Votre maison se fissure, qui paie les réparations

Une fissure apparaît sur la façade. Une porte commence à frotter, un carrelage se soulève. La question est presque toujours la même : savoir si l'assurance va prendre les réparations en charge.

La réponse dépend de l'origine des désordres. Une maison fissurée après une sécheresse sur sol argileux ne relève pas des mêmes garanties qu'une construction récente mal fondée, qu'un chantier réalisé chez le voisin ou qu'une fuite sous les fondations.

Chercher ce qui a fait bouger la maison avant de déclarer le sinistre change tout. Vous vous adressez au bon interlocuteur, vous réunissez les justificatifs qui comptent, et vous ne laissez pas filer un délai. Nous détaillons les garanties mobilisables, les démarches auprès de l'assureur, les documents à préparer et les recours en cas de refus.

Maison individuelle fissurée sur sa façade, illustration du recours à l'assurance habitation après un sinistre
Sommaire

La cause de la fissure décide de la garantie

C'est la cause du désordre qui décide de la garantie, jamais la formule que vous avez souscrite. Avant de chercher votre numéro de contrat, cherchez donc d'où vient le mouvement.

Repérez votre ligne dans la première colonne, la garantie correspondante se lit à droite.

CauseGarantie à activerCondition pour l'ouvrirQui paie l'expert
Sécheresse
Sol argileux qui se rétracte puis gonfle
Catastrophe naturelle, incluse dans la multirisque habitationUn arrêté visant votre commune, la bonne période et le bon phénomèneL'assureur
Malfaçon
Maison de moins de 10 ans, fondations inadaptées
Décennale du constructeur, préfinancée par la dommages-ouvrageSolidité atteinte ou logement devenu inhabitableL'assureur dommages-ouvrage
Chantier voisin
Terrassement, démolition, fondation profonde
Responsabilité du voisin ou de l'entrepriseLien démontré entre les travaux et les fissuresVous, sauf accord ou jugement
Fuite enterrée
Canalisation percée sous la maison
Dégâts des eaux de la multirisque habitationFuite accidentelle, hors vétustéL'assureur, selon le contrat
Usure
Retrait des matériaux, enduit vieilli
AucuneRien à déclarerVous

Un même désordre relève parfois de deux régimes à la fois. Une maison de sept ans fissurée dans une commune reconnue en catastrophe naturelle en est l'exemple type : la voie catastrophe naturelle et la garantie du constructeur peuvent être ouvertes en parallèle.

C'est pour cette raison que l'assureur fait toujours qualifier la cause avant de parler d'argent. Le raisonnement vaut au-delà des fissures et rejoint les garanties qui entrent en jeu après un désordre sur un bâtiment.

La garantie catastrophe naturelle ne se souscrit d'ailleurs pas séparément. Elle est attachée automatiquement à tout contrat couvrant les dommages aux biens, et un assureur ne peut pas la refuser à la souscription.

Repérer l'origine avant d'appeler l'assureur

Aucun diagnostic sérieux ne se pose depuis une photo. Certains indices orientent toutefois la recherche, et permettent de préparer un dossier crédible avant la visite de l'expert.

Indices qui orientent vers un mouvement du sol

  • Des fissures obliques qui partent des angles de fenêtres et de portes, souvent en escalier le long des joints de parpaings
  • Des portes et des fenêtres qui frottent ou ne ferment plus alors qu'elles fonctionnaient l'année précédente
  • Un décollement entre la maison et un élément accolé plus léger : perron, terrasse, garage, marche d'entrée
  • Une apparition après un été sec, suivie d'une évolution au retour des pluies
  • Des arbres à moins d'une distance équivalente à leur hauteur adulte, ou une haie dense plantée le long d'une façade
  • Un dallage intérieur qui se disloque ou un carrelage qui claque au même endroit que la fissure de façade

Ces indices ne remplacent pas un examen sur place. La forme d'une fissure ne suffit jamais à trancher, et notre page sur les fissures de maison et leurs causes détaille comment les lire et les mesurer.

Leur vraie utilité est ailleurs : documenter le dossier. Photographiez chaque fissure avec un mètre ruban ou une pièce de monnaie posée à côté. Notez la date au dos de chaque tirage. Recommencez tous les deux mois.

Une fissure dont vous démontrez l'évolution pèse infiniment plus lourd qu'une fissure décrite de mémoire.

Aucun texte ne fixe une largeur à partir de laquelle une fissure devient indemnisable. Les grilles en millimètres que vous croisez partout relèvent du vocabulaire d'observation, pas du droit. Ce que la loi regarde, c'est l'atteinte à la solidité du bâtiment ou à son usage.

La seule largeur qui ait une portée réglementaire est celle du fonds de prévention argile, dont l'aide aux travaux se ferme au-delà de 5 millimètres d'écartement. Autrement dit : une microfissure qui progresse de deux millimètres en un an compte davantage qu'une lézarde stable depuis vingt ans.

