Le sondage carotté : prélever le sol intact pour l’analyser (2026)

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Le sondage carotté extrait un cylindre de sol intact de 63 à 250 mm de diamètre, à des profondeurs pouvant dépasser 30 mètres. C'est le seul type de sondage qui permet d'envoyer un échantillon non remanié au laboratoire pour mesurer sa granulométrie, ses limites d'Atterberg ou sa résistance au cisaillement. On vous explique comment il fonctionne, quand il est nécessaire, et combien il coûte par rapport au sondage destructif.

Sommaire

Un morceau de votre terrain, intact, envoyé au labo

Le sondage carotté fonctionne comme une biopsie : un tube creux (le carottier) est enfoncé dans le sol par rotation ou par battage. Il découpe un cylindre de terrain, la "carotte", qui remonte à la surface dans son état naturel. Les couches du sol restent intactes : argile, limon, sable, gravier, roche, chacune conserve sa position, sa texture et son humidité. On parle aussi de forage carotté ou de carottage de sol, selon les documents.

Concrètement, le carotté révèle des informations que les autres sondages ne donnent pas :

  • La nature exacte de chaque couche : argile bleue à 2 m, sable fin à 4 m, marne compacte à 6 m
  • La teneur en eau du sol au moment du prélèvement, couche par couche
  • La plasticité des argiles (risque de retrait-gonflement), mesurée en laboratoire
  • La résistance mécanique du sol sous charge (cisaillement, compression)

Le géotechnicien range ensuite les carottes dans des caisses étiquetées (profondeur de début, profondeur de fin, date, numéro de sondage). L'ensemble des carottes d'un forage donne la coupe lithologique du terrain : un profil vertical qui montre chaque couche comme les anneaux d'un arbre coupé. Pour bien comprendre les différentes étapes du déroulement d'une étude de sol, le sondage carotté constitue l'investigation la plus riche en informations.

Le sondage destructif, lui, ne prélève rien. Il mesure la résistance du terrain en enfoncement (nombre de coups par tranche de profondeur) et remonte des débris broyés, les "cuttings". On sait que le sol résiste bien ou mal, mais on ne connaît ni sa nature exacte, ni sa teneur en eau, ni sa plasticité.

À noter : les deux types de sondages sont complémentaires. La plupart des études G2 combinent des sondages destructifs (repérage rapide de la résistance) avec un ou deux sondages carottés (prélèvement pour analyses). Le nombre de sondages dépend de la superficie et de la complexité du terrain.

Les trois types de carottiers et leur usage

Le carottier est l'outil qui découpe et protège la carotte pendant le forage. Il en existe trois modèles, du plus simple au plus performant. Le choix dépend du sol à traverser et du niveau de précision attendu par le laboratoire.

Le carottier simple

Un seul tube. Le sol entre directement dans le carottier pendant la rotation. Le fluide de forage (eau ou boue) est en contact avec l'échantillon. Résultat : la carotte est partiellement remaniée. Ce type est adapté aux sols durs et cohérents (argile ferme, marne compacte) où l'on veut identifier les couches sans analyses mécaniques poussées. Les diamètres standards vont de 46 à 146 mm.

Le carottier double

Deux tubes imbriqués : le tube extérieur tourne avec la couronne de coupe, le tube intérieur ne tourne pas et recueille l'échantillon. Le fluide circule entre les deux tubes sans toucher la carotte. C'est l'outil le plus utilisé en géotechnique courante. Il fournit des échantillons de qualité suffisante pour les essais d'identification (granulométrie, Atterberg, VBS, teneur en eau). Les diamètres les plus courants : 76 à 116 mm.

Le carottier triple

Un troisième tube en PVC translucide recueille la carotte à l'intérieur du carottier double. L'échantillon n'est jamais en contact avec le fluide de forage. À la fin du prélèvement, on retire la gaine PVC, on la bouche des deux côtés, et on l'envoie directement au laboratoire. La carotte arrive "inaltérée" : c'est la meilleure qualité d'échantillon possible. Il est réservé aux sols très sensibles (argile molle, vase, limon saturé) et aux analyses mécaniques de haute précision (essais triaxiaux, cisaillement). Diamètres : 86 à 146 mm.

