ouvrages avant le chantier et à adapter le dispositif, écran étanche ou pompage limité.

La réglementation loi sur l'eau

Forer un puits et pomper dans une nappe ne se font pas librement. Ces travaux touchent à la ressource en eau et tombent sous la loi sur l'eau, encadrée par le Code de l'environnement.

L'essai de pompage est nommé directement dans la nomenclature. La rubrique 1.1.1.0 de l'article R214-1 du Code de l'environnement soumet à déclaration tout sondage, forage ou essai de pompage non destiné à un usage domestique, réalisé pour rechercher ou prélever de l'eau souterraine. La déclaration se fait auprès du service chargé de la police de l'eau, le plus souvent en préfecture ou en direction départementale des territoires.

Au-delà de l'essai lui-même, un prélèvement permanent dans une nappe relève d'un régime de déclaration ou d'autorisation selon le volume pompé sur l'année. Le bureau d'études et le service de l'eau précisent la démarche au cas par cas, en fonction du débit, de l'usage et de la zone.

Le prix d'un essai de pompage

Il n'existe pas de tarif standard pour un essai de pompage. C'est une opération lourde, sensiblement plus chère qu'un essai ponctuel comme le Lefranc. Plusieurs postes pèsent sur la facture.

  • Le forage du puits et des piézomètres : leur nombre et leur profondeur changent tout, surtout si la nappe est profonde.
  • La durée du pompage : de 6 à 48 heures pour un essai courant, parfois plusieurs jours pour une exploitation à long terme.
  • Le matériel mobilisé : pompe, débitmètre, sondes de niveau et de suivi, parfois enregistrement en continu.
  • L'interprétation : le calage des courbes par les méthodes de Theis ou Jacob demande du temps d'ingénieur.
  • Les démarches loi sur l'eau : la déclaration et la gestion du rejet de l'eau pompée s'ajoutent au devis.

Pour comparer des offres, demandez à chaque bureau d'études un détail des forages prévus, de la durée de pompage et des paramètres rendus dans le rapport. Deux devis aux prix proches peuvent couvrir des prestations bien différentes.

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Documents publics à consulter

Des organismes publics et techniques décrivent la conduite et l'interprétation d'un essai de pompage. Ces documents montrent à quoi ressemble la démarche réelle, du puits jusqu'aux courbes de rabattement.

01 / BRGM Manuel d'interprétation des pompages d'essai (logiciel OUAIP) manuel BRGM
Source : BRGM  ·  Type : manuel méthodologique  ·  Outil : logiciel libre OUAIP

Le manuel du logiciel gratuit OUAIP, développé par le BRGM pour interpréter les pompages d'essai. Il détaille les deux types de tests, l'essai de puits par paliers et l'essai de nappe, et les solutions de calage des courbes, dont celle de Theis et la méthode de Jacob, avec des exemples chiffrés tirés de forages réels.

Ce que vous y trouverez : comment on passe d'un relevé de niveaux d'eau à la transmissivité et au coefficient d'emmagasinement.

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02 / CFMS Recommandations sur le rabattement temporaire de nappes guide 2022
Source : Comité français de mécanique des sols  ·  Type : recommandations  ·  Usage : rabattement de chantier

Le guide de référence pour abaisser une nappe le temps d'un chantier, avec les techniques de pointes filtrantes et de puits de pompage, le suivi des débits et des niveaux, et la gestion des risques pour les ouvrages voisins. Il relie directement l'essai de pompage à la conception d'un rabattement.

Ce que vous y trouverez : comment les paramètres d'un essai servent à dimensionner un assèchement de fouille.

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03 / BRGM Synthèse de données d'essai par pompage sur un aquifère réel rapport public
Source : BRGM, projet Dem'Eaux Roussillon  ·  Type : rapport  ·  Contenu : exemple de terrain

Un cas concret de valorisation d'essais de pompage sur un aquifère du Roussillon. Le rapport montre les courbes de rabattement, le diagnostic des écoulements et l'estimation des paramètres hydrodynamiques de la nappe à partir des mesures de terrain.

Ce que vous y trouverez : à quoi ressemble un rapport d'essai de pompage interprété sur une nappe réelle.

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L'essai de pompage en bref

Les repères à garder en tête, rassemblés sur une vue.

Critère L'essai de pompage en pratique
Ce qu'il mesure Le comportement de toute la nappe : transmissivité, emmagasinement, rayon d'influence
À quoi ça sert Dimensionner un captage d'eau ou organiser un rabattement de chantier
Comment Un puits pompe à débit constant, plusieurs piézomètres suivent le rabattement, de 6 à 48 heures
Interprétation Méthodes de Theis et Jacob en régime transitoire, Dupuit en régime permanent
Cadre Norme NF EN ISO 22282-4, déclaration au titre de la loi sur l'eau
Face au Lefranc Lefranc mesure un point, le pompage mesure toute la nappe

Avant de lancer un essai, quelques réflexes évitent les mauvaises surprises.

Avant de commander un essai de pompage

Confier l'essai à un hydrogéologue ou à un bureau d'études spécialisé, l'interprétation des courbes demande un vrai savoir-faire.
Vérifier la déclaration loi sur l'eau auprès du service de la police de l'eau avant de forer et de pomper.
Prévoir au moins trois piézomètres d'observation alignés, sans quoi le rabattement n'est pas mesurable correctement.
Exiger un rapport complet avec la transmissivité, l'emmagasinement, le rayon d'influence et la méthode d'interprétation retenue.