La cause exacte se tranche par une reconnaissance des sols au droit des fondations. Notre page sur le rapport établi après un sinistre décrit ce que ce document contient et comment il s'articule avec l'expertise d'assurance.

Faire reconnaître un sinistre sécheresse

Un sol argileux se rétracte quand il sèche, puis gonfle quand la pluie revient. La maison posée dessus suit ces mouvements, mais pas partout au même rythme. C'est cette différence qui fend les murs.

Le phénomène concerne 12,1 millions de maisons individuelles en zone d'exposition moyenne ou forte, pour un coût moyen de 16 500 euros par sinistre. La démarche commence en mairie, pas chez l'assureur.

  • 1

    Signalez les dégâts à votre mairie

    La demande de reconnaissance part de la commune, jamais du particulier. Plus les signalements sont nombreux et documentés, plus le dossier communal est solide. Pour la sécheresse, les 24 mois se comptent à partir du dernier épisode invoqué, pas du premier.

    24 mois maximum après l'événement
  • 2

    La préfecture transmet, une commission interministérielle instruit

    L'instruction repose sur des critères météorologiques et géotechniques, commune par commune et période par période.

  • 3

    L'arrêté est publié au Journal officiel

    Vérifiez que votre commune y figure pour la bonne période et pour le bon phénomène. Une commune reconnue pour une inondation ne l'est pas pour la sécheresse.

  • 4

    Déclarez le sinistre à votre assureur

    Par lettre recommandée avec accusé de réception, en joignant la description des désordres, vos photographies datées et la liste des biens touchés.

    30 jours après la publication
  • 5

    L'assureur vous informe et missionne un expert

    Pour les sinistres relevant d'arrêtés pris depuis le 1er janvier 2025, l'expert doit agir avec objectivité et impartialité, justifier de compétences en bâtiment, construction, génie civil ou géotechnique, et être indépendant de la compagnie.

    1 mois pour vous répondre
  • 6

    L'expert rend ses conclusions sur la cause

    Un rapport intermédiaire tranche la cause déterminante des désordres et l'ouverture du droit à garantie. Des investigations complémentaires par une entreprise tierce ajoutent un mois.

    4 mois après réception de vos pièces
  • 7

    Provision, puis indemnisation

    Une avance vous est versée avant le règlement définitif. Après votre accord sur la proposition, le solde tombe sous 21 jours.

    Provision sous 2 mois, indemnisation sous 3 mois

Modèle à recopier : déclaration de sinistre sécheresse

Objet : déclaration de sinistre au titre de la garantie catastrophe naturelle. Contrat n° [votre numéro]. Envoi en lettre recommandée avec accusé de réception.

Madame, Monsieur,

Je vous déclare un sinistre affectant mon habitation située [adresse complète], assurée au titre du contrat cité en objet.

La commune de [nom] a été reconnue en état de catastrophe naturelle pour le phénomène de mouvements de terrain différentiels consécutifs à la sécheresse et à la réhydratation des sols, par arrêté publié au Journal officiel du [date de publication], pour la période [période visée par l'arrêté].

Les désordres constatés sont les suivants : [décrire chaque fissure, sa localisation, sa longueur, son ouverture approximative et la date de première observation. Mentionner les portes ou fenêtres qui ne ferment plus, les décollements, le dallage].

Vous trouverez en pièces jointes les photographies datées des désordres ainsi que [liste des documents joints]. Je me tiens à votre disposition pour transmettre les pièces complémentaires que l'expert jugera nécessaires, et vous remercie de bien vouloir me préciser cette liste ainsi que le délai imparti.

Je vous demande de me confirmer sous un mois les modalités de mise en jeu de la garantie et la désignation de l'expert.

Veuillez agréer, Madame, Monsieur, l'expression de mes salutations distinguées.

Exemple à adapter à votre situation. Reprenez vos propres références de contrat, la date réelle de publication de l'arrêté et la description exacte de vos désordres. Ce texte ne remplace pas l'avis d'un professionnel.

Deux délais circulent et ils ne se confondent pas. Les cinq jours ouvrés valent pour un sinistre ordinaire, un dégât des eaux par exemple. Pour une catastrophe naturelle, la loi ouvre trente jours, mais à partir de la parution de l'arrêté. Tant qu'aucun arrêté ne vise votre commune, aucun compteur ne tourne. Signalez vos dégâts en mairie et surveillez les publications.

Le délai de trente jours est le seul point réellement urgent de cette chaîne. Il court à partir de la publication au Journal officiel, comme le rappelle la fiche officielle sur l'indemnisation après une catastrophe naturelle, et non à partir du jour où vous avez remarqué la fissure. Le portail public Géorisques affiche par adresse les arrêtés déjà pris sur votre commune, avec leur date de parution.

Un diagnostic du sol pour appuyer votre dossier
Un formulaire, plusieurs devis de bureaux d'études géotechniques
Demander des devis

Obtenir la reconnaissance ne règle pas tout. Encore faut-il savoir ce que la garantie finance réellement.

