G1-PGC Étude G1 : Guide Complet – Prix – Procédure

Étude de sol G1-PGC prix, procédure et obligation

La G1-PGC (Principes Généraux de Construction) est l'étude de sol qu'un vendeur doit fournir pour céder un terrain constructible en zone argileuse. Elle coûte entre 900 et 1 300 €, reste valable 30 ans, et va plus loin qu'un simple diagnostic : le géotechnicien réalise des sondages sur place et donne ses premières recommandations sur les fondations. Voici ce qu'elle contient, comment elle se déroule, combien elle coûte selon votre terrain et ce que la loi ÉLAN exige du vendeur.

Définition et missions de l'étude G1-PGC

La mission G1-PGC est définie par la norme NF P 94-500 (novembre 2013). C'est la deuxième phase de l'étude géotechnique préalable G1, après la phase Étude de Site (G1-ES). PGC pour Principes Généraux de Construction.

Ce que fait le géotechnicien en G1-PGC

Là où la G1-ES se limite à de la recherche documentaire et une visite, la PGC met les pieds dans le sol. Le géotechnicien vient avec du matériel de sondage et mène plusieurs tâches sur le terrain :

  • D'abord, compléter la connaissance du sous-sol avec des investigations adaptées au site : sondages au pénétromètre dynamique, prélèvements à la tarière, essais en laboratoire (limites d'Atterberg, teneur en eau, valeur de bleu).
  • Ensuite, établir le modèle géologique : nature et épaisseur de chaque couche de sol, profondeur du substratum rocheux, position de la nappe phréatique. C'est la base de toute réflexion sur la construction.
  • Il délimite aussi la zone d'influence géotechnique (ZIG) — le volume de terrain où la future construction interagira avec le sol. C'est cette zone qui fixe les profondeurs à investiguer.
  • À partir de là, il propose les premiers principes de construction : types de fondations envisageables (semelles filantes, radier, micropieux), précautions de terrassement, dispositions face aux argiles gonflantes, mesures de drainage si une nappe est présente.
  • Enfin, il signale ce qui reste incertain. Un terrain naturel n'est jamais totalement prévisible. Le rapport identifie les risques résiduels et les investigations à mener en G2.

Ce que la G1-PGC ne fait pas

Elle ne dimensionne pas les fondations. Elle dit "vous aurez probablement besoin de semelles profondes", pas "vos semelles feront 80 cm de large sur 1,20 m de profondeur". Le dimensionnement précis (profondeurs, sections de béton, armatures) relève de la mission G2, avec des sondages plus poussés et des modélisations de tassement.

Elle ne chiffre pas non plus les travaux. Aucune estimation de coûts ni de délais de chantier : ça, c'est le travail de l'entreprise de travaux à partir de la G2-PRO.

Bon à savoir : la G1-PGC intervient au stade de l'étude préliminaire, de l'esquisse ou de l'avant-projet sommaire (APS). Pour un particulier qui vend son terrain, c'est la pièce à annexer au compromis de vente. Pour un architecte ou un constructeur, c'est le document qui oriente les premières esquisses.

Différence entre G1-ES et G1-PGC

La mission G1 se fait en deux phases. L'une est documentaire, l'autre va sur le terrain.

CritèreG1-ES (Étude de Site)G1-PGC (Principes Généraux)
ObjectifModèle géologique préliminaire, identification des risques majeursPrincipes de construction, premières préconisations fondations
ContenuEnquête documentaire, visite de terrain, analyse des cartes géologiquesSondages complémentaires, essais in situ, recommandations constructives
QuandEn amont de toute étudeAu stade de l'étude préliminaire ou de l'APS
Prix indicatif800 - 1 200 €900 - 1 300 €

Prix indicatifs d'après nos recherches. Les tarifs varient selon le projet et la région. Pour un chiffrage adapté, demandez un devis auprès d'un bureau d'études géotechnique.

En pratique, la plupart des bureaux d'études font les deux phases en une seule prestation. Le rapport final inclut alors l'étude de site (G1-ES) et les principes généraux de construction.

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Quand la G1-PGC est-elle obligatoire

L'article 68 de la loi ÉLAN (n° 2018-1021, 23 novembre 2018) a rendu la G1 obligatoire quand on vend un terrain nu constructible en zone argileuse. C'est en vigueur depuis le 1er octobre 2020, avec des modalités fixées par l'arrêté du 22 juillet 2020. Les références législatives actuelles sont les articles L132-4 à L132-9 du Code de la construction (l'ancienne numérotation L112-20 à L112-25 a été abrogée lors de la recodification de 2021).

