Essai œdométrique : compressibilité et tassement des sols

iche technique sur l'essai œdométrique de laboratoire. Présente le principe (échantillon de sol fin confiné dans un moule rigide, chargement vertical par paliers, mesure du tassement)

Une maison posée sur de l'argile molle continue parfois à s'enfoncer pendant des années après sa construction. L'essai œdométrique mesure en laboratoire de combien ce sol va tasser sous le poids du bâtiment, et sur quelle durée.

On détaille ce qu'il mesure, comment lire ses résultats, et pour quels terrains il devient nécessaire.

Sommaire

Quoi

Un essai de laboratoire qui mesure la compressibilité d'un sol fin, soit de combien il tasse sous une charge.

Qui

Un bureau d'études géotechniques, sur une carotte de sol prélevée par sondage.

En laboratoire, sur un échantillon confiné dans un anneau rigide, jamais directement sur le terrain.

Quand

Avant de bâtir sur un sol mou comme une argile, un limon ou une vase, pour chiffrer le tassement à venir.

Comment

On charge l'éprouvette par paliers de 24 heures entre deux pierres poreuses, puis on trace la courbe de compressibilité.

Combien

Rarement facturé à part, il entre dans les analyses d'une étude G2, souvent comprise entre 1 500 et 3 600 €.

Pourquoi

Pour éviter qu'une maison ne s'enfonce de façon inégale et que des fissures n'ouvrent les murs.

Ce que l'essai œdométrique cherche à mesurer

L'essai œdométrique répond à deux questions concrètes sur un sol fin. De combien le terrain va s'enfoncer sous une charge, et sur combien de temps. C'est la base du calcul de tassement d'une maison, d'un immeuble ou d'un remblai posé sur de l'argile, du limon ou de la vase.

L'échantillon testé arrive d'un sondage carotté réalisé pendant la reconnaissance géotechnique du terrain. L'essai prend place parmi les essais de laboratoire menés sur un échantillon de sol prélevé, à côté des essais qui mesurent, eux, la résistance du sol au cisaillement. L'œdomètre, lui, regarde une seule chose, l'écrasement.

Concrètement, le rapport d'essai livre :

  • L'amplitude du tassement, soit l'enfoncement attendu en centimètres sous le poids prévu.
  • La durée du tassement, soit le temps que le sol mettra à se stabiliser, de quelques mois à plusieurs années.
  • L'état du sol, c'est-à-dire s'il a déjà supporté une charge plus forte par le passé ou non.

Le principe, une carotte écrasée entre deux pierres poreuses

L'idée tient en une image. On enferme un petit cylindre de sol dans un anneau métallique rigide, on l'écrase par le haut, et on mesure de combien il s'aplatit. L'anneau bloque tout étalement sur les côtés, donc le sol ne se déforme que vers le bas. C'est le chargement unidimensionnel.

1

Prélever une carotte intacte

Un sondage carotté remonte un échantillon de sol fin sans le remanier. La qualité du prélèvement compte, une carotte abîmée fausse la mesure de compressibilité.

2

Tailler l'éprouvette

On découpe un cylindre de quelques centimètres, glissé dans un anneau rigide d'environ 60 mm de diamètre. L'anneau empêche le sol de fluer sur les bords pendant l'écrasement.

3

Monter la cellule et noyer l'éprouvette

L'éprouvette est posée entre deux pierres poreuses, en haut et en bas, puis maintenue sous eau pour rester saturée. Les pierres laissent l'eau du sol s'évacuer librement.

4

Charger par paliers successifs

Une charge verticale est appliquée puis doublée à chaque palier, maintenu au moins 24 heures. On relève l'enfoncement de l'éprouvette en fonction du temps, serré au début puis espacé.

5

Décharger et tracer la courbe

On retire les charges par paliers. Le sol regonfle un peu. La suite des mesures se reporte sur un graphique, la courbe de compressibilité, qui résume le comportement du sol.