Ce que la garantie sécheresse paie depuis 2024

Deux textes ont resserré le périmètre de la prise en charge pour les sinistres survenus à partir du 1er janvier 2024. Beaucoup d'articles en ligne décrivent encore l'ancien régime.

Ce que le texte retient comme dommage

La garantie couvre les dommages qui affectent la solidité du bâti ou entravent l'usage normal du bâtiment. Le principe est posé par l'article L125-2 du code des assurances.

Le second alinéa du texte d'application est celui que personne ne cite, et c'est pourtant le plus utile. Les dommages qui ne présentent pas encore ces caractéristiques au moment du constat sont couverts eux aussi, dès lors qu'ils sont de nature à évoluer défavorablement et à affecter ensuite la solidité ou l'usage du bâtiment.

Une fissure encore modeste, mais qui progresse d'une visite à l'autre, entre donc dans le champ. Si un expert vous oppose que le désordre n'est pas assez grave, c'est cet alinéa qu'il faut lui rappeler par écrit.

  • Une fissure qui traverse le mur, laisse passer l'air ou l'eau et continue de s'ouvrir relève de la garantie
  • Une reprise en sous-œuvre par micropieux ou injection de résine entre dans le périmètre quand l'expertise la justifie
  • Un faïençage d'enduit purement esthétique et stable reste à votre charge
  • Les annexes sont écartées par principe : remises, garages et parkings, terrasses, murs de clôture extérieurs, serres, terrains de jeux, piscines et leurs éléments architecturaux. L'exception compte autant que la règle : elles redeviennent couvertes lorsqu'elles font indissociablement corps avec les fondations, l'ossature, le clos ou le couvert de la maison. Un garage accolé partageant les fondations n'est pas un garage indépendant

L'indemnité doit financer les travaux

La somme versée est affectée à la remise en état effective du bien, conformément aux recommandations du rapport d'expertise. L'assureur demande donc les factures des travaux réalisés. Une dérogation existe et mérite d'être connue : lorsque le coût des réparations dépasse la valeur du bien au moment du sinistre, cette obligation d'affectation tombe.

Et si vous vendez la maison sans avoir fait les travaux, le décret du 5 février 2024 vous oblige à joindre à l'état des risques la liste des travaux indemnisés ou indemnisables restés en attente.

Attention. Un acquéreur qui constate après la vente des fissures indemnisées et non réparées, sans que la liste ait été annexée, dispose d'arguments solides pour agir contre le vendeur. Conservez le rapport d'expertise transmis par votre assureur, il fait partie des pièces à remettre.

Deux cas où la garantie est écartée d'office

L'article L125-7 du code des assurances écarte purement et simplement la garantie sécheresse dans deux cas. Ils ne souffrent aucune discussion sur la gravité du désordre.

  • La maison a été construite sans permis alors qu'un permis était exigé. Extension non déclarée, véranda maçonnée, garage transformé en pièce de vie : le bâti irrégulier sort du régime
  • Le permis a été déposé après le 1er janvier 2024 en zone argileuse réglementée et l'attestation de prise en compte du retrait-gonflement manque à l'appel. L'exclusion court pendant dix ans à compter de la réception des travaux

Le second cas mérite un signet si vous faites construire. Cette attestation se transmet à l'achèvement des travaux, elle coûte peu, et son absence prive la maison de la garantie catastrophe naturelle pendant une décennie entière. Retrouvez-la avant d'en avoir besoin.

Réunir les pièces que l'expert va réclamer

Depuis février 2025, la liste des documents que vous devez fournir est fixée par arrêté. Réunir ce dossier avant la visite raccourcit l'instruction, puisque le délai de quatre mois de l'expert ne démarre qu'à réception de l'ensemble des éléments.

Dossier à préparer pour un sinistre sécheresse

  • Vos coordonnées et l'adresse du bien touché, même si l'assureur les connaît déjà
  • La description du sinistre : nature des désordres, date de découverte, localisation, avec tous les éléments justifiant précisément les dommages constatés
  • Les dégâts causés aux tiers, par exemple un mur mitoyen ou une clôture endommagée par le déplacement de votre mur
  • Les études géotechniques réalisées avant la demande de permis de construire, ou une déclaration sur l'honneur attestant que vous n'en disposez pas
  • Le permis de construire pour les constructions ou travaux de moins de dix ans
  • L'étude préalable ou l'étude de conception pour les constructions dont le permis est postérieur au 1er octobre 2020
  • L'attestation de prise en compte du retrait-gonflement pour les constructions neuves postérieures au 1er janvier 2024
  • L'acte d'achat complet avec ses annexes si le bien a changé de mains depuis moins de cinq ans, ou une attestation sur l'honneur d'absence de mutation sur cette période
  • L'ensemble des plans dont vous disposez, ou une déclaration sur l'honneur si vous n'en avez pas
  • Le dernier contrôle du service public d'assainissement non collectif et l'étude de filière si votre maison n'est pas raccordée au tout-à-l'égout
  • Les états des lieux lorsque le bien est loué
  • Les devis, factures et procès-verbaux de réception des travaux réalisés dans les dix dernières années
  • Une déclaration sur l'honneur d'absence de sinistre sécheresse déclaré ces cinq dernières années, ou le rapport établi si un sinistre a été déclaré

Deux points jouent en votre faveur. L'assureur doit vous notifier la liste précise des pièces attendues et le délai pour les fournir : vous n'avez pas à deviner. Et le rapport de l'expert suit un modèle imposé par arrêté, ce qui vous permet de vérifier qu'il traite bien tous les points requis, à commencer par la conclusion sur la cause déterminante.

