Essais Proctor et CBR : compactage et portance d’un sol

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Un remblai mal compacté garde des vides. Sous le poids d'une route ou d'un bâtiment, ces vides se referment et la plateforme s'affaisse. L'essai Proctor cherche, pour un sol donné, l'humidité qui permet de serrer ses grains au maximum.

L'essai CBR prend le relais. Il mesure ce que ce sol compacté supporte comme charge, de quoi régler l'épaisseur d'une chaussée. On voit ici comment les deux se déroulent et comment se lisent leurs résultats.

Sommaire

Ce que mesurent les essais Proctor et CBR

Les deux essais répondent à deux questions qui se suivent. Le Proctor cherche dans quelles conditions un sol se compacte le mieux. Le CBR mesure la charge que ce sol, une fois compacté, supporte sans s'enfoncer.

Ils travaillent tous les deux sur un sol prélevé au chantier ou en sondage, puis compacté en laboratoire dans un moule. Ils font partie des essais de laboratoire qui identifient et classent un sol. Là où l'analyse granulométrique trie les grains et où les limites d'Atterberg jugent la plasticité d'une argile, le Proctor et le CBR regardent ce que devient le sol une fois serré.

Essai Question posée Résultat livré
Proctor À quelle humidité ce sol se compacte-t-il le mieux Teneur en eau optimale et masse volumique sèche maximale
CBR Que supporte ce sol une fois compacté Indice de portance, en pourcentage

Le premier fixe la cible. Le second dit ce que vaut le résultat.

Le déroulement d'un essai Proctor, étape par étape

Le principe tient en une idée. On compacte le même sol plusieurs fois, chaque fois à une teneur en eau différente, sous une énergie rigoureusement identique, et on regarde laquelle donne la densité la plus forte.

1

Préparer le matériau

Le sol est préparé selon la norme, écrêté à 20 mm, puis divisé en cinq ou six parts humidifiées de façon croissante, de la plus sèche à la plus humide.

2

Compacter dans le moule

Chaque part est damée en couches successives, sous une dame de masse et de hauteur de chute fixées. Le nombre de coups par couche est imposé, 25 dans le moule Proctor, 56 dans le moule CBR, plus large.

3

Peser et étuver

On pèse le sol compacté et on relève son volume pour calculer sa masse volumique. Un prélèvement passé à l'étuve donne la teneur en eau réelle de la part.

4

Reporter les points

Chaque part fournit un point, teneur en eau en abscisse, masse volumique sèche en ordonnée.

5

Tracer la courbe

Les points reliés dessinent une courbe en cloche. Son sommet marque l'optimum Proctor, le couple teneur en eau optimale et masse volumique sèche maximale.

À noter : l'essai s'applique aux matériaux dont le plus gros élément ne dépasse pas 20 mm. Au-delà, tant que la proportion de cailloux supérieurs à 20 mm reste inférieure ou égale à 30 %, l'essai se fait sur la fraction 0/20 et le résultat est corrigé.

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Le Proctor normal et le Proctor modifié n'ont pas la même énergie

Même essai, deux versions. Ce qui change, c'est l'énergie appliquée au sol. Trois paramètres la fixent : la masse de la dame, sa hauteur de chute, le nombre de couches. Le nombre de coups par couche, lui, reste identique dans les deux versions.

Paramètre Proctor normal OPN Proctor modifié OPM
Masse de la dame 2 490 g 4 535 g
Hauteur de chute 305 mm 457 mm
Nombre de couches 3 5
Densité obtenue Masse volumique sèche maximale plus basse Masse volumique sèche maximale plus haute
Teneur en eau optimale Plus élevée Plus basse
Référence pour Remblais, couches de forme, plateformes Assises de chaussée, matériaux fortement sollicités

Mettez ces chiffres bout à bout et le rapport saute aux yeux. Une dame près de deux fois plus lourde, tombant de 50 % plus haut, sur cinq couches au lieu de trois : le Proctor modifié applique environ quatre fois et demie l'énergie du Proctor normal.

Résultat sur le même sol : la courbe se déplace vers le haut et vers la gauche. Densité maximale plus forte, humidité optimale plus faible.

Attention : un chiffre de densité ne veut rien dire sans sa référence. Un compactage annoncé à 96 % de l'OPM et un compactage à 96 % de l'OPN ne décrivent pas le même serrage. Vérifiez toujours quelle version sert de base au marché.

La teneur en eau optimale donne la densité la plus forte

Le couple optimal n'est pas un réglage de confort. Il décide de la tenue de l'ouvrage dans le temps.

Trop sec, les grains ne glissent pas les uns sur les autres et refusent de se réarranger. Les vides restent nombreux, la densité plafonne bas. Trop humide, l'eau en excès occupe la place et absorbe une partie des coups de dame. Passé l'optimum, la densité redescend.