À noter : chaque palier dure au moins 24 heures pour laisser l'eau s'échapper et le sol finir de se tasser sous cette charge. En enchaînant sept à huit paliers de chargement puis le déchargement, l'essai complet s'étale en pratique sur une à deux semaines.

Cette lenteur n'a rien d'un défaut. Elle reproduit ce qui se passe dans un sol fin réel, où l'eau coincée entre les grains met du temps à partir. C'est ce temps de drainage qui fait toute la différence avec un sable.

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Lire la courbe de compressibilité

Le résultat phare de l'essai est une courbe. Elle relie l'indice des vides du sol, autrement dit la part de trous remplis d'eau, à la charge appliquée, tracée sur une échelle logarithmique. Cette courbe se lit en trois parties.

Partie de la courbe Ce qui se passe dans le sol Le repère mesuré
Recompression Le sol retrouve un état de charge déjà connu, il s'aplatit peu Pente douce, indice de gonflement Cs
Compression vierge Le sol dépasse la charge maximale de son histoire, il s'écrase franchement Pente raide, indice de compression Cc
Déchargement On retire la charge, le sol regonfle légèrement et de façon partielle Petit rebond, tassement en grande partie définitif

Le coude entre la pente douce et la pente raide est le point clé. Il marque la pression de préconsolidation, la charge la plus forte que le sol ait jamais portée. Tant qu'on reste sous ce seuil, le sol tasse peu. Dès qu'on le franchit, le tassement devient important.

Cc, Cs et la pression de préconsolidation

Trois repères sortent de la courbe. Ils ont chacun leur fiche dédiée dans le lexique, voici l'idée en une phrase pour chacun.

L'indice de compression Cc, la pente qui chiffre l'écrasement

Cc est la pente de la partie raide, là où le sol s'écrase pour de bon. Plus Cc est grand, plus le sol est compressible, plus il s'enfoncera sous une charge. Une argile molle affiche un Cc élevé. Cet indice entre directement dans le calcul de l'amplitude du tassement.

L'indice de gonflement Cs, le rebond du sol

Cs est la pente de la partie douce, celle de la recompression et du regonflement. Il reste toujours nettement plus faible que Cc. C'est pour cette raison qu'un sol déjà fortement comprimé par le passé tasse peu quand on le recharge sous son ancienne limite.

La pression de préconsolidation et la mémoire du sol

Un sol garde la trace de la charge la plus forte qu'il a subie, par exemple sous d'anciennes couches aujourd'hui érodées, sous un glacier disparu ou après un long assèchement. Cette charge est la pression de préconsolidation. On compare la contrainte que le sol supporte aujourd'hui à cette mémoire.

État du sol Ce que dit la comparaison Effet sur le tassement
Normalement consolidé La charge actuelle est la plus forte jamais subie Tassements importants dès qu'on ajoute du poids
Surconsolidé Le sol a déjà connu une charge supérieure à celle d'aujourd'hui Tassements faibles tant qu'on reste sous cette ancienne charge
Sous-consolidé Le sol n'a pas fini de se tasser sous son propre poids Cas des vases récentes, tassements en cours même sans construction

Le coefficient de consolidation, noté Cv, complète le tableau. Il ne dit pas de combien le sol tasse, mais à quelle vitesse l'eau s'évacue, donc en combien de temps le tassement se produit. Sa fiche se trouve aussi dans le lexique.

Du résultat de l'essai au tassement d'un bâtiment

Une fois la courbe tracée, l'ingénieur passe du laboratoire au chantier. Le calcul du tassement combine trois éléments, l'indice de compression mesuré, l'épaisseur de la couche molle sous l'ouvrage, et l'augmentation de charge apportée par la construction. Plus la couche compressible est épaisse et plus Cc est fort, plus l'enfoncement sera marqué.

La durée se lit à part. À partir du coefficient de consolidation Cv et de la distance que l'eau doit parcourir pour s'échapper, on estime si le tassement s'étale sur quelques mois ou sur plusieurs années. Le processus se déroule en deux temps.