Important : la carte des zones RGA change au 1er juillet 2026 (arrêté du 9 janvier 2026). La part du territoire métropolitain en exposition moyenne à forte passe de 48 % à 55 %, ce qui concerne 12,1 millions de maisons individuelles. Toute vente conclue après cette date suivra le nouveau zonage. Vérifiez le classement de votre parcelle sur la carte RGA 2026 de Géorisques.

Qui paie

La loi met la G1-PGC à la charge du vendeur. Le rapport doit figurer dans le dossier du notaire et être annexé à la promesse de vente (ou à l'acte authentique s'il n'y a pas de promesse).

Savoir si votre terrain est concerné

Allez sur la carte des zones argileuses sur Géorisques et tapez l'adresse ou la référence cadastrale. Aléa moyen ou fort : la G1 est obligatoire. Aléa faible ou nul : pas d'obligation, mais l'étude reste utile.

Attention : vendre un terrain sans G1 en zone argileuse expose le vendeur à un recours de l'acheteur (vices cachés ou réduction du prix). La vente n'est pas annulée automatiquement, mais les conséquences financières peuvent être lourdes.

Par ailleurs, la G1-PGC ne couvre pas la phase de construction. L'acquéreur devra commander une G2 pour obtenir le dimensionnement précis des fondations.

Contenu du rapport G1-PGC

Ce que la norme NF P 94-500 exige dans le rapport

Le rapport G1-PGC doit contenir :

  • La synthèse des données géotechniques : nature des sols rencontrés (argile, sable, calcaire, remblai), stratigraphie couche par couche, présence d'eau, identification des horizons porteurs.
  • La zone d'influence géotechnique (ZIG) : le volume de terrain où il y a interaction entre la future construction et le sol. C'est elle qui dicte la profondeur d'investigation et les contraintes de fondation.
  • Les principes généraux de construction : types de fondations envisageables (semelles filantes, radier, pieux), précautions de terrassement, dispositions face aux nappes, contraintes pour d'éventuels sous-sols.
  • Les préconisations vis-à-vis des risques : retrait-gonflement, cavités, glissements, ou tout autre aléa identifié sur le site.
  • Une ébauche dimensionnelle : premières estimations par type d'ouvrage géotechnique, sans calcul définitif (le dimensionnement précis relève de la G2).
  • Les incertitudes résiduelles : quels risques subsistent, quelles investigations complémentaires faut-il prévoir en G2.

Le rapport mentionne aussi s'il est pertinent d'appliquer la méthode observationnelle et quels sondages supplémentaires seraient nécessaires en G2.

Bon à savoir : pour un lotissement, le rapport G1-PGC couvre l'ensemble des lots. Le géotechnicien définit des zones d'homogénéité et précise, pour chaque zone, quels lots sont concernés et quelles recommandations s'appliquent. Une seule étude suffit pour tout le programme.

Exemples de rapports G1-PGC consultables en ligne

Pour voir à quoi ressemble un vrai rapport (structure, plans de sondages, coupes géologiques, recommandations), voici quelques exemples :

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Infographie G1-PGC : objectif, déroulement, contenu du rapport et prix de l'étude géotechnique

Déroulement d'une G1-PGC

Les 4 étapes

1. Enquête documentaire

Le géotechnicien consulte les données existantes : cartes géologiques du BRGM (InfoTerre), zonage RGA sur Géorisques, archives de sondages, historique du site et plans de prévention des risques (PPR).

2. Visite du terrain

L'ingénieur se rend sur place. Il observe la topographie, la végétation, les traces d'eau, l'état des constructions voisines et la façon dont les engins de sondage pourront accéder au site.

3. Investigations sur le terrain

Selon ce que le terrain demande, le bureau d'études réalise des sondages : pénétromètre dynamique (1 à 3 points, profondeur 5 à 8 m), tarière manuelle, prélèvements pour analyse en labo (limites d'Atterberg, teneur en eau, valeur de bleu).

4. Rédaction du rapport

Le géotechnicien rassemble ses résultats et rédige le rapport G1-PGC : modèle géologique, risques identifiés, principes de construction. Comptez 2 à 3 semaines après l'intervention sur site.