Entre les deux, une teneur en eau précise donne le serrage le plus fort. C'est celle-là que le chantier vise.

Ce qui fait rater la teneur en eau visée sur le terrain

  • Un sol détrempé après trois jours de pluie, qu'il faut aérer ou attendre.
  • Un stock laissé au soleil en août, trop sec, qui réclame un arrosage maîtrisé avant compactage.
  • Une extraction en pleine nappe, où le matériau sort déjà au-dessus de son optimum.
  • Un arrosage superficiel sur un sol argileux, qui mouille la surface sans atteindre la masse.
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Lire une courbe Proctor et juger sa marge de manoeuvre

La courbe se lit d'un coup d'oeil. En abscisse, la teneur en eau. En ordonnée, la masse volumique sèche. Les points relevés dessinent une cloche dont le sommet donne l'optimum.

Un sommet net signale un sol qui n'accepte qu'une plage d'humidité étroite. Un sommet étalé laisse au compacteur une marge plus large. Cette marge, le guide des terrassements du Cerema la traduit autrement : par la sensibilité à l'eau.

Les sols sensibles à l'eau

Les sols fins peu plastiques, limons et loess, changent brutalement de consistance pour de faibles variations de teneur en eau, en particulier quand leur humidité naturelle approche l'optimum Proctor normal. Une averse suffit à basculer le chantier.

Les sols insensibles à l'eau

À l'autre bout, les sables et les graves propres, avec moins de 5 % de fines et une valeur au bleu inférieure à 0,2, sont classés insensibles à l'eau. Ils se compactent par presque tous les temps.

Cette lecture ne remplace pas la courbe. Elle dit ce qu'on peut en attendre en conditions réelles de chantier.

L'essai CBR mesure la portance du sol compacté

Le CBR, pour California Bearing Ratio, mesure la portance du sol compacté, sa résistance à l'enfoncement sous charge.

Un piston de 50 mm de diamètre est enfoncé à vitesse constante dans l'éprouvette. On relève l'effort nécessaire aux enfoncements de 2,5 mm et de 5 mm, puis on le rapporte à celui qu'il faudrait sur un matériau de référence. Le résultat s'exprime en pourcentage. Plus l'indice est haut, plus le sol porte, ce qui allège l'épaisseur de chaussée à prévoir, à trafic, climat et matériaux comparables.

La norme française couvre trois indices issus du même appareillage.

Indice Moment de la mesure Ce qu'il sert à décider
IPI, indice portant immédiat Juste après compactage, sans attente Si les engins de chantier peuvent circuler sur le sol
CBR immédiat Sur éprouvette compactée, sans immersion La portance du sol support à son état de mise en oeuvre
CBR après immersion Après quatre jours sous eau La tenue du sol détrempé, et son gonflement éventuel

Bon à savoir : l'indice portant immédiat ne sert pas qu'au chantier. Le guide des terrassements l'utilise pour classer l'état hydrique d'un sol. Pour un limon peu plastique de classe F1, un IPI inférieur ou égal à 3 range le matériau en très humide, donc inutilisable en l'état. Entre 8 et 25, il est en état moyen, et s'emploie sans difficulté particulière. Le même sol change de verdict selon son humidité du jour.

Un indice CBR n'est donc jamais une propriété fixe du sol. Il dépend de la teneur en eau, de la densité et du degré de saturation au moment de l'essai. Toute valeur n'a de sens qu'accompagnée de ces conditions.

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Ce que le chantier fait des résultats Proctor et CBR

La masse volumique sèche maximale du laboratoire devient le mètre étalon du terrain. Le marché fixe un pourcentage à atteindre, et le contrôle vérifie qu'il est tenu.

Ces objectifs portent un code, hérité du guide des terrassements édité par le Cerema. Deux d'entre eux reviennent presque toujours.

Objectif Où il s'applique Densité moyenne de la couche Densité en fond de couche
q4 Corps de remblai, purges, partie supérieure des terrassements 95 % de l'optimum Proctor normal 92 % de l'optimum Proctor normal
q3 Couche de forme, remblais contigus aux ouvrages d'art 98,5 % de l'optimum Proctor normal 96 % de l'optimum Proctor normal

Deux précisions qui évitent les malentendus. La densité en fond de couche est celle mesurée sur les huit derniers centimètres, et c'est elle qui garantit vraiment l'objectif. Et ces règles de compactage valent pour des remblais de moins de 15 mètres de hauteur : au-delà, une étude spécifique s'impose.

Le compactage réellement obtenu se mesure ensuite sur place. Le contrôle du compactage se fait au gamma-densimètre, au densitomètre à membrane ou au pénétromètre. Ces mesures de terrain prolongent la référence de laboratoire, elles ne la remplacent pas.