  • La consolidation primaire : l'eau coincée entre les grains est chassée par la charge, le sol se tasse au fur et à mesure qu'elle part.
  • La consolidation secondaire : une fois l'eau partie, le sol continue de se tasser lentement par fluage, sous charge constante.

Sur une argile molle épaisse, ce tassement peut se prolonger des années. La tour de Pise penche pour cette raison, son sol n'a jamais cessé de se tasser de façon inégale.

Attention : l'essai écrase un petit cylindre dans une seule direction, alors que sous un vrai bâtiment le sol se déforme dans les trois dimensions et les couches changent d'un point à l'autre. Le chiffre obtenu reste un solide ordre de grandeur, pas une prévision au millimètre. L'ingénieur applique une marge de sécurité et tient compte de l'épaisseur réelle des couches.

Le vrai danger n'est d'ailleurs pas le tassement uniforme, où la maison descend droit, mais le tassement inégal d'un angle à l'autre. C'est lui qui ouvre les fissures dans les murs. L'essai aide à le repérer avant de couler les fondations.

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Les sols qui passent par l'œdomètre

L'œdomètre vise un type de sol bien précis, le sol fin saturé d'eau. Sur un sable, il ne sert à rien, le tassement y est presque instantané et se mesure autrement.

Type de sol Comment il se tasse Essai œdométrique adapté
Argile, limon, vase saturés Lentement sous charge, parfois sur des années Oui, c'est son terrain de prédilection
Sable, gravier Presque tout de suite, pendant le chantier Non, on passe par des essais menés sur le terrain
Tourbe, sol organique Fortement compressibles, tassements et fluage marqués Oui, avec une lecture prudente des résultats

Le réflexe utile avant de bâtir sur un terrain bas, humide ou en bord de cours d'eau, c'est de faire vérifier la présence d'une couche molle. Si elle existe, l'œdomètre devient le bon outil pour chiffrer le risque.

Bon à savoir : un sol mou ne se voit pas toujours en surface. Une parcelle plate et sèche en été peut cacher une vase compressible un mètre plus bas, repérée par un sondage. C'est l'analyse en laboratoire qui transforme ce constat en chiffre de tassement.

La norme qui encadre l'essai

L'essai suit la norme NF EN ISO 17892-5, intitulée essai de chargement par palier à l'œdomètre. Sa version actuelle date de 2017 et a été confirmée en 2022. Elle fait partie de la série des essais de laboratoire sur les sols, dans le cadre de l'Eurocode 7 qui régit la reconnaissance géotechnique.

La norme fixe ce que le rapport doit contenir, les dimensions de l'éprouvette, le mode opératoire des paliers et les paramètres à présenter. Les organismes de référence comme le Cerema, l'Union Syndicale Géotechnique et le Comité Français de Mécanique des Sols publient des guides qui encadrent l'interprétation des résultats.

L'essai œdométrique en bref

Les repères à garder en tête, rassemblés sur une seule vue.

En bref L'essai œdométrique
Ce qu'il mesure La compressibilité d'un sol fin et la vitesse de son tassement
Sur quoi Une éprouvette intacte confinée dans un anneau rigide
Comment Charges verticales par paliers de 24 heures, drainage haut et bas, sol saturé
Résultats clés Indices Cc et Cs, pression de préconsolidation, coefficient de consolidation
À quoi ça sert Prévoir l'amplitude et la durée du tassement sous un ouvrage
Sols visés Argiles, limons et vases, pas les sables
Norme NF EN ISO 17892-5, dans le cadre de l'Eurocode 7

Avant de commander l'analyse, quelques points méritent d'être posés noir sur blanc.

Ce qu'un bon rapport œdométrique doit montrer

Une courbe de compressibilité lisible, avec l'indice des vides selon la charge.
La pression de préconsolidation et l'état du sol, normalement consolidé ou surconsolidé.
Les indices Cc et Cs chiffrés, pas uniquement décrits.
Le coefficient de consolidation, pour estimer la durée du tassement.
Un tassement rapporté à votre projet, en centimètres et dans le temps.