Questions fréquentes

Qu'est-ce qu'un essai de pompage
C'est un test qui consiste à pomper l'eau d'un puits à débit constant et à suivre la baisse du niveau d'eau, le rabattement, sur des forages d'observation voisins. Il sert à caractériser le comportement d'une nappe à grande échelle et à en tirer les paramètres utiles pour un captage ou un rabattement de chantier.
Comment se déroule un essai de pompage
On fore un puits dans la nappe et au moins trois piézomètres d'observation alignés. Un essai préliminaire fixe le débit, puis le pompage tourne à débit constant pendant 6 à 48 heures, avec relevé des niveaux d'eau à intervalles serrés. Après l'arrêt, on suit la remontée de la nappe pour fiabiliser les résultats.
Que mesure un essai de pompage
Il mesure trois grandeurs de la nappe : la transmissivité, qui dit combien d'eau la couche fait circuler, le coefficient d'emmagasinement, qui dit combien d'eau elle stocke et restitue, et le rayon d'influence, la distance jusqu'à laquelle le pompage abaisse le niveau d'eau.
Combien de temps dure un essai de pompage
Le pompage proprement dit dure au moins 6 heures et jusqu'à 48 heures si la nappe ne se stabilise pas. Pour une exploitation à long terme, des essais de plusieurs jours sont parfois réalisés. À cela s'ajoute le temps de forage des ouvrages et le temps d'interprétation des courbes.
Quelle différence entre la méthode de Theis et celle de Jacob
La méthode de Theis cale la courbe complète du rabattement en fonction du temps sur une courbe type, en régime transitoire. La méthode de Jacob en est une simplification valable quand le pompage dure assez longtemps : le rabattement s'aligne alors sur une droite, dont la pente donne la transmissivité. Jacob est plus rapide à tracer.
Qu'est-ce que le rayon d'influence d'un pompage
C'est la distance, à partir du puits, au-delà de laquelle le pompage n'abaisse plus le niveau de la nappe. Le pompage creuse un cône de rabattement autour du puits, et le rayon d'influence en marque la limite. Cette valeur indique si un pompage risque d'assécher un puits voisin ou de tasser le sol sous une construction proche.
À quoi sert un essai de pompage sur un chantier
Quand une fouille ou un sous-sol descend sous le niveau de l'eau, l'essai prévoit le débit à pomper pour assécher le terrain le temps des travaux, ainsi que la zone touchée par l'abaissement de la nappe. Il permet d'anticiper l'effet du rabattement sur les bâtiments voisins.
Quelle différence entre un essai de pompage et un essai Lefranc
L'essai Lefranc mesure la perméabilité du terrain autour d'un seul forage, à une échelle locale. L'essai de pompage fait réagir toute la nappe au moyen d'un puits et de plusieurs piézomètres, et donne son comportement global : transmissivité, emmagasinement et rayon d'influence. Le premier décrit un point, le second décrit la nappe.
L'essai de pompage est-il soumis à déclaration
Oui. La rubrique 1.1.1.0 de l'article R214-1 du Code de l'environnement soumet à déclaration tout sondage, forage ou essai de pompage non domestique réalisé pour rechercher ou prélever de l'eau souterraine. La déclaration se fait auprès du service chargé de la police de l'eau, en préfecture ou en direction départementale des territoires.
Combien de piézomètres faut-il pour un essai de pompage
Les protocoles recommandent au moins trois piézomètres d'observation alignés sur un rayon, dans le sens d'écoulement de la nappe. Mesurer le rabattement à plusieurs distances du puits permet de tracer la baisse de l'eau et d'estimer correctement les paramètres de l'aquifère.
Quel est le prix d'un essai de pompage
Il n'existe pas de tarif standard. Le coût dépend du nombre et de la profondeur des forages, de la durée du pompage, du matériel et du temps d'interprétation. C'est une opération sensiblement plus chère qu'un essai ponctuel. Demander plusieurs devis détaillés permet de comparer des prestations équivalentes.
Quelle norme encadre l'essai de pompage
La norme NF EN ISO 22282-4, qui traite des essais de pompage parmi les essais géohydrauliques, a remplacé l'ancienne norme française NF P 94-130. Elle décrit l'appareillage, le mode opératoire et la présentation des résultats. Le cadre réglementaire des forages et prélèvements relève du Code de l'environnement.

À retenir

  • L'essai de pompage fait réagir toute une nappe et en donne le comportement à grande échelle.
  • Il chiffre trois grandeurs : la transmissivité, le coefficient d'emmagasinement et le rayon d'influence.
  • Un puits pompe à débit constant pendant 6 à 48 heures, plusieurs piézomètres suivent le rabattement puis la remontée.
  • L'interprétation passe par les méthodes de Theis et Jacob en régime transitoire, Dupuit en régime permanent.
  • Cadre : norme NF EN ISO 22282-4 et déclaration au titre de la loi sur l'eau, contrairement au Lefranc qui mesure un seul point.
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Rédigé par

Marc Cordeval

Rédacteur web indépendant spécialisé dans les travaux et l'aménagement, je supervise les contenus d'Expertgeotechnique.com pour vous proposer des articles simples, clairs et faciles à comprendre.

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