Type Qualité d'échantillon Sol adapté Analyses possibles
Simple Remaniée (nature identifiable) Argile ferme, marne, roche Identification visuelle, coupe géologique
Double Peu remaniée (le plus courant) Tous sols sauf très mous Granulométrie, Atterberg, VBS, teneur en eau
Triple Intacte (meilleure qualité) Sols mous, fragiles, saturés Triaxial, cisaillement, oedométrique, toutes analyses

Attention : pour que le laboratoire puisse confectionner des éprouvettes d'essai, la carotte doit avoir un diamètre d'au moins 92 mm, ce qui impose un carottier de 116 mm minimum (source : Wikigéotech, Cerema). Les carottes trop fines ne conviennent qu'à l'identification visuelle.

Sur le terrain, le géotechnicien choisit le carottier en fonction de la mission. Un rapport d'étude G1 n'inclut généralement pas de sondage carotté (la reconnaissance s'appuie sur des sondages destructifs ou à la tarière). Le carotté intervient surtout à partir de la G2, quand il faut dimensionner les fondations.

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Infographie comparant les 3 types de carottiers : simple (1 tube, échantillon remanié, 46 à 146 mm), double (2 tubes, peu remanié, 76 à 116 mm, le plus courant en G2), triple (3 tubes, échantillon intact, 86 à 146 mm, analyses mécaniques)

Comment se déroule le carottage sur le terrain

Le sondage carotté prend plus de temps qu'un sondage destructif. Comptez 1 à 2 heures par point de sondage dans un sol meuble, davantage en terrain rocheux. Le délai global de l'étude intègre aussi le temps de laboratoire, en général 2 à 3 semaines après le terrain. Voici les 5 étapes concrètes, du positionnement de la foreuse au rebouchage du trou.

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Implantation et mise en station

Le technicien positionne la foreuse sur le point de sondage défini par l'ingénieur. Sur un terrain de maison, c'est en général au droit des futures fondations. La foreuse (sur chenilles ou remorque) nécessite un accès de 2,5 m de large et 3 m de hauteur.

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Forage et injection de fluide

Le carottier descend dans le sol par rotation. Un fluide (eau, boue de forage ou mousse) stabilise les parois du trou et facilite l'extraction de la carotte. En terrain meuble, le forage avance de 20 à 50 cm par passe. En roche, chaque passe demande plus de temps.

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Extraction de la carotte

Le carottier est remonté à la surface. L'opérateur ouvre le tube et dépose le cylindre de sol dans une caisse à carottes en bois ou en plastique. Chaque échantillon est étiqueté avec sa profondeur, la date et le numéro de sondage.

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Conditionnement et transport

Les échantillons destinés aux essais mécaniques sont paraffinés ou placés sous gaine étanche pour conserver leur teneur en eau naturelle. Les carottes partent ensuite au laboratoire dans les 24 à 48 h pour éviter toute altération.

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Rebouchage du trou

En fin d'intervention, le trou de sondage (5 à 15 cm de diamètre) est comblé avec le sol extrait ou un coulis de ciment si la profondeur l'impose. Le terrain reprend son aspect normal en quelques jours.

Les analyses de laboratoire sur la carotte

C'est là que le sondage carotté prend toute sa valeur. Les analyses en laboratoire répondent à deux grandes questions : "de quoi est fait mon sol ?" et "combien mon sol peut-il supporter ?". Sans carotte intacte, ces essais sont impossibles. Et sans ces essais, le géotechnicien ne dimensionne pas les fondations au juste coût.

Les essais d'identification : connaître la composition du sol

Ces essais déterminent la nature et le comportement du sol face à l'eau.

  • Granulométrie : tri des grains par taille. Argile (inférieur à 2 microns), limon (2 à 63 microns), sable (63 microns à 2 mm), gravier (au-delà de 2 mm). Le résultat est une courbe qui classe le sol.
  • Limites d'Atterberg : mesure de la limite de liquidité (le sol devient liquide) et de la limite de plasticité (il redevient cassant). L'écart entre les deux donne l'indice de plasticité, qui traduit la sensibilité du sol à l'eau. Un indice élevé signale une argile gonflante.
  • Valeur au bleu de méthylène (VBS) : quantifie l'argilosité du sol. Au-dessus de 2,5, le sol est considéré comme argileux et sensible au retrait-gonflement.
  • Teneur en eau naturelle : pourcentage d'eau dans le sol au moment du prélèvement. Un sol à 35 % de teneur en eau se comporte très différemment d'un sol à 12 %.