Les normes qui encadrent les essais Proctor et CBR

Deux normes françaises encadrent les essais, une troisième référence encadre l'emploi des sols.

  • NF P 94-093 définit la détermination des références de compactage d'un matériau, teneur en eau optimale et masse volumique sèche maximale, dans ses versions normale et modifiée.
  • NF P 94-078 décrit la mesure de l'indice CBR après immersion, de l'indice CBR immédiat et de l'indice portant immédiat, sur éprouvette compactée dans le moule CBR.
  • Le guide des terrassements classe les matériaux et fixe les conditions de leur emploi en remblai et en couche de forme.

Sur ce dernier point, une mise à jour mérite d'être connue. Le guide des terrassements, appelé GTR depuis 1992 et révisé en 2000, a été remanié dans une édition 2023 publiée par le Cerema en deux fascicules. Sa classification des sols, des roches et des matériaux alternatifs est désormais alignée sur la norme européenne NF EN 16907-2, tout en conservant les spécificités françaises comme les états hydriques.

La norme NF P 11-300, elle, reste citée dans le champ d'application des deux normes d'essai ci-dessus. Un rapport de laboratoire qui la mentionne n'est donc pas périmé pour autant.

Les essais Proctor et CBR en bref

Repère Proctor CBR
Ce qu'il mesure Les conditions de compactage du sol La portance du sol compacté
Résultat Teneur en eau optimale et masse volumique sèche maximale Indice de portance en pourcentage
Lecture Courbe en cloche, sommet à l'optimum Rapport à un matériau de référence
Variantes Normal OPN et modifié OPM IPI, CBR immédiat, CBR après immersion
Norme NF P 94-093 NF P 94-078
Usage Fixer la densité à viser sur le chantier Dimensionner les chaussées et juger la traficabilité

Avant de valider une analyse, quelques points méritent d'être cherchés dans le rapport.

Ce qu'un bon rapport Proctor et CBR doit montrer

La teneur en eau optimale et la masse volumique sèche maximale chiffrées, pas seulement décrites.
La courbe tracée, avec les points d'essai visibles, pas uniquement le sommet.
La version utilisée, normale ou modifiée, clairement nommée à côté de chaque valeur.
Pour le CBR, lequel des trois indices a été mesuré, avec la teneur en eau et la densité de l'éprouvette.
Le rattachement à votre projet, remblai, plateforme ou chaussée, et non un chiffre isolé.

Des documents publics sur les essais Proctor et CBR

Le document de référence est consultable librement. Le fascicule 2 du guide des terrassements, publié par le Cerema, rassemble en annexes la classification des sols, les conditions d'utilisation en remblai et en couche de forme, et les modalités de compactage.

Vous y trouverez les tableaux qui font le lien entre l'essai de laboratoire et le chantier : les seuils d'IPI qui définissent l'état hydrique de chaque classe de sol, et les objectifs de densification exprimés en part de l'optimum Proctor.

Avec ces repères en main, voici les questions qui reviennent le plus souvent.