Ce que la franchise coûte et ce que l'assureur doit

La franchise catastrophe naturelle est fixée par la réglementation. Elle ne se négocie pas, ne se rachète pas, et reste la même chez tous les assureurs.

Type de bienFissures liées à la sécheresseAutres catastrophes naturelles
Maison ou appartement
Usage non professionnel
1 520 €380 €
Local professionnel
Commerce, atelier, bureau
10 % des dommages
minimum 3 050 €
10 % des dommages
minimum 1 140 €

Montants fixés par le code des assurances, identiques chez tous les assureurs et applicables par bien sinistré.

Bon à savoir. Deux évolutions jouent en votre faveur et restent mal connues.

Le doublement puis le triplement de la franchise dans les communes sans plan de prévention des risques ne s'applique plus aux particuliers ni aux entreprises depuis le 1er janvier 2023. Il ne subsiste que pour les biens des collectivités.

Et depuis le 28 mai 2026, la loi prévoit que les franchises ne s'appliquent qu'une seule fois en cas de succession d'aléas naturels sur une période courte, le décret qui définira cette période restant attendu. Si un montant majoré ou une seconde franchise vous est annoncé sur une habitation, demandez la base réglementaire précise.

Côté calendrier, la loi encadre chaque étape après votre déclaration.

Ces délais ne sont pas des engagements commerciaux, ce sont des obligations légales. La dernière colonne indique quoi faire quand elles ne sont pas tenues.

Votre droitDélaiSi l'assureur ne le tient pas
Savoir si la garantie joue
Et si un expert est mandaté
1 mois après la déclarationRelance écrite. Le silence ne vaut pas refus
Toucher une provision
Avant le règlement définitif
2 mois après votre état estimatifRéclamation en recommandé. Elle n'est pas facultative
Recevoir une proposition
Indemnité ou réparation en nature
1 mois après le rapport définitifSignalez le dépassement par écrit, utile en médiation
Obtenir le rapport d'expertise
Version définitive
Dès qu'il est établiSans lui, ni contestation solide ni vente en règle
Un compte rendu après chaque visite
Sinistres sécheresse
À chaque passage de l'expertRéclamez-le, il trace l'évolution retenue
Être informé du droit à contre-expertiseDès que vous contestezIl doit aussi signaler votre droit d'être assisté
Être payé
Après acceptation de l'offre
21 joursMise en demeure en recommandé

Reste le cas le plus mal vécu, celui du propriétaire dont la commune n'apparaît sur aucun arrêté.

Agir quand la commune n'est pas reconnue

Sans arrêté, la garantie catastrophe naturelle ne s'ouvre pas. Le blocage vient de la décision administrative, pas de votre assureur, et c'est donc là qu'il faut agir. À défaut, un dispositif public finance la prévention plutôt que la réparation.

Contester le refus de reconnaissance

Le refus figure en annexe de l'arrêté publié, avec son motif. Le plus courant tient au critère météorologique : l'indice d'humidité des sols n'atteint pas la période de retour exigée. La contestation suit deux voies, cumulables.

  • Un recours gracieux auprès des ministres signataires, qui permet d'apporter des données locales complémentaires
  • Un recours devant le tribunal administratif compétent, dans les deux mois suivant la publication de l'arrêté pour un sinistré, ou la notification au maire pour la commune

Une demande refusée peut aussi être redéposée. Depuis la circulaire du 29 avril 2024, la période de retour est passée de vingt-cinq à dix ans, une commune peut être reconnue au titre d'une succession anormale de sécheresses et non plus d'un seul épisode, et les communes voisines d'une commune reconnue sont désormais examinées. Une demande rejetée sous les anciens critères mérite un nouvel examen.

Financer la prévention plutôt que la réparation

L'État expérimente depuis octobre 2025 un fonds de prévention argile dans onze départements : Allier, Alpes-de-Haute-Provence, Dordogne, Gers, Indre, Lot-et-Garonne, Meurthe-et-Moselle, Nord, Puy-de-Dôme, Tarn, Tarn-et-Garonne. Il finance un diagnostic de vulnérabilité puis des travaux de prévention, sous conditions de ressources, pour les propriétaires occupants d'une maison individuelle en zone d'exposition forte.