Documents à fournir au bureau d'études

Pour que l'étude colle au mieux à votre terrain, préparez :

  • La référence cadastrale et le plan de la parcelle
  • L'autorisation d'accès au site et les contraintes d'accès (clôture, portail, pente)
  • Les études de sol antérieures si elles existent
  • Le plan de masse du projet de construction (si vous l'avez)
  • Les informations sur les réseaux enterrés (eau, gaz, électricité)

Dégagez l'accès au terrain avant la venue du géotechnicien. Un chemin praticable pour le véhicule, pas de clôture verrouillée, pas de végétation dense sur les points de sondage. Ça évite les surcoûts et les reports de rendez-vous.

Prix d'une étude G1-PGC

Pour un terrain de maison individuelle de taille courante, la G1-PGC tourne autour de 1 000 à 1 200 €. Ensuite, ça dépend de la localisation, de la superficie et de la complexité du sol.

Type de terrainPrix G1-PGCFacteurs de variation
Terrain standard (< 600 m2)900 - 1 200 €Sol courant, accès facile, topographie plane
Terrain moyen (600 - 1 500 m2)1 100 - 1 400 €Surface plus grande, sondages supplémentaires
Terrain complexe ou en pente1 300 - 1 700 €Risques multiples, accès difficile, sols hétérogènes
Île-de-France1 200 - 1 600 €Tarifs 20 à 40 % plus élevés que la moyenne nationale

Prix indicatifs d'après nos recherches. Les tarifs varient selon le projet et la région. Pour un chiffrage adapté, demandez un devis auprès d'un bureau d'études géotechnique.

Important : les offres à 99 € pour une "étude de sol" en ligne ne sont pas des G1-PGC. Personne ne vient sur votre terrain, personne ne plante de pénétromètre. Le document produit n'a aucune valeur pour un compromis de vente et n'est couvert par aucune assurance décennale.

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Validité et limites de la G1-PGC

Le rapport G1-PGC reste valable 30 ans, tant que le terrain n'a pas été remanié (terrassement, construction, modification du drainage). C'est l'article R132-6 du Code de la construction qui fixe cette durée.

Rappel utile : la G1-PGC donne des principes généraux. Elle ne remplace pas la G2, qui dimensionne les fondations avec des sondages plus poussés. Acheter un terrain avec une G1, c'est bien. Mais pour construire en zone RGA, il faudra quand même une G2.

La G1-PGC exclut aussi toute estimation de coûts ou de délais de construction. C'est le travail de l'entreprise de travaux, sur la base de la G2-PRO.

À retenir sur la G1-PGC
  • La G1-PGC donne les règles constructives générales, pas le calcul définitif des fondations (c'est la G2 qui s'en charge)
  • Obligatoire pour toute vente de terrain nu en zone RGA depuis octobre 2020 (loi ÉLAN)
  • Coût : entre 900 et 1 300 €, à la charge du vendeur
  • Le rapport reste valable 30 ans, tant que le sol n'a pas été modifié
  • Contenu : modèle géologique, identification des aléas, préconisations de fondations, incertitudes résiduelles
  • La carte RGA change au 1er juillet 2026 : 55 % du territoire métropolitain en zone moyenne à forte (contre 48 % en 2020)

Cas pratiques : vente, lotissement, notaire

Vente d'un terrain entre particuliers

Sophie vend un terrain familial dans le Lot-et-Garonne (zone RGA forte). Son notaire lui demande une G1 avant la signature du compromis. Elle fait réaliser l'étude pour 950 €. Le rapport est annexé à l'acte. L'acheteur sait dès le départ que les fondations devront être adaptées aux argiles gonflantes.

Lotissement : l'aménageur prend en charge

Dans un lotissement, c'est l'aménageur (ou le lotisseur) qui fait faire la G1 sur l'ensemble du terrain. Chaque lot vendu est couvert par cette étude. Si les lots changent de main par la suite, la G1 existante reste valable 30 ans.

Le rôle du notaire

Le notaire vérifie que le rapport G1 figure dans le dossier de vente. Si le terrain est en zone RGA et que la G1 manque, il prévient le vendeur. En pratique, beaucoup de notaires recommandent de commander l'étude avant même de mettre le terrain en vente, histoire de ne pas retarder la signature.