Questions fréquentes

Qu'est-ce que l'essai Proctor
L'essai Proctor détermine, pour une énergie de compactage donnée, la teneur en eau qui permet d'obtenir la masse volumique sèche la plus élevée. En laboratoire, on compacte le même sol à plusieurs humidités sous une énergie identique, et on relève la densité atteinte à chaque fois. Le point le plus dense donne l'optimum Proctor. Ces valeurs servent de référence au compactage des remblais et des plateformes.
Comment se déroule un essai Proctor
Le matériau est préparé selon la norme, écrêté à 20 mm, puis divisé en cinq ou six parts humidifiées de façon croissante. Chaque part est compactée dans un moule normalisé, en couches, sous une dame de masse et de hauteur de chute fixées, avec un nombre de coups imposé par couche. On pèse le sol compacté, on mesure son volume et sa teneur en eau réelle. Chaque part donne un point sur un graphique densité contre humidité, et les points reliés forment une courbe en cloche.
Quelle différence entre le Proctor normal OPN et le Proctor modifié OPM
Les deux versions diffèrent par l'énergie de compactage appliquée. Le Proctor normal emploie une dame de 2 490 g tombant de 305 mm sur 3 couches. Le Proctor modifié emploie une dame de 4 535 g tombant de 457 mm sur 5 couches, soit environ quatre fois et demie plus d'énergie. Le nombre de coups par couche reste le même. Sur le même sol, le modifié atteint une masse volumique sèche maximale plus haute pour une teneur en eau optimale plus basse.
Qu'est-ce que la teneur en eau optimale
C'est l'humidité qui permet le serrage le plus fort des grains, pour une énergie de compactage donnée. En dessous, les grains glissent mal les uns sur les autres et la densité reste basse. Au-dessus, l'eau en excès occupe la place et absorbe une partie de l'énergie. La teneur en eau optimale se lit au sommet de la courbe Proctor.
Qu'est-ce que la masse volumique sèche maximale
C'est la masse volumique sèche atteinte par le sol à la teneur en eau optimale, au sommet de la courbe. Elle correspond au serrage le plus fort possible pour l'énergie de compactage appliquée, et pour elle seule. Sur le chantier, on compare la densité réellement obtenue à cette valeur de laboratoire pour juger la qualité du compactage.
Comment lit-on une courbe Proctor
La courbe porte la teneur en eau en abscisse et la masse volumique sèche en ordonnée. Les points relevés dessinent une cloche dont le sommet donne l'optimum. Un sommet net signale un sol qui n'accepte qu'une plage d'humidité étroite. Un sommet plus étalé laisse au compacteur une marge de manoeuvre plus large. Passer du Proctor normal au Proctor modifié déplace la courbe vers le haut et vers la gauche.
À quoi sert l'essai CBR
L'essai CBR mesure la portance d'un sol compacté, sa résistance à l'enfoncement sous charge. Un piston de 50 mm de diamètre est poussé à vitesse constante dans l'éprouvette, et l'effort relevé aux enfoncements de 2,5 mm et 5 mm est comparé à celui d'un matériau de référence, ce qui donne un pourcentage. Plus l'indice est élevé, plus le sol porte, ce qui allège l'épaisseur de chaussée à prévoir, à trafic et matériaux comparables.
Quelle différence entre l'indice CBR et l'indice portant immédiat
La norme NF P 94-078 couvre trois indices issus du même appareillage. L'indice portant immédiat, ou IPI, se mesure juste après compactage et dit si les engins de chantier peuvent circuler sur le sol. L'indice CBR immédiat donne la portance du sol à son état de mise en oeuvre. L'indice CBR après immersion se mesure après quatre jours sous eau et juge la tenue du sol détrempé ainsi que son gonflement éventuel.
Quelle différence entre l'essai Proctor et l'essai CBR
Le Proctor définit les conditions optimales de compactage, soit la teneur en eau optimale et la masse volumique sèche maximale. Le CBR mesure ensuite la portance du sol compacté dans ces conditions. Le premier dit comment serrer le sol, le second dit ce que ce sol serré supporte. Les deux se réalisent souvent à la suite sur le même matériau.
Quel taux de compactage vise-t-on sur un chantier de remblai
Le guide des terrassements définit des objectifs de densification exprimés en part de l'optimum Proctor normal. Pour un corps de remblai, l'objectif q4 demande 95 % en moyenne sur la couche et 92 % au minimum en fond de couche. Pour une couche de forme, l'objectif q3 demande 98,5 % en moyenne et 96 % en fond de couche. Ces règles valent pour des remblais de moins de 15 mètres de hauteur.
Quel est le prix d'un essai Proctor
L'essai est rarement facturé à l'unité. Il fait partie des analyses de laboratoire d'une étude de sol ou d'une étude routière. Le coût dépend du nombre de points compactés, de la présence ou non d'un essai CBR et des autres analyses demandées. Demander plusieurs devis permet de comparer les prestations, et pas seulement les montants.
Quelles normes encadrent les essais Proctor et CBR
L'essai Proctor suit la norme NF P 94-093, qui définit la détermination des références de compactage, normale et modifiée. Les indices CBR et l'indice portant immédiat relèvent de la norme NF P 94-078. Pour l'emploi des sols en remblai et en couche de forme, le guide des terrassements édité par le Cerema fait référence. Son édition 2023 aligne la classification des matériaux sur la norme européenne NF EN 16907-2.

À retenir

  • L'essai Proctor donne la teneur en eau optimale et la masse volumique sèche maximale d'un sol, pour une énergie de compactage donnée.
  • Le Proctor modifié applique environ quatre fois et demie l'énergie du normal : dame de 4 535 g au lieu de 2 490 g, chute de 457 mm au lieu de 305 mm, 5 couches au lieu de 3.
  • Une densité annoncée n'a de sens qu'avec sa référence. 96 % de l'OPM et 96 % de l'OPN ne décrivent pas le même serrage.
  • La norme NF P 94-078 couvre trois indices : l'IPI mesuré tout de suite, le CBR immédiat, et le CBR après quatre jours d'immersion.
  • Sur chantier, l'objectif q4 vise 95 % de l'optimum Proctor normal en moyenne et 92 % en fond de couche. La couche de forme, elle, vise q3.
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Rédigé par

Marc Cordeval

Rédacteur web indépendant spécialisé dans les travaux et l'aménagement, je supervise les contenus d'Expertgeotechnique.com pour vous proposer des articles simples, clairs et faciles à comprendre.

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