Important. Ce fonds et la voie catastrophe naturelle ne se cumulent pas. Une maison dont la demande d'indemnisation catastrophe naturelle est en cours d'instruction n'est pas éligible. Depuis l'arrêté du 23 avril 2026, l'aide au diagnostic reste accessible même si la maison présente déjà des fissures, et l'aide aux travaux s'ouvre tant que leur écartement ne dépasse pas cinq millimètres. Le simulateur officiel du fonds prévention argile vérifie l'éligibilité en quelques questions.

Le mécanisme du retrait-gonflement, ses signes précurseurs et les zones concernées sont détaillés sur notre page consacrée à la sécheresse et ses effets sur les sols argileux.

Se retourner contre le constructeur ou le voisin

La sécheresse n'explique pas toutes les fissures. Quand un constructeur ou un voisin est en cause, la responsabilité se règle sans arrêté et sans franchise catastrophe naturelle.

Votre maison a moins de dix ans

Le constructeur répond de plein droit des dommages qui compromettent la solidité de l'ouvrage ou le rendent impropre à sa destination, y compris lorsqu'ils viennent d'un vice du sol. C'est le texte même de l'article 1792 du code civil.

Avant de conclure à une malfaçon, vérifiez deux choses : la date du permis et le classement du terrain. Les règles constructives dépendent des deux.

Pour les permis postérieurs au 1er octobre 2020 en zone d'exposition moyenne ou forte, l'arrêté du 22 juillet 2020 impose des fondations descendues a minima à 1,20 mètre en exposition forte et 0,80 mètre en exposition moyenne. Une maison de 2015 fissurée aujourd'hui n'était soumise à aucune de ces obligations, ce qui ne l'exonère pas pour autant : le constructeur devait déjà adapter son ouvrage à la nature du sol.

Avant d'en arriver là, regardez la date de réception des travaux. Trois garanties se succèdent, et la plus rapide à actionner est la première.

Depuis la réceptionGarantieCe qu'elle couvreComment l'activer
Moins de 1 anParfait achèvementTout désordre signalé, même une fissure sans gravitéRecommandé au constructeur
Moins de 2 ansBon fonctionnementLes équipements dissociables du bâti. Rarement utile iciRecommandé au constructeur
Moins de 10 ansDécennaleLes fissures qui touchent la solidité ou l'usage du logementDéclaration à l'assureur dommages-ouvrage

L'assurance dommages-ouvrage préfinance ces travaux sans attendre qu'un juge désigne un responsable. Ses délais sont serrés et sanctionnés. La fiche publique sur l'assurance dommages-ouvrage détaille le mécanisme.

  • 60 jours pour vous notifier la prise en charge, expertise comprise
  • 90 jours pour formuler une offre d'indemnité
  • 15 jours pour verser l'indemnité une fois l'offre acceptée
  • Aucune franchise sur ce régime

Passé un de ces délais, ou face à une offre manifestement insuffisante, vous pouvez engager les travaux après l'avoir notifié à l'assureur. L'indemnité due est alors majorée d'un intérêt égal au double du taux légal.

Le chantier vient de chez le voisin

Terrassement profond, rabattement de nappe, démolition, vibrations d'engins : les travaux voisins déforment parfois le sol sous votre maison. Depuis la loi du 15 avril 2024, l'article 1253 du code civil rend responsable de plein droit celui qui cause un trouble excédant les inconvénients normaux du voisinage, et vise expressément le maître d'ouvrage en plus du propriétaire et de l'occupant.

Cette responsabilité joue sans faute à démontrer, mais elle suppose de dater les désordres. Un constat d'huissier avant l'ouverture du chantier voisin, ou à défaut des photographies horodatées de vos façades, change tout dans la discussion qui suit.

Faites chiffrer une étude de sol après sinistre
Plusieurs professionnels vous répondent, vous choisissez
Recevoir des devis

Quel que soit le régime, la même difficulté revient. La réponse de l'assureur ne correspond pas toujours à ce que vous attendiez.

Contester un refus ou une offre trop basse

Un refus n'est pas une décision définitive. Retrouvez le motif exact dans la lettre de l'assureur, puis suivez la ligne correspondante.

Motif du refusÀ vérifier d'abordComment répondre
Cause non déterminante
La sécheresse serait hors de cause
Les sondages réellement effectués sur le solContre-expertise avec reconnaissance au droit des fondations
Déclaration hors délai
Au-delà des 30 jours
La date de publication de l'arrêtéLa déchéance suppose un préjudice prouvé par l'assureur
Désordre jugé trop léger
Solidité non atteinte
L'évolution des fissures depuis le constatPhotos datées, témoins de mesure, second avis technique
Vétusté ou défaut d'entretienLa clause exacte de vos conditions généralesUne exclusion doit être formelle, limitée, en caractères apparents
Montant trop bas
La reprise en sous-œuvre n'est pas couverte
Le mode de réparation retenu par l'expertDevis d'entreprises, puis tierce expertise en cas de blocage

Une contre-expertise ne pèse que si elle s'appuie sur des mesures réelles du sol et du bâti. C'est le rôle de l'expertise géotechnique après apparition de fissures, qui remonte à la cause au lieu de chiffrer les seuls dégâts visibles.

