Essais sur matériaux : granulats et béton de construction

Un gravier qui se brise sous le rouleau compacteur ou un béton trop sec qui n'enrobe pas les armatures, et c'est la couche de chaussée ou la fondation qui se fragilise. Les essais sur matériaux répondent à une question simple avant le coulage ou le compactage : le granulat et le béton tiendront-ils dans l'ouvrage. On vous explique ce que mesure chaque essai sur les graviers et le béton, à quelle norme il répond, et comment il rejoint le contrôle d'un chantier.

Infographie des essais sur matériaux de construction : granulats Los Angeles et Micro-Deval, équivalent de sable, slump test au cône d'Abrams, résistance à la compression et carottage du béton
Sommaire

Deux familles d'essais : granulats et béton

Un chantier met en jeu deux grands types de matériaux minéraux. Les granulats, soit les sables et les graviers qui composent les remblais, les couches de chaussée et l'ossature du béton. Le béton lui-même, mélange de ciment, d'eau et de granulats, coulé pour les fondations et les structures.

Chaque famille a ses essais propres. On ne mesure pas un gravier comme on mesure un béton.

Cette vérification des matériaux complète la reconnaissance du terrain. Là où le guide complet de l'étude géotechnique décrit comment on caractérise le sol en place, les essais sur matériaux jugent ce qu'on apporte sur le chantier pour construire dessus.

Essais sur granulats

Mesurent la solidité, l'usure et la propreté des sables et graviers

Servent à valider un matériau de remblai, de couche de forme ou de chaussée

Essai Los Angeles, Micro-Deval, équivalent de sable, coefficient d'aplatissement

Normes de la série NF EN 933 et NF EN 1097

Essais sur béton

Mesurent la fluidité du béton frais et la résistance du béton durci

Servent à réceptionner une toupie et à vérifier les fondations coulées

Slump test au cône d'Abrams, écrasement d'éprouvette, carottage

Normes de la série NF EN 12350 et NF EN 12390

Tester la solidité d'un gravier

Un granulat de chaussée ou de remblai encaisse des chocs et des frottements pendant des années. Deux essais mesurent sa capacité à résister sans se réduire en poussière.

L'essai Los Angeles mesure la casse aux chocs

Mesure la casse d'un gravier sous les chocs de boulets d'acier en rotation.

Objectif vérifier qu'un granulat de chaussée ou de remblai encaisse les coups sans se réduire en poussière.

On enferme un échantillon de gravier calibré dans un gros tambour d'acier avec des boulets métalliques. Le tambour tourne 500 fois, à 30 ou 33 tours par minute. Les chocs cassent les grains les plus fragiles.

On tamise ensuite à 1,6 mm et on pèse ce qui est passé. Ce pourcentage est le coefficient Los Angeles. Plus il est bas, plus le granulat résiste. Un gravier dur de chaussée tourne autour de 20 à 30, un matériau tendre dépasse 40.

Cet essai suit la norme NF EN 1097-2, qui sert de méthode de référence en cas de litige sur un granulat.

L'essai Micro-Deval mesure l'usure par frottement

Mesure l'usure d'un gravier par frottement des grains, le plus souvent en présence d'eau.

Objectif savoir comment le granulat vieillit sous le trafic et l'humidité.

Même principe de tambour rotatif, mais cette fois avec une charge abrasive de petites billes et le plus souvent en présence d'eau. L'usure vient du frottement des grains entre eux, sans choc violent. On tamise encore à 1,6 mm pour obtenir le coefficient Micro-Deval.

Là où Los Angeles dit comment un gravier réagit à un coup de rouleau, Micro-Deval dit comment il vieillit sous le trafic et l'eau. La norme NF EN 1097-1 encadre cet essai.

À noter : Los Angeles et Micro-Deval se lisent dans le même sens. Plus le chiffre est bas, plus le granulat est résistant. Un matériau noté LA 25 et MDE 15 convient à une couche de roulement. Au-delà, on le réserve aux couches inférieures ou aux remblais.

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Vérifier la propreté d'un sable

Un sable peut être solide et rester mauvais pour le béton. La raison tient aux fines argileuses qui collent aux grains et empêchent le ciment d'accrocher. Deux mesures détectent ce problème.

L'équivalent de sable détecte les argiles

Mesure la part de fines argileuses dans un sable, par décantation dans une éprouvette.

Objectif écarter les sables argileux qui empêchent le ciment de bien accrocher.

On agite un échantillon de sable dans une éprouvette avec une solution lavante, puis on laisse décanter. Le sable propre tombe au fond, les fines argileuses flottent au-dessus. Le rapport entre les deux hauteurs donne l'équivalent de sable, noté ES.

Un ES supérieur à 80 signale un sable propre, chargé de fines inertes sans danger. Un ES bas trahit la présence d'argiles, néfastes pour la prise du béton. La norme NF EN 933-8 décrit cette mesure.