Trois guides publics sur la consolidation et le tassement

Pour lire le détail technique derrière la courbe de compressibilité, trois documents font référence. Ils sont édités par le Cerema et le BRGM, deux organismes publics, et restent en accès libre.

01 / Cerema Étude et réalisation des remblais sur sols compressibles
Éditeur : Cerema (ex-SETRA et LCPC)  ·  Type : guide technique  ·  Sujet : sols mous sous charge

Ce guide explique comment repérer et caractériser une argile ou une vase molle avant de bâtir dessus. Il détaille les techniques de reconnaissance du terrain, le comportement d'un sol compressible quand on le charge, et les solutions de chantier quand le sol tasse. Il replace l'essai de compressibilité dans une étude géotechnique complète.

Ce que vous y trouverez : les comportements typiques d'un sol compressible, la façon d'organiser la reconnaissance, et un aide-mémoire des points à vérifier avant les travaux.

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02 / BRGM Simulation des tassements par la consolidation de Terzaghi
Éditeur : BRGM  ·  Type : rapport technique  ·  Sujet : tassement dans le temps

Ce rapport présente la théorie de la consolidation à une dimension de Terzaghi, celle qui décrit comment l'eau s'échappe d'un sol fin et combien de temps le tassement met à se produire. C'est le cadre de calcul derrière la durée annoncée dans un rapport œdométrique, appliqué à un sol compressible en plusieurs couches.

Ce que vous y trouverez : le principe du calcul de tassement couche par couche, et les hypothèses de la théorie, à savoir un sol saturé, drainé, sous une charge appliquée.

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03 / Cerema Eurocode 7, application aux fondations superficielles (NF P94-261)
Éditeur : Cerema  ·  Type : guide méthodologique  ·  Date : décembre 2015

Ce guide montre comment l'ingénieur calcule le tassement d'une semelle de fondation à partir des paramètres mesurés en laboratoire et sur le terrain. Il fait le lien entre les indices tirés de l'œdomètre et le dimensionnement réel des fondations sous la norme NF P94-261.

Ce que vous y trouverez : les méthodes de calcul des tassements admissibles d'une fondation, et la place des essais de laboratoire dans la justification.

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Avec ces repères en main, voici les questions qui reviennent le plus souvent sur l'essai œdométrique.