Elle se demande directement à votre assureur. Ses frais restent en principe à votre charge, sauf si votre contrat comporte une garantie honoraires d'expert, comme le rappelle la fiche de la répression des fraudes sur l'assurance multirisque habitation. Vérifiez ce point dans vos conditions particulières avant de mandater qui que ce soit.

Si les deux experts ne se rejoignent pas, une tierce expertise peut être désignée. À défaut d'accord sur son nom, c'est le président du tribunal du lieu du sinistre qui tranche.

Modèle à recopier : contestation des conclusions de l'expert

Objet : contestation du rapport d'expertise et demande de contre-expertise. Sinistre n° [référence]. Envoi en lettre recommandée avec accusé de réception.

Madame, Monsieur,

J'ai bien reçu le rapport d'expertise relatif au sinistre cité en objet, dont je conteste les conclusions pour les motifs suivants : [reprendre chaque point contesté en le rattachant à un élément factuel : absence de sondage du sol, désordres non relevés, évolution des fissures non prise en compte, chiffrage inférieur aux devis obtenus].

Je vous rappelle que la garantie couvre les dommages qui affectent la solidité du bâti ou entravent l'usage normal du bâtiment, mais également ceux qui, sans présenter encore ces caractéristiques, sont de nature à évoluer défavorablement. Les éléments joints établissent cette évolution.

En conséquence, je vous demande de m'indiquer les modalités de mise en œuvre de la contre-expertise prévue au contrat, ainsi que les conditions dans lesquelles je peux me faire assister par un expert de mon choix.

À défaut de réponse sous un mois, je saisirai le service réclamations puis, le cas échéant, le médiateur compétent.

Veuillez agréer, Madame, Monsieur, l'expression de mes salutations distinguées.

Exemple à adapter. Chaque motif de contestation doit renvoyer à un constat précis de votre rapport d'expertise et s'appuyer sur vos justificatifs. Pour un litige à fort enjeu, faites relire le courrier par un professionnel.

Si le désaccord persiste, la marche à suivre compte deux étapes obligatoires avant le médiateur.

  • Signaler le désaccord par écrit à votre interlocuteur habituel, conseiller, agent ou courtier
  • Saisir ensuite le service réclamations de la compagnie, dont les coordonnées figurent dans les conditions générales. Il dispose de deux mois pour répondre

Sans réponse ou sans accord amiable, la Médiation de l'assurance peut être saisie gratuitement, tant qu'aucun tribunal ni autre médiateur n'a été saisi et dans l'année qui suit votre réclamation écrite. Les démarches sont décrites sur la fiche officielle des recours en cas de litige avec un assureur.

À noter. Pour un sinistre sécheresse reconnu en catastrophe naturelle, le délai pour agir contre l'assureur est de cinq ans à compter de l'événement, au lieu des deux ans habituels, en application de l'article L114-1 du code des assurances. Ce délai allongé ne vaut pas pour les contrats déjà en cours au 28 décembre 2021, restés soumis aux deux ans.

Télécharger les documents qui appuient le dossier

Quatre ressources publiques couvrent les moments où un dossier se joue : la demande en mairie, la discussion technique avec l'expert, et la recherche d'un manquement du constructeur.

01 / Service-publicDemande communale de reconnaissance de l'état de catastrophe naturelleCerfa 13669*01

Le formulaire que votre mairie doit remplir et transmettre à la préfecture. Le présenter au service urbanisme ou au secrétariat de mairie fait souvent gagner des semaines, surtout dans les petites communes où personne n'a jamais monté ce type de dossier. Pour la sécheresse, le maire renseigne des dates sur une année civile complète et joint le recensement des bâtiments touchés. Plus votre signalement est précis, plus le dossier communal tient.

Accéder au formulaire
02 / Agence Qualité ConstructionMouvements de fondations de maisons individuelles en sols sensibles4 pages

La fiche technique qui décrit le mécanisme avec les mots employés par les experts. Elle explique pourquoi la maison fait écran à l'évaporation et pourquoi le sol bouge donc davantage en périphérie qu'au centre, situe le front de dessiccation entre 2 et 4 mètres lors d'un épisode long, et liste les hydratations accidentelles qui referment les fissures l'hiver : fuite de réseau, regard de pied de chute non étanche, drain branché sur les eaux pluviales, tranchée de raccordement qui canalise l'eau sous la construction. Elle rappelle aussi les profondeurs d'ancrage attendues, 80 centimètres en aléa faible à moyen et 120 en aléa fort, le joint de rupture entre la maison et le garage, et l'interdiction des remblais granulaires contre les fondations. Autant de points à confronter au rapport d'expertise.

Télécharger la fiche
03 / Agence Qualité ConstructionFondations superficielles en maison individuelleAvril 2023

La pièce à confronter au dossier de votre constructeur quand la maison a moins de dix ans. Elle pose deux exigences que beaucoup de chantiers de maison individuelle contournent : une étude géotechnique de conception de niveau G2 phase projet au minimum, et une étude de structure par un bureau d'études techniques. Elle insiste aussi sur le cas du terrain en pente, où la maison fait barrage à l'écoulement et accumule l'eau contre les fondations, et rappelle que les prescriptions des documents techniques unifiés sont des minimums, pas un objectif.