Le coefficient d'aplatissement juge la forme

Mesure la proportion de grains trop plats, par tamisage sur grilles à fentes.

Objectif retenir des grains plutôt cubiques, qui se serrent bien et donnent un béton compact.

Un granulat plat s'empile mal et crée des points faibles dans le béton. On tamise l'échantillon sur des grilles à fentes parallèles pour isoler les grains trop minces. Le pourcentage de grains qui passent donne le coefficient d'aplatissement, régi par la norme NF EN 933-3.

Un faible coefficient veut dire des grains plutôt cubiques, qui se serrent bien et donnent un béton compact. Des grains plats font l'inverse.

Bon à savoir : ces essais sur granulats rejoignent la géotechnique routière. Un matériau de remblai ou de couche de forme se valide avec les mêmes mesures de dureté et de propreté, avant le contrôle de densité du sol une fois la couche posée sur le terrain.

Mesurer la fluidité d'un béton frais

Avant qu'il ne durcisse, un béton doit avoir la bonne consistance. Trop sec, il n'enrobe pas les armatures. Trop liquide, il perd en résistance. L'essai d'affaissement, ou slump test, mesure cette fluidité en quelques minutes.

Le principe du cône d'Abrams

Mesure de combien un béton frais s'affaisse sous son propre poids, en millimètres.

Objectif vérifier que la consistance correspond à la commande avant de couler.

On remplit de béton un moule en métal en forme de cône tronqué, haut de 30 cm, large de 20 cm en bas et 10 cm en haut. Le remplissage se fait en trois couches, chacune piquée 25 fois avec une tige d'acier. On démoule en soulevant le cône, et le béton s'affaisse sous son poids.

On mesure de combien le sommet est descendu. Cet affaissement, en millimètres, classe le béton. La norme NF EN 12350-2 encadre l'essai, fiable pour des affaissements compris entre 10 et 210 mm.

Les classes de consistance

Selon l'affaissement mesuré, le béton entre dans une classe S, de S1 à S5, définie par la norme NF EN 206/CN. C'est cette classe que le chef de chantier vérifie quand la toupie arrive.

Classe Consistance du béton Usage courant
S1 Ferme, peu maniable Pièces massives, béton de propreté
S2 - S3 Plastique à très plastique Fondations, dalles, voiles courants
S4 Fluide Éléments ferraillés, béton pompé
S5 Très fluide Béton autoplaçant, coffrages complexes

Le cône d'Abrams et le slump test sont deux noms pour le même essai. Au-delà de 210 mm d'affaissement, on passe à l'essai d'étalement, plus adapté aux bétons très fluides.

Important : le slump test se fait à la livraison, sur chaque toupie ou par lot, avant le coulage. Un béton hors classe doit être refusé sur place. Une fois coulé dans le coffrage, il est trop tard pour corriger sa consistance.

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Contrôler la résistance d'un béton durci

Une fois le béton pris, reste à vérifier qu'il atteint la résistance prévue. C'est la valeur exprimée en mégapascals qui figure sur la commande, par exemple un C25/30.

L'écrasement d'éprouvette

Mesure la force qu'une éprouvette de béton encaisse avant de rompre, à 28 jours.

Objectif confirmer que le béton atteint la classe de résistance prévue, par exemple un C25/30.

Au moment du coulage, on prélève du béton frais dans des moules cylindriques ou cubiques. Ces éprouvettes durcissent dans l'eau ou en chambre humide à 20 degrés. À 28 jours, on les place dans une presse qui monte en charge jusqu'à la rupture.

La force maximale divisée par la section donne la résistance à la compression, en mégapascals. Cet essai suit la norme NF EN 12390-3. Le délai de 28 jours est la référence pour valider la classe du béton.

Le carottage du béton en place

Mesure la résistance réelle d'un béton déjà coulé, sur une carotte prélevée dans l'ouvrage.

Objectif juger un béton ancien ou douteux quand aucune éprouvette n'a été conservée.

Quand aucune éprouvette n'a été prélevée, ou en cas de doute sur un ouvrage existant, on prélève une carotte directement dans la structure. Une carotteuse à eau découpe un cylindre de béton dans un poteau, une dalle ou un voile.

La carotte part ensuite à l'écrasement, selon le même principe que l'éprouvette. La norme NF EN 12504-1 décrit le prélèvement et l'examen de ces carottes. C'est l'outil du diagnostic quand il faut juger un béton déjà coulé.

Bon à savoir : le carottage du béton durci n'a rien à voir avec le carottage d'un sol. Ici on découpe une structure en béton pour mesurer sa résistance. Dans une étude de sol, le carottage prélève des couches de terrain pour les analyser. Même mot, deux gestes différents.