Questions fréquentes

Qu'est-ce que l'essai œdométrique
L'essai œdométrique mesure en laboratoire la compressibilité d'un sol fin et la vitesse à laquelle il se tasse. Une carotte de sol intacte est confinée dans un anneau rigide, puis chargée par paliers tout en restant saturée d'eau. La hauteur de l'éprouvette diminue à chaque palier. Ces mesures servent à prévoir le tassement d'un ouvrage posé sur ce sol.
Comment fonctionne un œdomètre
L'œdomètre comprime une éprouvette cylindrique de sol entre deux pierres poreuses qui laissent l'eau s'évacuer. L'anneau métallique empêche le sol de s'étaler sur les côtés, la déformation reste donc verticale. On applique des charges croissantes par paliers maintenus au moins 24 heures, puis on décharge. L'enfoncement mesuré à chaque étape trace la courbe de compressibilité.
Qu'est-ce que la compressibilité d'un sol
La compressibilité décrit l'aptitude d'un sol à diminuer de volume sous une charge. Dans un sol fin saturé, l'eau logée entre les grains s'évacue lentement, et le sol se tasse au fur et à mesure. Plus un sol est compressible, plus il s'enfonce sous le poids d'un bâtiment. L'œdomètre chiffre cette compressibilité.
Comment lit-on une courbe de compressibilité
La courbe relie l'indice des vides du sol à la charge appliquée, tracée sur une échelle logarithmique. Elle montre trois parties, une pente douce de recompression, un coude, puis une pente raide de compression franche. Le coude marque la pression de préconsolidation. La forme de la courbe donne les indices Cc et Cs.
Que représente l'indice de compression Cc
Cc est la pente de la partie raide de la courbe, là où le sol s'écrase franchement. Plus Cc est élevé, plus le sol est compressible et plus il tassera sous une charge. Une argile molle affiche un Cc fort. Cet indice entre directement dans le calcul de l'amplitude du tassement.
Qu'est-ce que la pression de préconsolidation
La pression de préconsolidation est la charge la plus forte que le sol a supportée au cours de son histoire, par exemple sous d'anciennes couches aujourd'hui disparues ou après un assèchement. Tant que la nouvelle charge reste sous cette valeur, le sol tasse peu. Dès qu'on la dépasse, le tassement devient important.
Quelle différence entre un sol normalement consolidé et un sol surconsolidé
Un sol normalement consolidé subit aujourd'hui la charge la plus forte de son histoire, sa pression de préconsolidation égale la contrainte actuelle. Il tasse beaucoup dès qu'on ajoute du poids. Un sol surconsolidé a déjà connu une charge supérieure, il garde une marge avant de se tasser franchement, ses tassements restent donc faibles tant qu'on reste sous cette marge.
Comment passe-t-on de l'œdomètre au tassement d'un sol
Le calcul combine l'indice de compression, l'épaisseur de la couche compressible et l'augmentation de charge apportée par l'ouvrage pour estimer l'amplitude du tassement. Le coefficient de consolidation, lui, donne la vitesse, c'est-à-dire si le tassement s'étale sur des mois ou des années. L'ingénieur ajoute une marge de sécurité au résultat.
Quels sols nécessitent un essai œdométrique
Les sols fins saturés, argiles, limons et vases, qui se tassent lentement sous charge. Ce sont eux qui posent un risque de tassement durable sous un bâtiment. Les sables et graviers se tassent presque tout de suite pendant le chantier, on les évalue plutôt par des essais menés directement sur le terrain. Les sols organiques relèvent aussi de l'œdomètre, avec une lecture prudente.
À quoi sert l'œdomètre pour une maison sur sol mou
Sur une argile molle ou une vase, une maison continue de s'enfoncer après sa construction, parfois pendant des années. L'œdomètre prévoit de combien le sol va tasser et sur quelle durée. Il aide surtout à repérer le risque de tassement inégal d'un point à l'autre, celui qui fissure les murs. Le bureau d'études adapte alors les fondations.
Quel est le prix d'un essai œdométrique
L'essai n'est presque jamais facturé à l'unité. Il entre dans les analyses de laboratoire d'une étude géotechnique. À titre de repère, une étude G2 sur une maison se situe souvent entre 1 500 et 3 600 €, ces analyses comprises. Le coût dépend du nombre d'éprouvettes et des autres essais demandés. Plusieurs devis permettent de comparer.
Quelle norme encadre l'essai œdométrique
L'essai suit la norme NF EN ISO 17892-5, intitulée essai de chargement par palier à l'œdomètre, dans sa version de 2017 confirmée en 2022. Elle s'inscrit dans le cadre de l'Eurocode 7 sur les essais géotechniques. La norme fixe le mode opératoire, les dimensions de l'éprouvette et les paramètres à présenter dans le rapport.

À retenir

  • L'essai œdométrique mesure la compressibilité d'un sol fin et la vitesse de son tassement, sur une éprouvette confinée chargée par paliers.
  • La courbe de compressibilité livre trois repères, l'indice de compression Cc, l'indice de gonflement Cs et la pression de préconsolidation.
  • Comparer la nouvelle charge à la pression de préconsolidation dit si le sol tassera peu ou beaucoup.
  • Du résultat, l'ingénieur tire l'amplitude du tassement et sa durée, de quelques mois à plusieurs années sur une argile molle.
  • L'essai vise les argiles, limons et vases. Les sables, qui se tassent tout de suite, relèvent d'essais menés sur le terrain.
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Rédigé par

Marc Cordeval

Rédacteur web indépendant spécialisé dans les travaux et l'aménagement, je supervise les contenus d'Expertgeotechnique.com pour vous proposer des articles simples, clairs et faciles à comprendre.

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