Les essais mécaniques : mesurer la capacité portante

Ces essais mesurent la résistance du sol sous charge et sa compressibilité dans le temps.

  • Cisaillement direct : mesure la résistance au glissement entre deux blocs de sol. Donne la cohésion et l'angle de frottement, deux paramètres de calcul des fondations.
  • Essai triaxial : l'éprouvette est confinée sous pression dans une cellule cylindrique, puis chargée jusqu'à la rupture. C'est l'essai le plus complet pour dimensionner des fondations profondes ou des murs de soutènement.
  • Essai oedométrique : mesure la compressibilité du sol sous charge verticale. Il prévoit le tassement que subira la construction au fil des années.

Bon à savoir : ces analyses ne sont réalisables que sur un échantillon intact. Un sondage destructif ne produit que des débris broyés, inutilisables pour la granulométrie fine, les limites d'Atterberg ou le triaxial. C'est la raison pour laquelle le géotechnicien qui réalise votre étude programme un carotté dès qu'il a besoin de données de laboratoire.

Carotté ou destructif : les différences concrètes

La confusion entre les deux types de sondages revient souvent dans les devis. Le tableau ci-dessous résume les différences concrètes : ce que chacun mesure, combien il coûte, et quand il est utilisé. Pour les détails spécifiques au destructif, consultez notre page le sondage destructif en détail.

Critère Sondage carotté Sondage destructif
Prélèvement d'échantillon Oui, cylindre intact Non, débris broyés uniquement
Durée par point 1 à 2 h 20 à 40 min
Coût par point 400 à 800 € 150 à 350 €
Profondeur courante 5 à 30 m (jusqu'à 100 m en rotatif) 5 à 20 m
Analyses de laboratoire Granulométrie, Atterberg, VBS, cisaillement, triaxial Aucune (sauf identification visuelle des cuttings)
Terrain rocheux Oui (carottier diamanté) Non (refus fréquent)
Mission type G2 (dimensionnement), G5 (diagnostic) G1 (reconnaissance), G2 (complément)

Tarifs indicatifs pour une maison individuelle en terrain accessible. Le coût réel dépend de la profondeur, de la géologie et de la région.

En pratique, les deux sondages se complètent :

  • Le destructif donne la résistance du sol rapidement, à moindre coût. Il répond à la question "mon sol résiste-t-il ?"
  • Le carotté révèle la nature exacte des couches, leur humidité et leur comportement sous charge. Il répond à "de quoi est fait mon sol ?"
  • Un devis G2 qui ne contient que des destructifs doit vous alerter : sans carotte, pas d'analyse de laboratoire, pas de dimensionnement fin des fondations
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Quand le carottage est prévu dans votre étude

Le géotechnicien ne programme pas un sondage carotté par défaut. C'est un outil précis mais plus lent et plus coûteux que le destructif. Il le prescrit quand le dimensionnement des fondations exige des données de laboratoire. En résumé : pas de carotté en G1, fréquent en G2, systématique en G5 (diagnostic sinistre).

Situations où le sondage carotté est prescrit

  • Étude G2 avec fondations spéciales (micropieux, pieux, radier) : le triaxial ou l'oedométrique sont nécessaires pour le calcul
  • Sol argileux en zone RGA : les limites d'Atterberg et la VBS mesurent la sensibilité au retrait-gonflement
  • Terrain hétérogène (remblai sur sol naturel, succession argile/sable/calcaire) : seul le carotté identifie chaque couche
  • Terrain rocheux : le carottier diamanté traverse le calcaire ou le granite, là où le destructif s'arrête sur "refus"
  • Diagnostic après sinistre (mission G5) : la carotte prouve ce qui s'est passé sous les fondations fissurées
  • Construction en zone sismique : le triaxial cyclique évalue la susceptibilité à la liquéfaction

À l'inverse, une étude G1 pour la vente d'un terrain en zone argileuse repose généralement sur des sondages destructifs ou à la tarière. Le carotté n'est pas systématique à ce stade.