Le tableau des normes par essai

Chaque essai répond à une norme NF EN précise. Ce tableau récapitule les principales, des granulats au béton durci.

Essai Ce qu'il mesure Norme
Los Angeles Résistance d'un granulat à la fragmentation par chocs NF EN 1097-2
Micro-Deval Résistance d'un granulat à l'usure par frottement NF EN 1097-1
Équivalent de sable Propreté d'un sable, présence d'argiles NF EN 933-8
Coefficient d'aplatissement Forme des granulats, grains plats ou cubiques NF EN 933-3
Slump test Affaissement et consistance du béton frais NF EN 12350-2
Résistance à la compression Résistance d'une éprouvette de béton durci NF EN 12390-3
Carottage béton Prélèvement d'une carotte dans un ouvrage en place NF EN 12504-1

Les numéros et le statut de ces normes se consultent sur le site de l'AFNOR. Le marquage CE des granulats s'appuie sur la norme de spécifications NF P 18-545.

Quand ces essais protègent votre projet

Ces essais ne sont pas réservés aux grands ouvrages. Ils interviennent à des moments précis d'une construction courante.

1

Choix du matériau de remblai

Avant d'apporter des graviers pour une plateforme ou une voirie, Los Angeles et Micro-Deval valident leur solidité. Un matériau trop tendre se tasse et fissure la dalle posée dessus.

2

Réception du sable et des graviers à béton

L'équivalent de sable et le coefficient d'aplatissement écartent les sables argileux et les grains plats, qui affaiblissent le béton coulé.

3

Livraison du béton frais

Le slump test vérifie à chaque toupie que la consistance correspond à la commande. Un béton trop sec ou trop liquide est refusé avant le coulage.

4

Vérification de la résistance

Les éprouvettes prélevées au coulage partent à l'écrasement à 28 jours. Elles confirment que le béton des fondations atteint la classe prévue.

5

Diagnostic d'un ouvrage existant

En cas de doute sur un béton ancien, le carottage prélève une carotte dans la structure pour mesurer sa résistance réelle.

Avant de commander un essai sur matériaux, quelques points méritent une vérification rapide.

À vérifier avant de commander un essai

L'usage du matériau est défini (chaussée, remblai, béton de fondation) car il fixe les essais utiles
La norme visée est précisée au laboratoire, par exemple NF EN 1097-2 pour Los Angeles
Le laboratoire est accrédité pour l'essai demandé, vérifiable auprès du COFRAC
Le prélèvement est tracé avec date, origine et identification de l'échantillon
Le rapport donne la valeur et le seuil attendu, pour juger la conformité

Les laboratoires accrédités pour ces essais figurent auprès de la section Laboratoires du COFRAC, utile pour retenir un prestataire reconnu.

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Guides publics de contrôle des matériaux

Plusieurs organismes publics mettent en ligne leurs règles de contrôle des granulats et du béton. Ces documents montrent comment un maître d'ouvrage encadre la qualité des matériaux sur ses chantiers.

  • PDF

    Les contrôles du béton en amont, Cerema (SETRA)

    Agrément des centrales, épreuves de convenance, contrôle des constituants et de la procédure de bétonnage pour les ouvrages d'art.

  • PDF

    Études, convenance et contrôles des bétons, Cerema Normandie-Centre

    Opérations préliminaires au bétonnage et contrôle des bétons à la mise en oeuvre, selon le fascicule 65.

  • PDF

    Guide pour la valorisation des déchets en technique routière, Cerema

    Caractérisation et réception des granulats recyclés, essais de qualification et limitations d'usage par type de couche.

À noter : ces guides encadrent surtout des chantiers routiers et des ouvrages d'art publics. Les méthodes d'essai et les normes NF EN restent les mêmes pour le béton d'une maison ou les granulats d'une voirie privée.