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Questions fréquentes sur la G1-PGC

La G1-PGC est-elle obligatoire pour tous les terrains ?
Non. L'obligation ne vise que les terrains constructibles en zone d'exposition moyenne ou forte au RGA. Un terrain en zone faible ou nulle n'est pas soumis à cette exigence lors de la vente. Hors zone argileuse, la G1 reste recommandée mais pas imposée par la loi.
Combien coûte une G1-PGC ?
Entre 900 et 1 300 € pour un terrain de taille courante. Ce qui fait varier le prix : la surface (au-delà de 1 000 m², comptez un surcoût), la pente, la nécessité de sondages supplémentaires et la région (Île-de-France : 20 à 40 % de plus).
Peut-on utiliser une G1 existante pour une nouvelle vente ?
Oui, si le rapport a moins de 30 ans et que le terrain n'a pas été remanié entre-temps (pas de terrassement, de construction ou de modification du drainage). Dans un lotissement, la G1 faite par l'aménageur couvre chaque lot revendu par la suite.
Le vendeur peut-il refuser de payer la G1-PGC ?
Non. L'article L132-5 du Code de la construction impose au vendeur de fournir l'étude géotechnique préalable. Certains vendeurs essaient de négocier un partage des frais avec l'acheteur, mais l'obligation légale est claire et le notaire doit la faire respecter.
La G1-PGC suffit-elle pour obtenir un permis de construire ?
Non. La G1-PGC donne des principes généraux, pas un dimensionnement de fondations. Pour un permis de construire en zone RGA, il faut une G2 qui dimensionne les ouvrages géotechniques. La G1 est une étude de vente, la G2 est une étude de construction.
Quels sondages sont réalisés lors d'une G1-PGC ?
Ça dépend du terrain. En général : 1 à 3 sondages au pénétromètre dynamique (profondeur 5 à 8 m), des prélèvements à la tarière pour analyse en labo (limites d'Atterberg, valeur de bleu). Sur des terrains plus compliqués, un essai pressiométrique ou des sondages carottés s'ajoutent.
La G1-PGC détecte-t-elle les cavités souterraines ?
Elle signale le risque si les bases de données publiques l'indiquent (BDCavités sur Géorisques, archives BRGM). En revanche, les sondages d'une G1 ne descendent pas assez profond pour repérer toutes les cavités. Un vrai diagnostic de cavités demande des investigations géophysiques (radar de sol, microgravimétrie) en G2 ou G5.
Faut-il une G1 pour une extension de maison ?
L'article R132-7 du Code de la construction prévoit une exemption pour les extensions de moins de 20 m², à condition que la nouvelle construction soit désolidarisée du bâtiment existant. Au-delà de 20 m², ou si l'extension est solidarisée au bâti (le cas le plus fréquent), une G2 est requise en zone RGA. La G1, c'est pour vendre. La G2, c'est pour construire.
Que vérifier dans le rapport G1-PGC reçu ?
Cinq choses : la mention de la norme NF P 94-500, la signature d'un ingénieur géotechnicien, l'attestation d'assurance décennale du bureau d'études, la description des sondages réalisés sur le terrain (pas uniquement un travail documentaire), et les recommandations de fondations adaptées au site. Si l'un de ces éléments manque, le rapport a un problème.
Comment choisir le bon bureau d'études pour la G1-PGC ?
Trois choses à vérifier : la qualification OPQIBI (1001 pour les projets courants), l'assurance décennale à jour, et la capacité à réaliser les sondages en propre (pas de sous-traitance à 100 %). Les offres en ligne à moins de 500 € sans intervention terrain, vous pouvez oublier.
Faut-il une G1 pour construire une piscine ?
La loi ÉLAN ne l'impose pas. Par contre, une G2 est recommandée pour dimensionner les fondations du bassin, surtout sur terrain argileux ou en pente. Un sinistre sur une piscine mal fondée dépasse régulièrement les 15 000 € de réparations.
La G1-PGC est-elle déductible des impôts ?
Non. Pas de crédit d'impôt ni de déduction fiscale pour un particulier. Le coût de la G1-PGC s'intègre aux frais de vente du terrain. Pour un professionnel (promoteur, aménageur), c'est une charge d'exploitation.

Rédigé par

Marc Cordeval

Rédacteur web indépendant spécialisé dans les travaux et l'aménagement, je supervise les contenus d'Expertgeotechnique.com pour vous proposer des articles simples, clairs et faciles à comprendre.

Notez que malgré nos efforts, des erreurs ou omissions peuvent parfois se glisser dans nos contenus. Si vous en constatez une, contactez la rédaction : nous corrigerons rapidement. Chaque terrain étant unique, consultez un bureau d'études géotechniques certifié avant toute décision. Merci, l'équipe ExpertGeoTechnique.com

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