Prix du carottage : terrain, roche et analyses labo

Le prix d'un carottage géotechnique dépend de trois facteurs : la profondeur du forage, la nature du sol (meuble ou rocheux) et le nombre d'analyses commandées au laboratoire.

Poste Fourchette de prix Détail
Carottage en sol meuble (5-6 m) 400 à 600 € par point Argile, limon, sable. Carottier double standard
Carottage en roche (5-10 m) 600 à 1 000 € par point Calcaire, granite, marne dure. Carottier diamanté
Analyses de laboratoire 200 à 500 € par lot Granulométrie + Atterberg + teneur en eau + VBS
Essais mécaniques avancés 300 à 600 € par essai Triaxial, cisaillement direct, oedométrique

Pour une maison individuelle, un programme type comprend 1 à 2 sondages carottés à 5-6 m de profondeur, complétés par 2 à 3 sondages destructifs et un ou deux essais au pressioètre.

En budget concret, pour une maison standard :

  • 1 à 2 carottages à 5-6 m : 400 à 800 € chacun
  • Analyses labo (granulométrie + Atterberg + VBS) : 200 à 500 €
  • Total volet carottage + analyses : 600 à 1 200 €
  • Intégré dans le coût global d'une G2-AVP : 1 500 à 2 500 €

Bon à savoir : le carottage représente environ 30 à 40 % du coût total d'une étude G2 pour une maison. Le reste couvre les sondages destructifs, les essais pressiométriques, le rapport et l'analyse par l'ingénieur.

Le carottage en terrain rocheux

En terrain meuble, le carottier standard suffit. Mais quand la foreuse rencontre du calcaire dur, du granite ou du grès compact, le carottier à couronne diamantée prend le relais. La couronne, incrustée de segments diamantés, découpe la roche par abrasion rotative. L'avancement est plus lent (quelques centimètres par minute) et l'usure des outils augmente la facture.

Le carottage rocheux reste le seul moyen de connaître ce qui se passe dans la roche en profondeur :

  • Fracturation : la roche est-elle massive ou traversée de fissures
  • Pendage des strates : les couches sont-elles horizontales ou inclinées
  • Vides karstiques : y a-t-il des cavités dans le calcaire
  • Résistance en compression : la roche supporte-t-elle les fondations prévues

Un sondage destructif en terrain rocheux s'arrête sur un "refus" sans rien apprendre sur ce qui se trouve en dessous.

Indices que votre terrain nécessite un carottage rocheux

  • Le terrain est classé en "roche affleurante" sur la carte géologique d'InfoTerre
  • Les voisins ont eu des difficultés de terrassement (marteau-piqueur, brise-roche)
  • Un sondage destructif précédent a rencontré un refus à faible profondeur (1 à 3 m)
  • Le secteur est connu pour ses cavités souterraines (karst, anciennes carrières)

Le diamètre de foration en roche varie de 63 à 250 mm selon les besoins. En géotechnique courante, un carottier de 101 à 116 mm suffit pour produire des éprouvettes de compression uniaxiale.

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Le carotté seul ne suffit pas : le rôle du pressiomètre

Le sondage carotté donne la nature du sol et ses propriétés en laboratoire. Mais il ne mesure pas la déformabilité du sol en place, sous la pression réelle du terrain. Pour cela, le géotechnicien utilise l'essai pressiométrique Ménard : une sonde cylindrique descendue dans un forage (souvent destructif) gonfle contre les parois et mesure la pression limite et le module de déformation du sol.

En résumé, chaque outil a son rôle :

  • Le carotté : révèle la nature du sol, sa teneur en eau et ses caractéristiques mécaniques en laboratoire
  • Le pressiomètre : mesure la déformabilité et la portance du sol en place, à la profondeur réelle
  • Le destructif : donne la résistance à l'enfoncement et sert de support au pressiomètre

Dans une étude G2 complète, les trois sont presque toujours associés.

Important : un devis d'étude G2 qui ne contient ni carottage ni essai pressiométrique mérite une question au bureau d'études. Ces deux techniques couvrent des besoins différents, et l'absence de l'une ou de l'autre peut compromettre la fiabilité du dimensionnement.