Questions fréquentes

Qu'est-ce qu'un essai sur matériaux de construction
C'est une mesure en laboratoire ou sur chantier qui vérifie la qualité d'un granulat ou d'un béton avant ou après sa mise en oeuvre. Pour un gravier, on mesure sa solidité et sa propreté. Pour un béton, on mesure sa fluidité à l'état frais et sa résistance une fois durci. Chaque essai répond à une norme NF EN.
À quoi sert l'essai Los Angeles sur les granulats
Il mesure la résistance d'un gravier aux chocs. L'échantillon tourne 500 fois dans un tambour avec des boulets d'acier, puis on tamise à 1,6 mm. Le coefficient Los Angeles est le pourcentage cassé. Plus il est bas, plus le granulat résiste. La norme NF EN 1097-2 fait référence en cas de litige sur un matériau de chaussée.
À quoi sert l'essai Micro-Deval
Il mesure la résistance d'un granulat à l'usure par frottement, le plus souvent en présence d'eau. L'échantillon s'use dans un tambour avec une charge abrasive, sans choc violent. On tamise à 1,6 mm pour obtenir le coefficient Micro-Deval. Il complète Los Angeles en jugeant le vieillissement du gravier sous trafic. La norme est NF EN 1097-1.
Qu'est-ce que l'équivalent de sable
C'est une mesure de la propreté d'un sable, régie par la norme NF EN 933-8. On agite le sable dans une éprouvette avec une solution lavante, puis on laisse décanter. Le sable propre tombe au fond, les fines argileuses flottent. Le rapport des hauteurs donne l'équivalent de sable, noté ES. Un ES supérieur à 80 indique un sable propre.
Qu'est-ce que le coefficient d'aplatissement
Il décrit la forme des granulats. On tamise l'échantillon sur des grilles à fentes parallèles pour isoler les grains trop minces. Le pourcentage de grains plats donne le coefficient, régi par la norme NF EN 933-3. Un faible coefficient signale des grains cubiques, qui se serrent bien et donnent un béton compact.
Comment se déroule un slump test
On remplit de béton un cône métallique haut de 30 cm, en trois couches piquées chacune 25 fois. On soulève le cône et le béton s'affaisse. On mesure de combien le sommet est descendu, en millimètres. Cet affaissement classe le béton de S1 à S5. L'essai suit la norme NF EN 12350-2 et reste fiable entre 10 et 210 mm.
Qu'est-ce que le cône d'Abrams
C'est le moule tronconique utilisé pour le slump test. Il mesure 30 cm de haut, 20 cm de diamètre en bas et 10 cm en haut. Cône d'Abrams et slump test désignent le même essai d'affaissement du béton frais, décrit par la norme NF EN 12350-2. Le nom vient de son inventeur, Duff Abrams.
Comment mesure-t-on la résistance à la compression d'un béton
On prélève du béton frais dans des moules cylindriques ou cubiques au moment du coulage. Ces éprouvettes durcissent dans l'eau ou en chambre humide à 20 degrés. À 28 jours, une presse les charge jusqu'à la rupture. La force maximale divisée par la section donne la résistance en mégapascals. La norme est NF EN 12390-3.
À quoi sert le carottage du béton durci
Il sert à mesurer la résistance d'un béton déjà coulé, quand aucune éprouvette n'a été prélevée ou en cas de doute sur un ouvrage existant. Une carotteuse à eau découpe un cylindre dans un poteau, une dalle ou un voile. La carotte part à l'écrasement. La norme NF EN 12504-1 décrit le prélèvement de ces carottes.
Quels essais valident un granulat pour un remblai routier
On vérifie d'abord la solidité avec Los Angeles (chocs) et Micro-Deval (usure). On contrôle ensuite la propreté du sable avec l'équivalent de sable et la forme des grains avec le coefficient d'aplatissement. Un matériau trop tendre ou trop argileux se tasse et fragilise la couche posée dessus.
Quelle différence entre essais sur granulats et essais sur béton
Les essais sur granulats jugent les sables et graviers seuls, leur dureté, leur usure et leur propreté, avec les normes NF EN 933 et NF EN 1097. Les essais sur béton jugent le mélange fini, sa fluidité à l'état frais et sa résistance une fois durci, avec les normes NF EN 12350 et NF EN 12390. Les granulats sont un composant du béton.
Quelles normes encadrent les essais sur matériaux
Pour les granulats : NF EN 1097-2 (Los Angeles), NF EN 1097-1 (Micro-Deval), NF EN 933-8 (équivalent de sable), NF EN 933-3 (aplatissement). Pour le béton : NF EN 12350-2 (slump test), NF EN 12390-3 (résistance en compression), NF EN 12504-1 (carottage). Le marquage des granulats s'appuie sur la norme de spécifications NF P 18-545.

À retenir

  • Les essais sur matériaux se rangent en deux familles : les granulats (sables et graviers) et le béton, avec des normes distinctes.
  • Sur un gravier, Los Angeles mesure la casse aux chocs et Micro-Deval l'usure par frottement. Plus le chiffre est bas, plus le granulat résiste.
  • Sur un sable, l'équivalent de sable détecte les argiles (ES supérieur à 80 = propre) et le coefficient d'aplatissement juge la forme des grains.
  • Sur un béton frais, le slump test au cône d'Abrams mesure la consistance et classe le béton de S1 à S5 (NF EN 12350-2).
  • Sur un béton durci, l'écrasement d'éprouvette à 28 jours (NF EN 12390-3) et le carottage (NF EN 12504-1) vérifient la résistance réelle.
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Rédigé par

Marc Cordeval

Rédacteur web indépendant spécialisé dans les travaux et l'aménagement, je supervise les contenus d'Expertgeotechnique.com pour vous proposer des articles simples, clairs et faciles à comprendre.

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