Télécharger la plaquette
04 / Agence Qualité ConstructionAffaissement de dallage de maisons individuellesFiche A.05

Le carrelage qui claque et les cloisons qui se fendent ne viennent pas toujours des semelles de fondation. Cette fiche traite l'affaissement du dallage, ses manifestations, fissures dans les cloisons et les revêtements de sol, arrachements de canalisations passant sous la dalle, et ses causes, dont une couche argileuse peu perméable juste sous le niveau des fondations qui retient l'eau et provoque des tassements différentiels. La distinction pèse dans un rapport d'expertise, puisqu'elle oriente vers un autre chiffrage de reprise.

Télécharger la fiche
Fissures obliques et en escalier sur les murs d'une maison, signes d'un mouvement du sol

Les erreurs qui font perdre l'indemnisation

Les dossiers rejetés le sont rarement pour une raison technique. Ce sont presque toujours des questions de calendrier et de justificatifs. Voici celles qui reviennent le plus souvent.

  • Attendre l'arrêté pour photographier les fissures, alors que l'évolution documentée constitue votre meilleur argument
  • Compter les trente jours à partir de l'apparition des désordres et non de la publication au Journal officiel
  • Reboucher les fissures avant le passage de l'expert, ce qui efface les repères de mesure
  • Déclarer par téléphone ou par courriel sans conserver de trace datée de l'envoi
  • Mandater un expert à vos frais avant même d'avoir déclaré le sinistre, alors que l'expertise de l'assureur est à sa charge
  • Encaisser l'indemnité sans réaliser les travaux, puis vendre sans annexer la liste des travaux restés en attente

Un dernier point pèse lourd et se prépare des mois à l'avance. Si votre maison a été construite après octobre 2020, retrouvez l'étude géotechnique remise lors de l'achat du terrain ou de la signature du contrat de construction. Ce document figure parmi les pièces exigibles par l'expert, et son absence ralentit systématiquement l'instruction.