Questions fréquentes

Le sondage carotté abîme-t-il le terrain
Le trou mesure 5 à 15 cm de diamètre et il est rebouché en fin d'intervention. Le terrain retrouve son aspect normal en quelques jours. La foreuse laisse des traces de chenilles comparables à celles d'une mini-pelle.
Combien de temps dure un sondage carotté
Comptez 1 à 2 heures par point en sol meuble (argile, limon, sable) et 2 à 4 heures en roche. Un programme de 2 sondages carottés à 6 m occupe une demi-journée.
Le sondage carotté est-il obligatoire pour une maison
Aucune loi n'impose spécifiquement le carottage. L'obligation porte sur le type de mission (G1 pour la vente en zone RGA, G2 pour la construction en CCMI). Le géotechnicien décide des moyens techniques, y compris le recours au carotté, en fonction du sol et du projet.
Le carotté remplace-t-il le sondage destructif
Non. Les deux sont complémentaires. Le destructif mesure la résistance du sol à l'enfoncement (combien le terrain "pousse" contre l'outil). Le carotté prélève un morceau de sol pour l'analyser en laboratoire (de quoi il est fait, comment il réagit à l'eau).
À quelle profondeur peut-on carotter
En sol meuble, les sondages carottés atteignent couramment 10 à 30 m. En carottage rotatif dans la roche, il est techniquement possible de dépasser 100 m. Pour une maison individuelle, 5 à 8 m suffisent dans la plupart des cas.
Quel est le diamètre d'une carotte de sol
Le diamètre varie de 63 à 250 mm selon le carottier et les analyses prévues. Le diamètre le plus courant en géotechnique est 80 à 101 mm. Pour les essais mécaniques (triaxial, cisaillement), un minimum de 92 mm est nécessaire.
Le carotté fonctionne-t-il en terrain argileux
Oui, c'est même l'un de ses usages principaux. En terrain argileux, le carotté prélève un échantillon intact pour mesurer les limites d'Atterberg et la VBS, deux paramètres qui évaluent le risque de retrait-gonflement.
Faut-il être présent pendant le carottage
Ce n'est pas obligatoire. Le technicien intervient de façon autonome. Votre présence permet de voir les couches du sol en direct et de poser vos questions, mais le rapport d'étude détaille tout ce qui a été observé.
Comment les carottes sont-elles transportées au laboratoire
Les échantillons destinés aux essais mécaniques sont paraffinés ou placés sous gaine étanche, puis stockés verticalement dans des caisses pour éviter les chocs. Le transport se fait dans les 24 à 48 heures pour préserver la teneur en eau naturelle.
Le sondage carotté est-il utilisé pour la G1 ou la G2
Principalement pour la G2 (étude de conception) et la G5 (diagnostic après sinistre). La G1 repose en général sur des sondages destructifs ou à la tarière, moins coûteux et suffisants pour la reconnaissance préliminaire.
Le carottier diamanté coûte-t-il plus cher
Oui. Le carottage en roche avec couronne diamantée coûte 600 à 1 000 € par point, contre 400 à 600 € en sol meuble. L'usure de la couronne, la lenteur de l'avancement et la puissance de la foreuse expliquent cet écart.
La carotte montre-t-elle la présence d'eau dans le sol
Oui. Le sondeur note les venues d'eau en cours de forage et mesure le niveau piézométrique en fin de sondage. La carotte elle-même permet de mesurer la teneur en eau naturelle du sol au laboratoire, couche par couche.
À retenir
  • Le sondage carotté extrait un cylindre de sol intact, envoyé au laboratoire pour des analyses impossibles avec un sondage destructif
  • Trois types de carottiers (simple, double, triple) s'adaptent au sol et au niveau de précision attendu
  • Le carottier double est le plus utilisé en géotechnique courante. Le triple est réservé aux sols fragiles et aux essais mécaniques de haute précision
  • Le coût d'un point de carottage : 400 à 800 € en sol meuble, 600 à 1 000 € en roche. Les analyses labo ajoutent 200 à 500 €
  • Le carotté intervient surtout dans les études G2 et G5, rarement en G1
  • En terrain rocheux, seul le carottier diamanté traverse la roche et identifie sa fracturation
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Rédigé par

Marc Cordeval

Rédacteur web indépendant spécialisé dans les travaux et l'aménagement, je supervise les contenus d'Expertgeotechnique.com pour vous proposer des articles simples, clairs et faciles à comprendre.

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