Questions fréquentes

Mon assurance habitation couvre-t-elle les fissures sans arrêté de catastrophe naturelle ?
Rarement, mais ce n'est pas exclu. Hors arrêté, la multirisque habitation n'intervient que si les fissures résultent d'un événement garanti par ailleurs, par exemple une fuite accidentelle de canalisation enterrée relevant de la garantie dégâts des eaux. Les fissures liées au mouvement d'un sol argileux ne sont indemnisables au titre de votre contrat habitation que par la voie catastrophe naturelle. D'autres recours restent ouverts en dehors de l'assurance habitation, notamment contre un constructeur ou un voisin.
Quel délai pour déclarer un sinistre sécheresse à mon assureur ?
Trente jours après la publication de l'arrêté au Journal officiel. Le point de départ est la date de parution, pas celle où vous avez remarqué la fissure. Envoyez la déclaration en lettre recommandée avec accusé de réception et gardez le récépissé. Si vous prenez connaissance de l'arrêté tardivement, déclarez tout de même : mieux vaut un dossier à défendre qu'un dossier jamais ouvert.
La franchise de 1 520 euros peut-elle être doublée ou triplée ?
Non, plus depuis le 1er janvier 2023 pour les particuliers. La modulation liée à l'absence de plan de prévention des risques dans la commune a été supprimée pour les habitations et les entreprises. Elle ne subsiste que pour les biens assurés par les collectivités territoriales. Depuis le 28 mai 2026, la loi prévoit en outre que la franchise ne s'applique qu'une seule fois lorsque plusieurs aléas naturels se succèdent sur une période courte, le décret d'application restant attendu.
Que se passe-t-il si je déclare après les trente jours ?
Le dossier se complique sans se fermer automatiquement. La déchéance de garantie suppose que l'assureur démontre que votre retard lui a causé un préjudice, par exemple l'impossibilité de constater l'état réel des désordres. Un retard lié à une hospitalisation, à une absence prolongée ou à un constat tardif des dommages se plaide, à condition de le documenter par écrit dès la déclaration.
Toutes les fissures sont-elles indemnisées au titre de la sécheresse ?
Non, mais la règle est moins stricte que sa réputation. Depuis les sinistres survenus à partir du 1er janvier 2024, la garantie vise les dommages qui affectent la solidité du bâti ou entravent l'usage normal du bâtiment. Le texte ajoute que les dommages qui ne présentent pas encore ces caractéristiques sont couverts aussi, dès lors qu'ils sont de nature à évoluer défavorablement. Une fissure modeste mais qui progresse n'est donc pas exclue d'office. En revanche les annexes comme un mur de clôture ou un garage indépendant restent hors champ.
Puis-je utiliser l'indemnité pour autre chose que les travaux ?
Non, elle est affectée à la remise en état du bien. La réglementation impose que l'indemnité versée au titre d'un sinistre sécheresse serve à la réparation effective, conformément aux recommandations du rapport d'expertise, et l'assureur peut demander les factures correspondantes. Cette obligation tombe dans un cas : lorsque le coût des travaux dépasse la valeur du bien au moment du sinistre. En cas de vente ultérieure, les travaux indemnisés mais non réalisés doivent figurer dans une liste annexée à l'état des risques remis à l'acquéreur.
Suis-je obligé d'accepter l'expert envoyé par mon assureur ?
Il conduit l'expertise, mais vous gardez la main. L'assureur mandate et rémunère son expert, qui doit justifier de compétences en bâtiment, construction, génie civil ou géotechnique et être indépendant de la compagnie pour les sinistres relevant d'arrêtés pris depuis le 1er janvier 2025. Un dispositif de qualification des sociétés d'expertise, avec formation obligatoire des intervenants, est venu renforcer ce cadre en août 2026. Si ses conclusions vous semblent erronées, vous pouvez demander une contre-expertise et vous faire assister par un expert de votre choix. Vos contrats mentionnent cette faculté.
Combien de temps l'expert a-t-il pour se prononcer sur la cause ?
Quatre mois à compter de la réception de vos pièces. Ce rapport intermédiaire donne sa conclusion définitive sur la cause déterminante des désordres, la qualification des dommages et l'ouverture éventuelle du droit à garantie. Un mois supplémentaire lui est accordé lorsque des investigations techniques complémentaires sont confiées à une entreprise tierce. Le compteur ne démarre qu'une fois votre dossier complet.
Une maison sans permis ou sans attestation argile est-elle couverte ?
Non, dans deux cas la garantie sécheresse est écartée d'office. D'abord les bâtiments construits sans permis alors qu'il était exigé. Ensuite, pendant dix ans à compter de la réception, les constructions en zone argileuse réglementée dont le permis a été déposé après le 1er janvier 2024 lorsque l'attestation de prise en compte du retrait-gonflement ne peut pas être produite. Si vous faites construire, réclamez ce document et rangez-le avec votre acte de propriété.
Combien de temps puis-je encore agir contre mon assureur ?
Cinq ans pour un sinistre sécheresse reconnu, deux ans dans les autres cas. Ce délai allongé s'applique aux contrats souscrits après le 28 décembre 2021 : les contrats déjà en cours à cette date restent soumis à la prescription de deux ans. Une lettre recommandée relative au règlement de l'indemnité, la désignation d'un expert ou une citation en justice interrompent le délai et le font repartir.
Dois-je signaler des fissures déjà indemnisées quand je vends ?
Oui, dès lors que les travaux n'ont pas été réalisés. Le vendeur qui dispose du rapport d'expertise communiqué par son assureur joint à l'état des risques la liste des travaux permettant d'arrêter les désordres, indemnisés ou ouvrant droit à indemnisation, restés en attente pendant sa période de propriété. Cette liste s'annexe à la promesse de vente ou, à défaut, à l'acte authentique.
Mon voisin a fait des travaux et ma façade s'est fissurée, que faire ?
Agissez sur le terrain de la responsabilité, pas sur celui de la catastrophe naturelle. Celui qui cause un trouble excédant les inconvénients normaux du voisinage en répond de plein droit, sans faute à démontrer, et le texte vise aussi le maître d'ouvrage des travaux. La difficulté porte sur la datation des désordres. Signalez par lettre recommandée au voisin et à l'entreprise dès les premiers signes, en joignant des photographies horodatées.
À retenir
  • La cause du désordre commande le régime : sécheresse vers la catastrophe naturelle, malfaçon récente vers la décennale, chantier voisin vers la responsabilité du tiers
  • 30 jours après la publication de l'arrêté pour déclarer un sinistre sécheresse, et le compteur part de la parution, pas de la découverte de la fissure
  • Franchise légale de 1 520 euros, sans majoration possible pour un particulier depuis 2023
  • La garantie sécheresse finance les travaux qui arrêtent les désordres touchant la solidité ou l'usage du logement, pas les fissures esthétiques
  • Une liste de pièces fixée par arrêté conditionne le départ du délai d'expertise, dont vos études géotechniques ou une déclaration sur l'honneur d'absence
  • Un refus se conteste : contre-expertise, tierce expertise, médiation gratuite, puis recours devant le tribunal administratif contre le refus de reconnaissance
Besoin d'un avis technique sur l'origine des fissures
Décrivez votre situation, des bureaux d'études vous répondent
Lancer ma demande

Rédigé par

Marc Cordeval

Rédacteur spécialisé dans les travaux et l’aménagement, Marc supervise les contenus d’ExpertGeoTechnique.com depuis 2025. Les articles s’appuient sur des sources officielles et professionnelles pour vous fournir des informations claires sur les études géotechniques et les projets de construction. Si vous constatez une information à corriger, n’hésitez pas à contacter notre rédaction.

Cette page vous a été utile ? Partagez-la

Lien copié

Trouvez le bon bureau d'études pour votre projet